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“Les sept péchés capitaux identifiés par Saint-Thomas-d’Aquin sont l’acédie (ou la paresse spirituelle), l’orgueil, la gourmandise, la luxure, l’avarice, la colère et l’envie .”

dixit Wikipedia.

Quelle colère ?

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À départ, je ne comptais rien écrire là dessus.

La colère est trop personnelle pour ne pas être dénigrée. On peut être vaguement fier de tous ces défauts, mais qui l’est de sa colère ? La colère est un échec.

West Saaaaaïïïdde ! Uh !

Pourtant, d’un point de vue Hegelien, la colère est un moteur fondamental du développement de l’histoire. Notez que je ne dis pas “croissance” , ou “progrès”, n’étant ni franchement capitaliste (mis à part une certaine fascination pour Keynes) ni marxisme (c’est comme Pascal : des idées lumineuses, de fausses conclusions), mais là n’est pas le sujet.

La colère est surtout assimilée à la violence, et faut dire que ça lui donne un petit côté négatif. Un brin, quoi.

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Vous êtes dispensés de commenter ça, merci.

Pourtant, comme vivre sans colère, à plus fort titre au Japon ? Qui n’est pas en colère est un putain de bisounoursUN BISOUNOURS KIKOOO LOL, la pire abomination depuis Goebbels.

Officiellement, la colère n’existe pas au Japon, ni en Asie en gros (mais rappelez-vous : les Japonais ne sont pas des Asiatiques. Les Asiatiques sont des vagues clones aspirant à être aussi balèzes que les Japonais. C’est le syndrome Alain Delon). Toujours polis, toujours consensuels, jamais d’affrontements frontaux. Tu m’étonnes qu’ils aiment tant le K-1, ça défoule !

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Enfin, ça c’est la théorie. On va dire que tout est intériorisé.

Le cancer et l’ulcère sont la nouvelle grande passion mortifère, et c’est pas que les produits laitiers et la viande sur-grasse brulée dans la sauce qui sont responsable.
« Colère intériorisé ne passe pas la Yamanote », dit le proverbe, et une fois quittée la ligne qui te ramène chez toi, c’est ta femme qui prend cher. Ou tes enfants, bref, un truc plus faible que ton supérieur hiérarchique.

Colère interieureAttention, poteau violent

Ah que c’est facile comme image, le salaryman qui battrait sa femme. Ca pue la généralisation abusive, le phantasme post-Murakami, l’ouïe-dire d’il-parait, et c’est vrai.
Mais moi, je prends ça comme introduction par l’extrême (…) pour l’autre violence, celle des mots, qui choque terriblement dans un univers qui semble sentimentalement aplati de prime abord ; les rapports verbaux au sein des familles sont violents. La proximité sanguine change les rapports policés en salves de boites, l’humour en moins.

Beat On The Brat, oh yeah.

Comme un peuple resté adolescent toute sa vie : taper où ça fait mal, sur ses enfants, sur ses parents, sur ses frères zé soeurs, à l’ombre dans la maison, protégé du “qu’en dira-t’-on.”

La maison est l’antre de la violence parce qu’elle protège de la société extérieure, qui la cache ou l’estompe. L’entreprise est violente comme partout, mais plus parce que c’est une société SM.

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D’ailleurs, les hommes étant souvent des paillassons, l’image évoquée précédemment, est un peu caduque : la femme a un potentiel de violence et de colère qui dépasse l’entendement, et surtout l’image douçâtre et mielleuse qu’elle diffuse comme une lampe Berger au tilleul.

Vilaine du molletMais comme signalé précédement, au nom de sa féminité, ses défaut sont autorisés et deviennent des qualités “mignonnes“, rangées vaguement sous la catégorie “caprices-parce-que-j’taime”.

Exemple :

Ne te met pas en colère, mon choupinou-lapinou, je t’achète imédiatement un sac Gucci, après tout tu mérites le meilleur (et j’adore ta petite moue de mérou de fin de criée…Kawaiii !♥♥♥)

Mais point de colère là-dedans, juste de l’agression.

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Des hommes, des vrais. Avec burnes et testostérone.

Le jeune en colère, s’il existe aujourd’hui au Japon, n’en branle pas une pour être visible. Où sont passés les Yankees, furyos et autres zokus stylés années passées ? Où sont les démonstrations de masse étudiantes des années 70 ? La belle colère, créatrice, frondeuse, anarcho-nihiliste, libératrice, est-elle morte sous les sacs Vuittons ?

www.threeframes.net

Une colère devenue vague phantasme.

Burning lego nonkMa colère, si longtemps refusée, le Japon m’a permis de la vivre plus ouvertement, presque fièrement, tant les habitants en manquent. Je suis révolté par votre manque de révolte, bande de figues molles !

Refuse / Resist

Donc merci, à force de tout accepter, de respecter des règles absurdes sans rien remettre en cause, de ne pas questionner l’autorité, vous m’avez donné envie de le faire pour vous, mais sans haine et sans violences (euh…) : Essayer de déstabiliser, doucement, solidement, impassiblement, à petites doses, tenter modestement d’ébranler vos fondations avec le sourire, libre d’enfin appliquer les recettes de l’incroyable Nicolas Machiavel dont j’admire tant les écrits.

911 inside job

Non pas que j’espère vous faire bouger, non. Plutôt que j’apprécie de pouvoir utiliser vos cadres sociaux pour ma colère. Quant à vos attaques, elles ont affuté les miennes.

Blacken The Sky.


Le coiffeur, je veux paaaas

“Les sept péchés capitaux identifiés par Saint-Thomas-d’Aquin sont l’acédie (ou la paresse spirituelle), l’orgueil, la gourmandise, la luxure, l’avarice, la colère et l’envie .”

dixit Wikipedia.

La paresse est une sorte de fierté chez moi : je ne travaille que dans des domaines qui m’amusent. Oui, je suis fier d’être un capricieux travailleur pro-ludique.

Ça ne veut pas dire que je bosse comme un bras cassé pour autant : généralement, le fait que je m’amuse est gage de travail bien fait. Je conchie profondément le travailleur japonais qui s’agite interminablement dans son bureau avec un sérieux frisant l’autoécorchage pour une efficacité frisant le zéro absolu, tant pour le résultat que la méthode.

La paresse

D’où les interminables heures de travail, ligoté par sa propre incapacité ou celle des autres chainons de l’entreprise, mais aussi par l’orgueil, positiviste (ou national-érectile, genre “Nous on est pas des charlots, toujours en vacance comme les Français”) ou négativiste, comme cité précédemment : pourquoi t’aurais fini alors que les autres non ? Soit c’est que tu bosses mal, soit tu fais le malin, soit t’es un sale égoïste, soit t’es une faignasse parce que t’as pas réclamé la suite du boulot. De toute façon, t’es UNE MERDE et t’as pas le droit de GET THE trucs DONE. Voilà.

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Donc, ma paresse est plutôt dans le fait de se mettre au travail plutôt que de travailler vraiment : quand j’y suis, j’y suis.
Avant, c’est un peu chaud…

Pano_22_Gambettes qui dorment dans le train avec maman

Ma paresse de faire les choses à temps est terrifiante.

Parfois, je traine juste histoire de ne pas partir à l’heure, sans vraiment savoir pourquoi, en ayant conscience que je fais n’importe quoi, jusqu’au rush d’adrénaline et de transpiration, la course jusqu’à la gare, l’angoisse, la culpabilité.
Parfois la vaisselle s’accumule. Parfois il n’y eut dans mon appart qu’un vague sillon sur le sol, entre le lit, la chaise de l’ordi, la kitchenette et le chiotte microscopique, tout le reste étant un tas de chépaquoi attendant d’être trié, remis à sa place, rangé, jeté, lavé, relevé, rassemblé, rendu…certains s’en souviennent, hein Caro ?

Deadwood paresse

Cet état de paresse, je le laisse m’envahir jusqu’à ce que la mélancolie et l’abattement prennent le dessus, que je me sente mal, que mon environnement me rendre déprimé, que je ne veuille plus que dormir et ne rien branler (ou, justement, me branler) devant l’ordinateur, sur le lit, ailleurs, fumant, buvant, bullant, rageant….
Ma paresse s’autoalimente jusqu’à être fossoyeur de mon moral ou le coup de pied dans le cul salvateur (le coup, pas le cul ni le pied) .

IMG_0786Joyoku No Kisetsu (Unknown, 1969)

Le Japon n’est pas un pays qui me comprend : ici, ça doit être propre, rangé, quitte à ce que ce soit fait à la va comme je te pousse, avec des finitions de merdes comme les maisons, avec des coups de serpillère contournant les objets posés au sol comme quand c’est pas moi qui fait le ménage à la maison.

C’est le pays où tu dois avoir l’air d’en chier au boulot, et si vous aussi, vous vous amusez en travaillant, cachez-le : on pourrait vous reprocher d’être payé pour ça (on me l’a fait).

Tameike la nuiot

C’est aussi un pays où tu dois t’agiter pour rien, ou à défaut, devenir un exemplaire illustré d’une thèse de Marx sur l’aliénation par le travail : debout dans l’entrée de ton magasin désert, pas le droit de t’assoir, pas le droit de te cultiver (la télé, si elle est présente, ne peut aucunement être source de culture), pas de livre, pas bavardage, l’encéphalogramme plat. Toi et ton ulcère.

pano_15_endormie sur banquette

Ton droit à la paresse, obligatoire pour tout le monde dans le Japanisthan communistolibéralodarwiniste-vers-le-bas, tu l’exerceras avec tes amis, ton copain, tes parents, dans ces rapports brutaux où tu grogneras un « mendoksssai naaaa !» (=Ça fait chier, j’le sens pas, ça me gave, j’ai pas envie, etc., suivant le ton) dès qu’une activité te demandera le moindre effort, surtout intellectuel (la moindre activité physique récoltant un coupant « tsukarettta ! », « chuis crevée » après environ 6 minutes 23.).

Comme on l’a déjà dit, ici, tes défauts seront tournables en qualités. Surtout si tu es une femme.

Baille

“Les sept péchés capitaux identifiés par Saint-Thomas-d’Aquin sont l’acédie (ou la paresse spirituelle), l’orgueil, la gourmandise, la luxure, l’avarice, la colère et l’envie .”

dixit Wikipedia.

L’orgueil.

Hédoniste contemplant son avenir

L’orgueil du défait est des pires : vaincu d’avance dans sa tête, il ne daigne même pas essayer, convaincu que le sort sera contre lui et que le destin n’a rien d’autre à foutre que de s’occuper de son insignifiante personne.

L’orgueil qui pousse à penser que la jolie fille pourrait en prendre ombrage d’être abordé par le crapaud que je suis, c’est le pire. Pourtant, si ça pouvait être le seul, ça me soulagerait…

Eins-zwei-jawohl

Le Japonais a un orgueil qui me semble bien spécial et le pousse à faire semblant de ne pas être offusqué tout en l’étant exagérément dans des situations sans rapport apparent. Le refoulement est un sport national, donc jusque-là, rien de bien étonnant. On évitera les clichés de merde, justifiés ou non, sur le perdre la face, etc.

Non, souvent, l’orgueil japonais est de ce type inversé, genre « je ne sais rien faire, je m’excuse d’être une pauvre merde molle et insignifiante abandonnée par un couple d’étrons en vacances au bord de l’autoroute de vos vies », le genre pénible à force d’abnégation IRRÉALISTE.

LamasN’est pas moine lama qui veut, et surement pas ici. Qu’il s’agisse de politesse, de feinte, d’auto-hypnose ou d’autre chose, ça use.

Ça te rendrait macho une pleureuse d’enterrement, ce truc. Moi ça m’équilibre un peu entre l’abnégation mollement couarde et l’orgueil conquérant de tout savoir, tout pouvoir, tout jauger, quitte à mentir avec insolence.

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Exemple d’orgueil automobile rural.

Car ma gourmandise fait aussi mon orgueil : celui de savoir, de connaître, même quand je n’ai fait que lire une colonne dans Télérama il y 10 ans. Je suis le Gérard Miller de vos vies, le spécialiste potiche de tout et rien, surtout quand je ne sais rien, l’usurpateur puissance mille, y compris dans la présente analyse de moi-même, ronflant de pompe orgueilleuse de prose dégoulinante de merde.

En même temps, c’est facile de céder à l’orgueil dans un pays où on cultive l’abnégation ET où l’ignorance n’est pas une source de honte (mieux vaut ignorer un truc que savoir et mettre dans l’embarras le collègue qui ne savait pas)…

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Malgré tout ce dénigrement, il faut appréhender l’orgueil comme un extraordinaire moyen de cohésion nationale : endoctrinés dès le plus jeune âge, comme nous le sommes tous, mais sans l’apport libérateur de la philosophie grecque ou de Skyrock, les pas supers jeunes (de 20 à 40 ans, en gros) continuent à défendre des trucs indéfendables comme l’amour de la patrie, les spécificités du peuple japonais, voire un Nihonjinron essoufflé dans les pires des cas.

日本人論

にほんじんろん • Nihonjinron

Vous direz, « Mais non, moi ceux que je connais ils sont très cools, voire critiques, etc. ». Bien.

Quand j’étais petit, le voisin disait que les arabes, c’est vraiment rien que des bicots, mais qu’Abdallah, il est pas pareil, lui on le connaît, et il fait un super boulot dans les vignes.

Loin de nier que certains s’en affranchissent très bien, mais vous êtes peut-être loin de cerner l’étendue de l’empreinte nationaliste sur les mentalités. (ouais, je me la pète encore “j’ai tout compris”). C’est le tissu de la nation, et c’est pas les quelques étrangers critiques qui vont en ronger les fibres. Nous faudrait une bonne guerre pour y voir plus clair.

Meilleur placement de produit 2009

Cet orgueil de la japonitude s’exprime pour beaucoup par l’attaque des nations d’autrui (territorialement, une longue tradition…c’est important, les traditions…). Aujourd’hui, vous subirez peut-être une ou deux piques, voire des salves en cas d’ébriété ou d’énervement (spécialement conjugal), votre pays de merde en prenant plein sa tronche pour pas un rond après une énième remarque de « français qui ouvre trop sa bouche », comme on le pense parfois ici.

Et ça va être dur de ne pas avoir l’orgueil d’y répondre. Moi ça va : j’ai l’orgueil de ne pas m’abaisser à ce débat d’insignifiants boulangistes plébéiens.

Si vous aviez du mal à vous faire une idée de ces skuds (toujours lancés, jamais efficaces) verbaux, c’est :

Sun

Stalkeeeeeeeeeer

Basiquement, l’assiette du voisin est toujours meilleure, c’est une règle.

J’ai beau ne pas supporter de Nike à mes pieds, je suis profondément envieux de ce sale bâtard qui est arrivé à trouver ce modèle super rare et les porte avec plus de classe et fierté que je n’en aurais jamais.
Je suis envieux au point d’avoir passé des heures de mon enfance solitaire des collines à feuilleter des magazines abjects comme LE POINT, juste pour le plaisir d’imaginer avoir cette Volkswagen Passat que la Jaguar précédant les pages “dossier : spécial horlogerie” chassera d’un mental « ah ben non, je la REVENDS et veut celle-là à la place », prouvant que c’est pas incompatible avec l’avarice.

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Oui, je veux le beurre et l’argent du beurre. Ça serait de l’ambition si je faisais vraiment quelque chose pour, mais comme c’est purement pusillanime de ma part, ça reste de l’envie.
Je suis un « klöschteler », comme on dit en suisse. Quoi, vous parlez pas le Schwiizerdüütsch courant ? Z’êtes vraiment que des grosses buses !

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Au moment où je vous écris, au café Saint-Marc (je préfère Saint-Antoine, mais c’était pas raccord avec le post), il y a une super jolie fille 2 tables plus loin, à ma droite. Je la regarde, je rêve de lui parler, mais la peur m’en empêche.

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Alors surement, sur ma tête s’est inscrite l’expression du klöschteler, ce pauvre type qui rêve d’un truc sans oser faire quoi que ce soit, mais qui ne peut pas le cacher non plus, ni ne veut le cacher vraiment par ailleurs : au fond, il rêve que la jolie fille, lisant la détresse dans ses yeux de chiens battus, lui renvois un regard autre que chargé de mépris, chose qui n’arrivera pas tellement il la mettra mal à l’aise à force de la mater pas discrètement.

Peut-être qu’elle l’aurait trouvé mignon à la base, avec sa coupe à la con, son pull violet et sa manière de taper à 3 doigts sur un PC minusculement exotique, mais à force, elle le détestera secrètement. À moins que ce soit mon imagination….

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Ce regard, c’est celui du  klöschteler , qui regarde le gâteau dans la vitrine pendant une heure, mais ne demande rien et attend qu’on vienne lui en proposer une part, et finalement part quand le pâtissier le regarde avec l’envie de lui botter le cul. C’est ce mec, assis au café, tapant comme un âne au lieu de parler à une jolie fille qui travaille. Il a envie mais ne fait rien à s’en donner mal au ventre.

Les excuses fusent : « Après tout, je ne suis pas comme ça, j’ai une copine, et puis si c’est pour me prendre un vent de suite…bah »…

Sourire dehors

Oh putaaaaaaaiiiiiiinnnnnnnnnnn !?

Sociotrivialement, l’envie est un des nerfs du Japon : l’envie de ce qu’a l’autre s’exprime quotidiennement par le langage (on ne dit pas « c’est de la race, trop bien pour toi ! » mais « iiiiiiii naaaaaa », ce qui revient à « je t’envie trop sale bâtard ! », à peu de nuances près), par ses aspirations, souvent moteur du nivèlement social et de la structure societâââle qui en découle (la bouffe impayable, le met inaccessible, les sacs de marques tape-à-l’oeil, le bling-bling sarkozyste de Ginza ou Master-P-esque de Shibuya, tout ça…) mais aussi le racisme envers les voisins, des sous-races dont toute bonne invention est forcement nippone, et que, quand bien même le contraire serait démontrable, on s’en appropriera la paternité.)

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L’envie pointe vers l’orgueil…

“Les sept péchés capitaux identifiés par Saint-Thomas-d’Aquin sont l’acédie (ou la paresse spirituelle), l’orgueil, la gourmandise, la luxure, l’avarice, la colère et l’envie .” dixit Wikipedia.

Boeuf vin rouge et shiitake

Je suis gourmand.

Maladivement gourmand.
Mais avant de tenter la psychanalyse, ses séances, les têtes consternantes de pitié et de compassion mal dissimulés de mon entourage, le prix prohibitif et bien d’autres choses détestables (je trouve que les psys sont une sous-race bien particulière, mais on en parlera une autre fois),  je vais tester le blog.

A table, grand gougnafier

Ce côté gourmand de ma personne, je ne sais pas d’où il vient, mais il s’exprime autant bien que mal.
Bien, ce serait peut-être la curiosité, qui me pousse vers la culture, les musées, la musique et le cinéma surtout, mais aussi les arts manuels, le bricolage avec deux mains gauches et autres turpitudes absurdes.  Google est mon cauchemar, Wikipedia mon cercueil.

Je suis pour la semaine des 12 heures travaillées et pour la réforme de la journée de 24 heures, puisque c’est résolument trop peu pour tout ce que je voudrais faire.

Et puis la folie prend le dessus : je cumule, j’amasse, je collectionne, je garde 1800 CD’s, plus de 2000 vinyles. Le haut débit, la dématérialisation des supports et mes obsessions ont fait la fortune des vendeurs de disques durs. Je récupère parfois un disque ou un film que j’ai déjà et pire, je le regarde une deuxième fois sans me souvenir de la première fois avant une bonne vingtaine de minutes. Soit c’est qu’il n’est pas mémorable, soit c’est qu’on a atteint un trop-plein.

Le problème de la place qui se pose dans la maison japonaise contrit souvent le collectionneur avide en moi, qui rêve d’une pièce médiathèque, aux 3 pans couverts de DVD, musiques du monde entier, livres et BD’s (3 murs seulement…sinon, où tu mets l’écran plasma, hein bouffon ?). Je suis malade quand un disque dur me claque entre les doigts…pourtant, combien de fois revois-je un film (volontairement) ?

Mais surtout, je grossis.

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Ça vous évoque quelque chose ?

C’est pas juste d’aimer la bonne chère, ce qui ferait de moi un gourmet, mais plutôt que je bouffe à tort et à travers, à une vitesse intergalactique et surtout, comme si demain je n’aurais rien ! Toujours cette envie de cumul, d’amassage…prendre tout ce qu’on peut, au mépris de sa propre santé, au mépris des autres parfois aussi, quoique ce soit plutôt l’inverse aussi (j’ai envie d’engraisser les autres autant que je le fais).

Le pays où « L’aile ou la cuisse » est un documentaire.

J’avais atteint un temps 97 kilos. J’étais redescendu à 79 kilos (chagrin d’amour…). Je suis à nouveau à 86. Non pas que je ne sache pas vraiment comment faire concrètement (sport + restrictions), mais pour ma tête, je ne sais pas.

Bouride

Le Japon n’est pas un pays qui t’aide dans ce domaine : quoi que tu fasses, où que tu sois, avec Patrick Eicher ou pas, tu ne peux pas échapper à la bouffe. Télé, affiches, crieurs de rue et surtout, mentalités.
Il y a des boulimiques du cerveau dans tous les pays, il suffit d’avoir côtoyé Sylvain pour le savoir, mais comme les Japonais, je n’avais encore jamais vu. Le genre qui, comme on a pu le voir dans cet épisode passé, s’automotivent pour bouffer n’importe quoi n’importe quand pour n’importe quel prétexte. Un miracle s’ils ne finissent pas tous obèses.

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Dans chaque japonais sommeille un Kim Jong-Il de la bouffe.

Je ne vais pas paraphraser un des excellents articles du Tengu, mais les Japonais sont des aspirateurs à bouffe.
Certes, ils se présentent comme gourmets, mais ça consiste surtout en une CAPACITÉ à avaler, ce qui pourrait laisser rêveur, mais dégoute aussi un peu sur les bords (le premier qui écrit le mot magique dans les commentaires, je lui offre un verre).

Certes, ils sélectionnent leur bouffe, ce qui passe en gros par le prix (plus c’est cher, plus c’est bon), par l’exubérance relative (« Du poisson et de la viande roulée dans le shiso avec une sauce aux myrtilles ? Eeeeeeeeeh ? On le prend ? » – notez le « on »: la commande est collective T_T) de l’intitulé et par d’autres facteurs qui nous échappent, mais surement pas par une connaissance des goûts et des alliances qui marchent (sorti de mirin+dashi+shoyu, y’a rien ou presque qui fait tilt).

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Avec tout le relativisme que je peux déployer (Si ! On n’habite pas 3 ans ici sans ça !), en voyant Yusuke dégoupiller une mousse après 2 verres de Puligny-Montrachet, je sens que je le méprise soudain profondément, l’espace d’un instant. Le japonais sacralise la bouffe, mais au fond, c’est comme la politesse nationale : c’est surtout une histoire de rite, pas de foi.

Après, il existe des palets fins comme des goinfres dans tous les pays, mais là je parle de LA MASSE.

Courgettes

Quant à moi, c’est une approche globale qu’il faudrait changer :trouver un verrou, n’importe lequel. Se mettre un blocage ou se libérer de celui qui me meut. Arrêter de manger comme s’il n’y avait pas de lendemain, arrêter de mater comme si je sortais de réclusion.

Ma gourmandise des yeux, c’est les belles femmes. Ou les jolies filles. Ou les justes mignonnes, ou les passables sans plus, ou les à peine fécondables, de mal en pis.

Pour les jolies filles, dont mon oeil ne cesse de caresser les cheveux soyeux et la peau de nacre laiteuse de la base du cou avec un sourire de pervers, j’ai la chance d’être atrocement timide et plutôt complexé, ce qui modère les ardeurs. Mais ça nous ramène vers un autre péché…

Omotesando_c

Crève la faim

(les photos de l’article sont de ma cuisine, sauf les brochettes)

F&K_Carte

Merci à Sa Majesté l’Impératrice Mårie-Kärølinœ de Krükenfrüpkœnbørg et son päle, pal, pardon, pâle palefrenier et la brosse à crin qui lui tient lieu de chevelure, Phŕaňq (aussi appelé “La-meule-de-foin”, “Le Maroille à poil dur” ou encore “le Bouc de Prince-Bel-Air”, à moins que ce ne soit l’inverse), merci donc, pour cet inestimable paquet arrivé hier soir par catapulte depuis leur refuge, droit dans mon antre Tøkyoïte.

F&K_Plateau cadeau

Au programme, donc, outre une superbe carte sérigraphiée à la main et longuement pressée sous les aisselles de la princesse (d’où une série de senteurs boisées musquées du meilleur effet), une panoplie de pois, haricots secs et lentilles en tous genres pour faire des colliers à ma copine pour son anniversaire (ça lui apprendra, au cas où elle aurait des aspirations vénales), des dattes dont j’espère connaître le goût si j’en attrape une avant que Chiaki ne les engouffrent toutes, titubant sous le poids des fruits du palmier gonflant son petit ventre d’enfant innocent, mais postillonnant des noyaux comme Tsahal les obus sur la Palestine)…

F&K_MacroutesF&K_Magazines

Sans oublier ma drogue dure, la purée d’amande, ainsi que du riz complet de Camargue (oui, j’me fais envoyer du riz au Japon, j’ai des couilles), du savon parce que je pue, c’est connu, de la pâte de coing et une moulure en grandeur nature du sexe de Frank (ci-joint, avec l’allumette pour l’échelle).

F&K_Le kiki de Franky

Merci beaucoup, chers camarades de l’ombre, et vive la Carpocracie ! (*anciennement RDAC, République Démocratique des Amis des Carpes).

Et désolé pour les autres lecteurs, avec ce post plein de private jokes en bois.

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A consommer de préférence avant l’apocalypse.

J’ai eu un gros retour en force de musique burnée dans ma vie auditive. Voici une petite sélection de trucs qui m’ont traversés les oreilles avec plus ou moins de plaisir ces derniers mois. Ces reviews sont déjà vieilles, mais bon…

permafrost
Skeletonwitch – Beyond The Permafrost

Bon disque de trash à l’ancienne, avec des guitares à 10.000, des mélodies qui envoient et plus de double pédales que dans les bars de Golden Dai où Robin m’a amené jadis, le tout joué par un groupe de squelettes ashkenaze. Enfin, peut-être.

http://www.youtube.com/watch?v=1-Dqjr2X_Ho

Yogourt
I Am Error – Trout Yogurt

Du bon nintendocore (Hardcore + musique de super NES).

Qui peut résister à des titres comme «  Forrest of Fellatio » ou « The Reason We Vomit Is To Show How Dedicated We Are To Lose Weight » ?
En meme temps, ca peut sembler beaucoup pompé sur the locust.
burn my eyes
Machine Head – Burn My Eyes

Je me demande comment c’est possible de ne pas retrouver sur le net de traces de ce magazine auquel j’étais abonné étant adolescent, RAGE.

Outre le cliché du nom et parfois des articles (mais la presse rock est morte en 1982, radote -peut-être à raison, mais bon, j’en ai marre de lire ses jérémiades- Yves Adrien) et des parti-pris, ca m’aura permis de connaître pas mal de groupes, dont celui-la.
Du gros métal à l’ancienne, mais avec une sacré agresivité malgré le coté très mid-tempo, trop chevelu-torticoli pour moi en règle generale (je préfère écouter les trucs « droit dans le mur » et « je danse en scaphandre » séparément…Ne mélangeons pas Vader et Neurosis. Quoique…).

http://www.youtube.com/watch?v=_mWPPBW4DU8

Et puis le chanteur avec ses 3 petites dreadlocks dans la barbe, c’te classe...(en 1995)…げろかっこい…

victimes FAR
From Ashes Rise / Victims – Split

A force, on aura compris que je bloque sur From Ashes Rise.
La surprise, c’est Victims, qui défonce dans un accabi proche, la bande-son d’une émasculation de chamois à la serpette rouillé, les groupes d’illuminés hurlant des chansons d’Alizée en dansant dans les arbres en slip Adidas acrylique bleu roi et barbe de 3 semaines, une branche de houx dans chaque oreille.

Comme l’image n’est peut-être pas très claire, c’est du hardcore avec de la vrai burne dedans, joué vite et fort, comme un parpaing dans ta gueule au réveil. Énorme.
NachDerKippePogo
Antitainement – Nach der Kippe, Pogo ?

Pas facile d’essayer de mélanger la musique et l’humour. Surtout quand on est allemand.
Déjà le titre : « Un pogo après le travail ? »…je sais pas si c’était une bonne idée.
De plus, toute personne prononçant le mot « pogo » est potentiellement suspecte de blaireauïtude.

Bon…musicalement, c’est pas atroce : du Screamo à la mode, moderne, avec l’inévitable touche nintendocore fashionable (voir plus haut ). Du clavier qui fait n’importe quoi, en somme, et des breaks imbéciles au milieu, funk, electro, tout ca.
C’est sauvé par le fait que les gars savent vaguement jouer et ont un certain sens de la mélodie. Par contre, par moment, j’aurais aime ne pas comprendre les textes.

Quelque part entre les très copies The Locust, I AmError et NOFX (pour le cote cheap et potache). Bof, très bof (Pour ne pas dire vraiment en bois.).
I OBJECT
I Object – Teaching Revenge

Encore un groupe dans la veine des « I + un verbe » (I spoke, I reject, etc), mais avec une voix féminine (oui, un minimum, quoi…) et des chansons assez crust-punk, jouées vite et salement, agressives mais mélodiques. Moins pénible que Submission Hold, assez agréable, en gros.

A Dance After Apocalypse
Stillrise – A Dance After Apocalypse

Fallait pas manger du steak !
Gros Metalcore, avec des solos (métal) et tout. Agressivement métal et putassierement métal, c’est pas métalement mauvais.

Voix assez death-grindisante, ou alors hardcore tough-guy moderne (moderne : porte une barbe et des pantalons volcom pour cacher qu’il a désormais une bouée kronenbourg. Contraste avec le tough-guy passé, qui sentait de l’aisselle, dansait le KDS et portait des baggy pour masquer son essai d’être tellement vegan que même le guacamole sur lequel est une mouche avait volé était sujette au refus. Souvent belge. « True Till Death! », ahaha).
Ah ouin, c’est métal. Je l’ai déjà dit ?

coalesce
Coalesce – There Is Nothing New Under The Sun

Pas bien nouveau non plus, ce disque dont le groupe s’est séparé il y a déjà 5 ans.
Par contre, le meilleur album de reprise de Led Zepelin existant à ma connaissance. Première partie bien lourde, avec une dimension oppressante données à Immigrant Song (un rouleau compresseur de guitares), Black Dog (dansant comme une séance de body building à theme « hormones+LSD a la gym») et bien d’autres, suivis d’une courte deuxième partie acoustique, avec la perle « Thank You », déprimante mais jouissive.
La réédition du disque adjoint d’autres reprises de BoySetsFire (venant du split) et Black Sabbath, entre autres plus ou moins dispensables à mon avis

yotgay

Youth Of Togay – Want More Guys 7′

Amis de la finesse, bonsoir. Une claire parodie de Youth Of Today, ou un hommage, si vous voulez. Du straight edge youth crew style très classique, sauf les textes qui parlent de bite dans le cul. Ouééééé !
Mention speciale à l’introduction (mmmmh…) de Make The Change (singalong : « No Cunts ! No Cunts ! » Wow…)

“It’s a big deal you fuck guys, I’m cool, I’ve got friends who fuck guys….in jail.”

Doughnuts taotc
Doughnuts – The Age Of Circle

Pas un disque majeur des nenettes d’Umea (combien de groupes pour ce bled ?), pas tout jeune (1995).

Mais du gros HxC TRES métal, avec une voix pas franchement féminine, mais apres Walls Of Jericho, on a vite fait de relativiser.
Agréable à petite dose, un peu vieillit, franchement, mais pour ceux qui se souviennent de l’epoque du H8000, KDS et GoodLife, c’est pas loin, avec plus d’émotions et moins de mains tenant ses couilles en hurlant (par contre, les maillots de basket en mesh XXX(L) vous y aurez droit.)
Hollow
Hollow Jan – EP

Bon EP de ces coreens qui sonnent vraiment un peu trop comme Envy pour qu’on s’extasie. Ça reste honnête et très screamo-post-machin-rock, donc.

Damad
Damad – Burningcold

De prime abord, c’est imbitable : lourd et lent sans être sludge, ca semble mou et usant. En effet, si on s’attends à du speed (la faute à la pochette façon Crude ?) , c’est raté.

Mais c’est surtout un album avec une cohésion assez forte pour pouvoir l’écouter de bout en bout au casque sans se faire trop chier, comme ca, en lisant le journal dans le train. Des samples, 2 voix, de gros riffs qui roulent et rongent lentement le cerveau. Pas le plus facile d’accès, mais un disque très potable.

Non-retenus dans la selection :

Sigh – Tribute To Venom EP
Comme son nom l’indique, un mini album de reprises de Venom par un groupe de black metal japonais. Pas atroce, sans plus...Faut aimer Venom avec ferveur, j’imagine.

Doughnuts – Feel Me Bleed.
Sous ce titre menstruel se cache une galette passablement ratée, mid-tempo, trop métal mou, sans punch. Fallait manger du fer, les filles, pas de l’alu.

Toxic Holocaust – An Overdose Of Death
Soit c’est de l’humour, soit ils sont cons. Vu le cote « Manowar » de la musique (sans les jupes en peau de bêtes, ni le cote lyrique, ni grand chose d’autre d’ailleurs, hormis la linéarité), je penche pour la connerie. Trash à l’ancienne, pas affreux, mais un tantinet monotone. Un EP suffisait.

Life Of Agony – Rivers Run Red
Juste re-écouté parce que le nom du groupe est tellement cool qu’il me déclanche chez un léger déplacement de la testicule gauche à chaque fois que je le lis dans le iPod, mais ca s’arrête la.

J’aime pas plus qu’il y a 9 ans…le métal lent avec Pavarotti essayant de souffler sur une patate douce trop chaude en shuitant du Metallica en 33tours, c’est naze.

Voici venu le temps des rires et des chants, lalalala….

Mil aux enfants

Ah non ?

Sandorre

J’allais le dire, preuve. Et plutôt deux fois qu’une, preuve.

Café ordinaire

Jusqu’ici, rien de spécial.

Bave

Joshibi_Indigo

Dernier volet du passage à Joshibi, l’expo de la section tissus.

Joshibi_tissage_salle_Au niveau du tissage, on note 2 tendances, qui semblent assez « mondiales »:

D’aussi loin que je me souvienne, ma mère ayant tissé aussi (une de mes soeur le fait encore), il y a toujours des tisserans-artistes qui font des espèces d’horreurs informelles, comme si une baleine avait gerbé 25 kilos de varech avalés par mégarde un jour de cuite (les baleines mangent du plancton, bande de cons, faut savoir ça !).

Comme cette horreur qui pendait du milieu du plafond.

Joshibi_tissage techniqueJoshibi_tissage2

D’un autre côté, il y a des gens qui se cassent vraiment le melon pendant des heures à faire des choses de bon gôut. J’estime que ce serait malhonnête de vous faire croire que je ne sais pas ce que c’est, vu le nombre de personnes tissants ou ayant tissé professionnellement dans la famille. Vous ne seriez pas d’accord que ce serait pareil : vous verrez ici ce que j’ai aimé.

Joshibi_Kimono_4Joshibi_Kimono_1Joshibi_Kimono_1_c

La spécificité japonaise, c’est le Kimono. Ça vaut autant pour le tissage que pour la teinture, dont celle des ceintures (les Obi) que les 3ème années ont crées, franchement réussies.

Obi1Obi3Obi2

Joshibi_Teinture_salle2Yukari dit que c’est la meilleure section de l’unif’ et je veux bien la croire.

Pas grand chose à jeter de par ici ; certains motifs manquent de puissance ou d’originalité mais c’est jamais répugnant comme la peinture, par exemple. Au pire, les faiblards ressembleront à des rideaux japonais (dans un pays sans volet mais éclairé 24h/24, c’est primordial), les moyens à de la couette Ikea en promotion.
Mais peut-être que mon amour des tissus m’aveugle…

Joshibi_pommes de painJoshibi_Courges
Joshibi_PoivronsJoshibi_kakis
Joshibi_fleurs de chépaquoiJoshibi_Dahlia

Les techniques, supports et formats sont différents en fonction des années.

Joshibi_archesJoshibi_Nuages
Joshibi_MolairesJoshibi_Unchi
Joshibi_grimpantsJoshibi_Mikan

Yukari à travaillé sur un motif d’agrumes, avec des couleurs que j’aime beaucoup. Apparemment, l’université de Finlande où elle part en janvier pour échange après avoir obtenu une bourse spéciale à pensé la même chose. Bien, bravo ! Et merci pour la visite.

Joshibi_tapisserie 71Joshibi_Tapisserie 76
Joshibi_LysJoshibi_Teinture_salle

Au final, une bonne experience, malgré toute la hargne que je peux employer à décrier toute les horreurs que j’ai vu ; Ce que j’ai aimé vraiment (une peinture assez sombre, quelques affiches et graphismes, un vase informe, une ou deux robes, des tissus) peut représenter peu, mais c’est déjà pas mal pour moi (enfin, par rapport à Baptiste je reste encore bon public…peut-être qu’il aurait exigé que l’école soit rasée…Espèce de nazi-graphique, va! :-P ).

Joshibi_Défilé_bande blanche front

J’aimerais pouvoir vous raconter un défilé intéressant comme ceux que peut voir Garance Doré, mais ce n’était pas le même niveau.
Apparemment, pas grand monde dans ce pays ne connais le superbe film de William Klein, « Qui êtes vous, Polly Magoo ? », mais moi, j’ai eu du mal à ne pas y penser.

Joshibi_Défilé_bande blanche

Polly Magoo, c’était il y a 50 ans.

Voire le même genre de coupes, d’approches, de matières aujourd’hui est un peu déprimant. Paco Rabanne et Courrèges auront été « à l’honneur » , avec toutes ces matières plastiques, métaux, trucs qui pendent...Ce qui est intéressant, c’est que ça intègre presque les 30 dernières années de trucs accessibles au péquin armé de sa machine à coudre. Je dis accessible : pas question d’avoir des trucs fins comme du Yves Saint Laurent, hein ?

Joshibi_Défilé_papier alu
Joshibi_Défilé_balotin

Yohji Yamamoto et ses froissés, Issey Miyake et ses pantalons-pagnes, Courrèges et ses doudounes de l’espace, bien d’autres…Pas Bernard Wilhelm ? Dommage, j’aurais bien aimé voir François Sagat, sa tronche de superhéros de la robotique et son sexe de roumain au vent dans une fac de filles aux yeux pétillants…

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C’est pas désagréable tout ça, mais ça reste intéressant au niveau du processus de création national, où beaucoup peinent à se démarquer de leur modèle. J’entends « modèle » par opposition à l’inspiration, qui est partout, tout le temps, dans tout ce qu’on voit et nous plait.

Joshibi_Défilé_vélotronicJoshibi_Défilé_robot

Par modèle, j’entends que cet amour d’une œuvre va mener à la copie, à la parodie, au tribute au lieu de rester dans la zone de l’influence assimilée dans sa créativité propre. On va essayer de REFAIRE, parce qu’on aime trop, parce qu’on n’arrive pas à prendre du recul par rapport à nos influences, parce que c’est facile, peut-être aussi.

Joshibi_Défilé_podium
Joshibi_Défilé_rang d'oignons

C’est pas juste une histoire de couture, ce comportement, même si ça l’est en grande partie ; ici, pays de l’uniforme, tu t’achètes un chapeau, des fausses lunettes sans tain, des bottines à fermeture éclair à porter avec un pantalon retroussé  ”feu de plancher”, un petit sac à dos et le cendrier portable Vivienne Westwood qui en pend, une chemise à carreaux sur 3 t-shirts et des mitaines italiennes pour faire du pignon fixe fluo.

Ça sera ça, TON style, complètement différent de celui de ton voisin qui a vu la même chose dans les 20 magazines qui montrent la même chose.

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Mais voilà : Ici, il n’y a pas de honte à faire comme tout le monde, le déjà-vu n’est pas du plagiat, c’est un hommage, un cadeau offert à la vue que de te caler dans le sillon d’une identité forte.
Donc, le défilé manquait d’originalité pour moi, mais ce n’est pas dit que les autres en aient pensé la même chose.
Mais certains modèles étaient charmants (un indice pour nos téléspectateurs : double sens inside…)

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