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David-Bowie-Fan-Boy-Sangenjaya
“Let’s do the time warp again !”

Kumachan

De retour du musée Ghibli, l’atroce porteuse de ferraille buccale assoupie qui s’avachit par coup de boules sur les cloisons du train ne laisse rien présager de bon.

En effet : quelques heures plus tard, nous attendions Klux-Klu-Klarence et son Emi-nence à Sangenjaya, où la ville nous gratifiait d’un insoutenablement funky dévot de T-Rex ou Marc Bolan en consolation de l’heure de retard des 2 zigotos.

claclaRetour au crasseux Senta après un petit détour qui vous permet d’admirer LA POSE « Clarence », soit la méthode infaillible pour se faire bomber la tronche en prenant des photos dans le métro.

Rien de spécial à dire, si ce n’est que les 2 barbus mangent pour 4 et que Clarence-en-claquettes-dior prend en photo les gens tatoués même s’ils disent non. Infaillible, on vous dit !

On finit au McDo avec une Emi-plégie muette de shochu, histoire d’absorber tout dans la junk-food.

Chiaki prépare le mariage

Pendant ce temps, Chiaki prépare son mariage du lendemain à la maison, un énorme truc plein de paillettes et de pseudojolies-filles enlaidies par des truelles de fond de teint et autres brillances grasses qui laisseront des taches indétachables (en l’absence de K2R et de machine lavant vraiment, c’est inévitable) sur leurs robes à frou-frou saumon/vieux rose, une traditionnelle chiffonnade de jambon de Paris que les filles d’ici revêtent en espérant être la plus banalement belle dans un mariage d’opérette.

Mariage-frou-frou

“Don’t dream it, be it !”

Nous lui laisserons l’appareil photo et n’aurons donc pas loisir de photographier les vieilles de Sugamo, le Harajuku du troisième âge (on pourrait parfois dire “du 3e type” , vu les teintures steampunk violettes dont elles s’affligent).

Sugamo2sugamo1

Petit quartier tranquille, une grosse rue commerçante, en somme. Des magasins de trucs traditionnels, et un petit train qui nous mène vers Ikebukuro-la-décadente, ses parcs glauques comme il n’y en a que peu dans la ville (ou à Paris, comme on le faisait remarquer précédement) , ses professionnelles de la détente du sguège, son multiculturalisme du stupre et du vide existentiel…
Passez votre chemin.

pause-clope-shibuya1Pause-clope-shibuya2
Pause-clope à Shibuya pour se ressourcer…

Le soir, Koki vient prendre des photos de notre illustrateur maison, doué pour ça, avec ou sans masque.
Koki est un jeune assistant-photographe parmi d’autres, un ami de Ken-Chan-Coiffeur-Coloriste-pour-Dames.

Vaguement (très !) anglophone, il fut déjà capable de me diriger lors d’un premier shooting à Yokohama, jadis, alors que je posais incrédule et amusé par le fait qu’on puisse vouloir une photo de moi autre que pour jouer à la fléchette dessus (voyez cette abnégation feinte, ce rabaissement volontaire afin d’arracher un commentaire amical et rassurant ! Quelle roublardise que la mienne…).

Baptiste catch spidermanKoki celulle

Son hétérosexualité est hypothétique, mais c’est un bon photographe, attentionné et doux, musclé, masculin…ah…On peut d’ailleurs voir d’autres photos sur son portfolio en ligne, ici :

http://www.kokik.com/

Je dis ça hors considération amicale, mais c’est parfois étonnant combien le simple fait d’être étranger change au niveau de l’image : Koki travaille avec des modèles japonais, mais il dit que c’est rare : dans 90 % du temps, il a l’impression de prendre des photos de pub pour salon de coiffure. Enjeu zéro.

J’attends les résultats avec The Bunk (=Baptiste, cf. son sitec’est le jour du copinage…).

Le travail a repris, Golden Week est fini.

Glace

Sous la glace, les nouilles gélatineuses et leur sirop...

Baptiste mange ses premiers sanuki udon à Tama-Plaza, mais c’est surtout le lendemain avec la très candide Madame Watanabe qu’on s’en met plein le ventre avec un repas gigolesque (une mamie, 2 barbus…) à Shinjuku, en haut du grand magasin Keio.

Assortiments d'entreesSushi bambou
Homard videviande sous mizuna

branchelettes violettesPrésentation un peu désuète, mais goût soigné : les entrées sont fraîches, la viande tellement fondante que Baptiste a un orgasme spontané et le homard d’Hitomi assez moyen, à dire franchement, mais c’est pas nous qui allions le commander, donc…

苦い

にがい ・ nigai ・amer

Petit bémol, les espèces de pousses de je-ne-sais-quoi d’eau douce, jetés dans un verre à martini qui n’avait pas demandé à être rempli de branchelettes amères et gluantes. Autre bémol possible, le prix. Mais nous n’en saurons rien…

matcha de shinjukudessert n'importe quoi

Nous filons au musée Ghibli de Mitaka/Inokashira Koen…c’est fou, j’ai habité 8 mois à côté sans jamais y foutre les pieds.

Dommage, c’est superbe…Certains considèrent Miyazaki comme un laveur de cerveaux, un porte-nom de l’éco-enthousiasme imbécile et lénifiant, mais si l’argument se défend parfois (et surtout face aux crétins qui se sentent obligé de l’ériger en demi-dieu), la propagande qu’il peut créer me réjouit toujours nettement plus que toutes les autres (à part peut-être celle de la RAF ou les discours de Maurice Thorez, mais c’est autre chose n’est-ce pas).

C’est facile de crier au lavage de cerveau dés que quelqu’un essaye de faire dans le bon sentiment, peu importe le nombre du carbone qu’il produit (pellicule, hélicoptères…) , les alliances industrielles conclues (Disney, PPR…) ou la forme plus ou moins partiale et incomplète du point de vue…Continuons dans la critique monolithique et refusons la nuance, le capitalisme vaincra de toute façon, hein ?

Ghibli_Scarytoro2

Un prédateur parmi d’autres.

Mais la question est toujours la même : le sentimentalisme écologique ultra-esthétisé doit-il être banni sous prétexte qu’il est un énorme support de vente, une lettre d’indulgence pour pollueurs ou une machine a révolte limitée à 2H10 ? Êtes-vous assez irréprochables pour vous prétendre opaque à toute tentative de rachat coupable ? À débattre…

Ghibli_PavéGhibli_cour

Bon, Ghibli, ils sont aussi en lutte contre les photographes du dimanche, et au fond, ça relaxe : il y a tellement de détails, de soin apporté à la réalisation de l’édifice que ça ferait des milliards de nazebrokes en train de mitrailler la moindre ferronnerie à tous les coins de pièce.

Ghibli_silhouetteGhibli_robot arc-en-ciel

Le musée à fait le choix de ne recevoir qu’après prévente et réservation, ce qui a pour effet de préserver un certain confort de visite. Les pièces sont thématiques, tantôt sur les techniques d’animation, tantôt sur l’atelier des artistes, sur l’univers et les sources d’inspiration. Un joyeux fatras superorganisé, dans lequel on pourra sûrement découvrir de nouvelles choses à chaque passage.

Ghibli_toilettesGhibli_café

Aucun lien cause-à-effet…

On visite, voit un joli film (Mai et la troupe des chats-bus) et bois un café après une virée sur le toit et son robot, alors joliment orné d’un arc-en-ciel. Baptiste lâche 20.000 à la boutique de souvenirs, tout va bien. On rentre en admirant le ciel…

Mitaka_ciel

Shinjukugyoen_fromager

La tradition maudite consiste à aller au parc de Shinjukugyeon sous la pluie.
Pourtant, il est loin d’être môche pour autant, malgré des contrastes un peu effacés et l’absence de possibilité de se rouler sur l’herbe grasse de ses immenses pelouses à l’anglaise.

Shinjukugyoen_buissons2

Les buissons de fleurs évoquent d’interminables parties de cache-cache, de rires et de surprises, de montrage de bistouquette ou toute autre activité hautement ludique.

Shinjukugyoen_Tour et fleurs Shinjukugyoen_jour de pluie
Shinjukugyoen_buissonsShinjukugyoen_Erables

On s’assoit sur une branche d’arbre faite pour ça et on se parle, ça fait du bien d’échanger quelques points de vues, d’écouter. J’avais besoin d’entendre tes histoires de vive voix, c’était bien.

Min_entreeLe lendemain, il pleut aussi et je me demande ce que vous pouvez bien en avoir à foutre, de la météo d’il y a 2 mois…Toujours est-il que nous allons au Musée de l’Artisanat Nippon de Komaba-Todaimae, dont M.Dersot faisait il y a quelques temps une description bien meilleure que la mienne, ICI.
En effet, les photos y sont interdites. J’approuverais presque dans le sens où les catalogues d’exposition sont beaux et bien foutus.

Mais pourquoi diable ne contiennent-ils pas de photos du batiment, pourtant magnifique de sobriété ? Pourquoi séparer si ce n’est à fin commerciale des collection de poterie du reste ? Dommage.

Min_poterie2Min_Poterie1

Ouuuups !

Je ne comprends pas en quoi la photo pourrait mettre en danger ce qui n’est de toutes manière pas disponible à la vente. Mais peut-être ai-je la vue courte ?

C’est l’occasion de rencontrer la nouvelle copine de Taiki-l’ex-volage qui prévoit désormais son mariage après 6 mois de vie commune. Intéressant comme ça ne semble angoisser personne….Elle est jolie, sympathique et il en faut pour supporter le bougre, mais de là à se ruer dedans à 25 ans…mouais.

mugihead

Shinjukugyoen_Toilettes2Le soir, on fume des Peace, on boit du umeshu et parle d’Anarchie, d’Ulrike Meinhof et d’idéaux qu’à force d’essayer de les sauvegarder dans ma tête et dans les minuscules possibilités qu’il y a des les appliquer quotidiennement, j’avais presque oublié qu’ils étaient théorisés et représentaient des courants d’idéaux politiques.

Le lendemain de la soirée avec Jud (ce qui prouve que je me suis foiré comme une grosse buse dans la chronologie), le réveil sonnait à 7h et le foie re-criait pitié.

Yusuke la classe
“I’ll tell ya what time it iz, bitches ! It’s bizness time !”

On rejoignait Taiki et Yusuke à Akihabara, prendre l’express vers Ibaraki où Mamoru et Akira avaient passé la nuit et loué une voiture.

Tout le monde n’est pas Clarence et ne prétend pas aller à Ibaraki pour affaire. Nous y allons dans un esprit du Père de Foucauld en ermitage dans le désert que Théodore Monod arpenta tant, comme le Maréchal Lyautey, mon idole des années prépas, comme les Flamandes en Sénégambie :

Officiellement, nous n’y allons pour rien, parce qu’IL N’Y A RIEN là-bas.

Mais l’histoire officielle est écrite par les plumes arrachées à la volaille ouvrière et trempée dans le sang de celui qu’on exploite dans les usines, Camarade ! Va, vois et reviens-en parler à tes frères !

Pieds de Taiki

On constatera surtout que les jambes de Tata Taiki sont relativement courtes et qu’avec ses chaussettes en polaire chamarrée et ses sandales et polyamide design testés en soufflerie, Yusuke a décidément un style de Congolais.

Mon ptit poneyVieux pliées ibaraki
MoulinCendrier de Sobaya

Après avoir tâté du poney avec une pensée émue pour mon ancienne CPE, la route fut traversée et des soba engloutis avec plaisir quoique la passion de Baptiste pour les sandwichs de kombini n’ait précédemment un peu fané mon appétit.

Sobas ibaraki 2

Sobaya decorsLe cadre était vraiment classe, avec la roue à aubes qui actionne le moulin à sarrasin, pilonné comme par Charles Martel à Poitiers, mais je m’égare et elle était facile.
On notera que le goût des nouilles tue inversement à la faculté de la serveuse à comprendre la commande (il aura fallu lui répéter 5 fois).

Sobaya toit de chaume

Ibaraki est majoritairement plat, ce qui signifie que si ta copine hurle soudain, c’est pas un orgasme spontanément déclenché par la monotonie et la laideur fanée des bâtiments, mais parce qu’un bouddha géant est apparu à l’horizon.

Boudah à l'horizon2Saint tourisme2

L’entrée en est idiotement chère, l’attente itou, les abords pleins de marchands…comme d’hab. On se casse.

Bouddah IbarakiBouddah Ibaraki 2

Après quelques rizières (Toi avoir compris, futil crétin ? À Ibaraki y’a rien !), on engage le monospace (engin de mort inhérent à tout voyage agglutinant dans ce pays agglutiné) dans une sombre ruelle étroite comme un colon de lapin domestique, le tout débouchant sur une cour intérieure ornée de deux immenses étrons debout, à mi-chemin entre le totem indien, le vase phénicien et didgeridoo du Guiness Book, un truc qu’on a envie de shooter au bazooka à coup sûr.
Rizière
Il s’agit apparemment des plus grands vases du monde, mais sûrement aussi des plus laids. Quoique, face à ce qui va suivre…T_T

On choisit de faire notre activité poterie à la main, 1000 yens et voilà. Pas parce qu’on a envie de faire un retour au néolithique ou pour réduire la charge carbone, mais parce que 5000 pour utiliser un tour électrique, c’est abusé.

Poterie_Prof

Le potier en chef va donc nous montrer avec une rapidité déconcertante comment faire d’extra cleans objets en 2 temps 3 mouvements. Tandis que Taiki gémit des « sugoi-umaiiiii » comme un caribou femelle en pleine descente d’ovaire à 2 kilomètres de la forêt des vieux mâles, tout le monde cogite sur ce qu’il va faire et j’angoisse à l’idée de tous les voir reproduire ces sympathiques clones de formes IKEA des campagnes, nonobstant 1800 ans de glorieuse tradition potière nationale.

Divine surprise comme Pétain en 1940, ils vont faire exactement l’inverse, c’est-à-dire n’importe quoi.

Poterie_YusukePoterie_Akira
Poterie_ChiakiPoterie_Mamoru
Poterie_TaikimomieIMG_2351

Poterie_mon horreur

Yusuke et ses deux pyramides (entre Bilal et les aliens terraformants de The Authority), Mamoru et sa plaque de glaise (accompagné d’un oiseau assez stylisé, avouons), Akira et son horreur dont l’utilité comme la conception m’échappe, Baptiste et son atroce bibelot de cérémonie inca de série ZTaiki fayote à fond les ballons et fait un bol à nouille d’un kilo (”tu bois pas le bouillon ? – Nan, je…ah…j’ai mal au poignet…“)…Bon, j’attends les résultats.

Ibaraki_plat

Au fur et à mesure qu’on s’approche du Onsen, Baptiste se fait plus bruyant : “j’ai pas pris mon maillot, je veux pas voir vos bites, je pensais qu’on en aurait un privé”, gnagnagna…

Reconnaissons que tourner la tête et voir le paquet étalé d’un vieux avachi insolemment sur une chaise en plastique ne laisse pas rêveur. Ni les énormes paquets de planctons qu’ils se traînent (j’imagine bien la récolte des algues hijiki avec un bébé-concombre de mer coincé dedans, ça doit ressembler pas mal à ça), ni les bedaines, ni les faces rouges…Mais on s’y habitue bien, hein mon timide ?
Finalement, après l’inévitable trajet retour avec la musique en bois (la radio, tragédie nationale), un dîner vite expédié, quelques photos, on reprend l’express. Demain, il pleut.
pigsVSlemons

Yusuke adossé

Les fêtes à la maison ne sont pas exactement légion à Tokyo (ou alors pas chez mes pôtes), ceci s’expliquant peut-être par la taille des appartements, le fait que les jeunes habitent pendant 100 plombes chez leurs parents et que les voisins peuvent être particulièrement coincés, mais aussi surement par le fait que traditionellement, la maison est le domaine de la famille, et qu’on n’y invite pas, c’est tout.
Pour moi c’est un peu troublant, dans le sens où j’ai du mal à considérer que quelqu’un est un ami avant d’avoir foutu les pieds chez lui.


Ysusuke-qui-a-12-ans

12 ans d’âge mental !

Marie et Mariko habitent en collocation à Kagurazaka et organisent désormais régulièrement des petites sauteries qui n’échappent pas au traditionel consensus mou de la même question déjà posée mille fois et de la vacuité des conversations noyées dans l’acool bu n’importe comment, mais c’est assez sympa quand même.

Marikemuri2Marikemuri

Mariko n’est pas exactement « un bloc » mais elle a pour qualité de savoir ouvrir son coeur et de parler couramment allemand, chose appréciable pour moi. J’éviterai de parler de Marie, parce que je suis comme qui dirait en chaleur dernièrement et toute parole à son encontre pourrait être mal interprétée, à juste titre. Bon.

Ce soir là, en spécial guest, outre Baptiste et moi, raccords dans les polos comme un couple de coréens gay dans sa trentaine, il y a avait Machin et Truc, que nous appellerons Titi et Grosminet pour plus de commodités.

Les nudibranches de service2

Derrière l’humble Mamoru, une photo des 2 nudibranches sus-cités.

La banalité informatique proportionnellement inverse à la virilité, Titi trimbale dans sa liquette beige pale une identité entre deux âges, pas assez jeune pour être blafarde ment excitant pour l’amateur de maigrichons, ni assez vieux pour jouer au papa. A moins que ce soit la mauvaise peau ? Bref, une victime toute désignée pour films de football américain.
Gros-minet arbore un polo rose du meilleur effet sur de la viande moulée autour des os du bras, et pour cause, il fait du sport. A moins qu’il ne soit militaire. Comment savoir ? Il tenait ABSOLUMENT à parler anglais avec moi, alors que je ne pitais pas un traitre mot de ce qu’il disait. Je comprends mal cet acharnement à choisir la langue qu’on maîtrise le moins bien pour communiquer des informations basiques façon ASV.
Les 2 étaient aussi excitant que des mannequins d’essayage de Tati et au final, nous fûmes bien content de ne rien comprendre. Désolé, moi étranger, moi gros con. Dommage, ha ha.

Shiori mange seulemamoru-des-chips

Autre caractéristique intéressante de la phase de présentation avec la faune locale, la traditionnelle question :

« Et pourquoi donc que t’es venu au japooooon ? »

Interrogation assez féminine, les hommes s’en battent souvent l’oignon.
Toujours est-il que c’est pas mal embarrassant comme question, et la réponse va en conséquence être un truc à décider au coup par coup (vos suggestions sont la bienvenue ):

  • la vérité :j’ai rencontré une Japonaise et je l’ai suivi quand elle rentrait au pays”.
    Évidement, vu comme ça, je passe clairement pour un imbécile.
    Déjà parce qu’en effet, ça semble idiot même à un Français.
    Ensuite, parce que c’est réducteur : quid de l’intérêt porté à la culture, à l’envie de voyager, de quitter un boulot français usant pour tenter une nouvelle vie avant 30 ans, l’envie de se frotter à d’autres cultures, de découvrir l’urbanisme, d’apprendre une langue par immersion (enfin, un minimum…) ?

    Taciturne premier Le Japonais moyen (=qui n’est pas ton ami) décrochant dés qu’une explication comporte plus de 2 verbes, on n’a pas le choix que de résumer bêtement. Et avoir l’air con. Ou faible (déclarer l’amour fait de toi un faible termite couvert de crachat de guenon dans ce pays).

    Après quoi, la joliment fade fille (qualifiée après coup de suprême et immuable beauté transgénérationnelle par tes potes, qui kiffent tout ce qui ressemble à une étudiante de première année d’art plastique de la fac d’Aix) fait «ah bon…ah, euh…c’est super…bon…tu…euh… » annonçant que d’ici peu vous n’aurez plus rien à vous dire (reste une ou deux banalités sur le vin et le temps passé avec TA copine à échanger, mais c’est tout).

  • Sinon, on peut essayer de cacher le fait de la copine et parler de n’importe quel élément cité précédemment.
    Alors, dans un grand élan de masochisme, la fille cherchera par tous les moyens à remettre sur le tapis la question des filles, insatisfaite de tes raisons qui ne constituent en rien une excuse valable. « Et qu’est ce que tu penses des filles japonaises ?», et « t’as une copine ?», et « c’est vrai ?», etc.

    Ai et OignonSachant qu’on est dans une soirée où tu connais tout le monde ou au minimum une personne sinon tu n’y serais pas, sachant que tu habites avec ta copine, que peut-être même elle est en train de discutailler quelques mètres plus loin, JE NE VOIS PAS comment ça serait possible de frauder.
    Et quand bien même, pour quoi faire ? (→ toucher la vulve promise, je sais…mais bon…) Et d’une manière ou d’une autre, tu auras l’air d’avoir une mauvaise foi hors norme.
  • Mentir effrontément : “je suis venu au Japon pour être pédégé d’Hermès par intermittence, j’aime trop les shushis pour rester dans mon pays de merde, je suis réfugié politique d’Ousbékistan, je suis half, ma mère est d’Osaka, je suis venu pour toi, Baby, c’était mon destin de te rencontrer ce soir et de te faire l’amour en bougeant les hanches en rythmes sur du Polnareff, la lumière chevrotante des bougies faisant glisser le satin du lit à chaque glissement tandis que l’ombre des roses peint le mur d’une couleur chaude et sombre comme une tache de défloration…Ne t’inquiète pas, je serais doux…oui, la première fois…moi aussi je t’aime bien…haaaaaaaan !!!!”

Peut-être qu’on a tout intérêt à choisir la dernière solution, mais certaines le vivent assez mal (la réponse, pas le décapsulage).

Takoiyaki2Takoyaki3

Par ailleurs, il y en a que la première solution excite, comme partout de part le monde : “il a déjà une copine, je vais essayer de le faire tomber dans mes rets parce que je vaux mieux qu’elle”.

Grosse fatigueJe ne connait personnellement personne qui pense sérieusement « je vais pouvoir baiser sans risque qu’il me demande en mariage », tant l’institution semble avoir de l’importance.

Donc, cette soirée fut comme les autres : rencontrer, boire, parler, manger (plutôt pas mal, c’est du fait maison dans les M&M’s Nights), fumer (y compris la Chisha, toujours appréciée), courir prendre le dernier train, voir quelqu’un s’y affaisser et attendre le vomi qui ne vient pas, dormir longtemps le dimanche matin…

Grosse fatigue 2
Kyaaaaaa~~!

Lundi, c’est Ibaraki !

Veuillez m’excuser pour cette longue pose, liée au travail ainsi qu’au matage consécutif de True Blood et Day Break. Voilà.

Source de surdité pastorale

Le 3 mai, le parc de Yoyogi est superbement ensoleillé de lumière blanche, les pelouses abondamment peuplées et le niveau sonore proche de l’avion au décollage.

Je comprends mal comment les Tokyoïtes supportent un tel niveau de décibel alors que dans la semaine, on en bouffe autant en ville, toujours coincé entre 2 lignes de train, 3 patchinkos et le milliard d’imbéciles hurlant IRASHAIMASEEE dés qu’une feuille morte tombe dans un périmètre de 14 mètre autour de la boutique.

Sans doute l’habitude d’être dans un environnement bruyant des l’enfance joue. Notez que j’ai dit « Tokyoïtes », mais ça aurait pu être n’importe quelle ville de ce pays où tout et n’importe quoi est prétexte à une nuisance sonore volontaire ET justifiée par une quelconque règle absurde découlant du fait d’avoir peur de tout (le Japon est LE pays où tout est potentiellement dangereux, du moins dans la tête des ses habitants, mais ça méritera un autre post de style café du commerce).

騒音公害

そうおんこうがい ・Pollution sonore

Certains en ont déjà parlé mieux que moi, mais outre les brises-oreilles classiques, comme le train qui freine, par exemple (on se demandera s’il y a une volonté écologiste dans le fait de ne pas y jeter un peu d’huile pour assouplir), on a droit aux contrôleurs bramant des infos de contrôle à eux-même, aux 80 annonces annonçant (uh) que “le train va arriver, que le train est presque là, attention à ligne jaune, ne jetez pas vos papiers gras, lavez-vous derrière les oreilles”, etc, souvent tout en même temps (le disque avec la voix d’assistante sociale pour traumatisés avec celle du contrôleur enrhumé par dessus).

C’est très utile, on ne sait jamais, c’est vrai que parfois, un train de 10 wagons qui arrive en couinant comme une demi-tonne de homards dans l’eau bouillante, ça pourrait passer inaperçu sans ça.
Dans le train, on vous répète vite fait le nom de toute les stations où s’arrête la ligne, au cas où vous auriez zappé sur le quai.

Bateaux de pèche

Pollution visuelle : se taper la vue des atroces baskets défoncées des mecs qui kiffent de glisser les pieds dans des pirogues à semelle en caoutchouc.

Puis c’est les paquets suspects qu’il faut signaler, puis la prochaine gare qui arrive, le côté duquel la porte s’ouvre, attention à la marche, ne laissez pas vos canettes et prenez vos bagages, n’oubliez pas le guide, merci d’avoir visité Azay-Le-Rideau, -ah, non…- et attention les portes se ferment, faisez gaffe à vos p’tits doigts boudinés d’anonymes morues à franges cache-acnée, éloignez-vous de la porte vous l’obstruez, vous aussi les collégiennes et vos sacs surement lourds comme un âne mort

« bienvenu dans la train express, le train ne s’arrête PAS dans les gares de Setagaya-Daita, Umegaoka, Gotokuji, Kyodo, […] MAIS vous pouvez changer à Seijogakuen-Mae et Noborito, c’est donc la prochaine station, attention on ralentit… »

Les portes s’ouvrent, les mémés se ruent sur les places comme le soudanais sur le lait condensé, elles piaillent et soudain s’excite vocalement la grognasse au coquillage humide d’aller à Enoshima avec l’abruti et sa mâchoire en forme d’aspirateur de table qui écoute sa dysenterie de paroles ineptes (résumée en “occupe-toi de moi et soumet-toi à ma volonté” ), et les gosses-rois brament, et…

Et les ventes de iPod explosent. Normal.

Meijijungu3

Le week-end, on ira au parc avec l’illusion que c’est le calme et la verdure. La verdure, c’est juste. Pour le reste, vous pouvez crever la bouche ouverte avec un yuka planté dans l’anus, c’est non.

Prends la pauseRC

明治神宮

Meijijingu grouilles de vieilles en kimono pliées en deux par les rhumatismes et les gâteaux cozy-corner, à moins que ce ne soit le soleil fracassant. Le temple est égal à lui-même : droit, clean, plat mais harmonieux.

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Tout le contraire d’Harajuku, imbitable rue à touristes de toute la péninsule et du pire de ce qui vient d’ailleurs, sans qu’on sache vraiment ce qui s’y passe d’intéressant, à part quelques poupées barbies et l’inévitable travestit qui vous fera pousser du coude le collègue.

l'enfer d'harajuku

Des crêpes infâmes, des babioles en plastique chinois et des blancs, les yeux brillants devant le Japon qu’on leur à vendu.
Un calvaire.

VOuté au soleilHarajuku -rue

Contraste ?

La promenade jusqu’à Shibuya est plus « posh » mais avec force détours, on peut tout de même voir une certaine inventivité dans l’espoir d’attirer le chaland avec une architecture, une vitrine, un état d’esprit. Et les filles sont plus jolies.

Jeunesse des rues, yo

Clarcks

Arrivé au magasin Clarks, la tentation est grande de me reprendre une paire de “desert boots” imprimés en simili-”Prince de Galles” à fine bande rouge, mais c’est Baptiste qui se lâche finalement. Un café plus loin, coincé entre une tablée de blacks et des jolies allemandes se faisant ostensiblement brancher sans espoir aucun par les précités, c’est enfin la détente.
Mine de rien, la ville stresse.

Shibuya est égale à elle-même : bariolée, sexuelle, animée sans but précis…les filles attendent sagement on ne sait quel concert, en ligne faisant le tour du bâtiment.

File d'attente-shibuya_rc

Les affiches vantent la nouvelle machine à sous BON JOVI et nous rentrons nous préparer pour la fête du soir…

Machines Bon Jovi

Jud
Un titre imbécile sans grand rapport avec le sujet.

Gratte gratteComme vous l’aurez remarqué, Baptiste ne souhaite pas que sa frimousse pouponne de tanuki sauvagement burné par les années de couscous monoprix (ne nie, je l’ai vu) soit affichée sur le net.

Je ne le leurs ai pas demandé, mais j’imagine que de notre visite aux studios Dynamic Production, aucun des intéressés n’a une envie particulière de voir sa photo-risette affichée sur un blog à 2 yens.

漫画家 ・まんがか ・ mangaka

Mater les vitrinesnagai

Donc je passerais, même si le travail dans l’atelier méritait quelques photos.

Devilman2
dynastrip2

Par contre, je regrette de ne pas pouvoir mettre la tronche de Baptiste en Marcello Mastroniani lors de ce petit tour d’assommoir avec Jud.

Massacre de table 1

Par un heureux concours de circonstance, Jud passe à Tokyo et je suis libre aussi, donc on se retrouve à Sangenjaya, mais Venus était en Jupiter et c’est Chikko qui choisit le troquet. Pas que ce soit minable, mais je suis un peu fatigué des endroits proprettement design et surtaxés.

Pas grave : On filera au Sentaa après, notre gargote cradingue (en été, on dirait la chambre de Stephen Chow dans CJ7), après avoir bu 2 petites bouteilles dont une deuxième vraiment pas top, et que Baptiste ait constaté que les mecs du Kyushu, c’est pas exactement son truc.

Explication : Arrive Y., un photographe qui est beau gosse, mais a un peu l’air de serrer l’anus de longue, accompagné d’un joli modèle que je mésinterpréterais de prime abord comme « gentillette ».
Baptiste, bravo, tu as enfin compris mon sentiment dans TANT de soirées dans ce pays, dans ces izakayas où le placement se joue en quelques minutes et que tu peux être coincé en face de quelqu’un à qui tu n’as rien à dire et réciproquement, pendant des HEURES.

Massacre de table _2_cut

Bienvenue à toi, et pour peu que tu ais eu un blog, j’aurais bien aimé lire ce que tu as pensé, parce que personnellement, je n’ai rien de spécial à dire sur la question et que j’extrapole, comme d’habitude.

Toujours est-il qu’après le transfert au Sentaa, on s’est tous régalés, Chiaki était “toute excitée” de son propre aveu, l’alcool les faisant transpirer de sincérité, elle et sa culotte (c’est purement spychologique, ok ?), et que la mademoiselle de magazines était visiblement plus jojo une fois un peu éloignée de Son Infinie Mornitude du Kyushuu.
Et puis Jud, ta copine d’Hiroshima, elle envoie du poney, grave ! On est fans !!

Jud 2_cut

Les photos de Jud ici :

http://jud-hiroshima.over-blog.com/article-31654677.html

Bon, faut pas croire que les mecs du grand sud sont tous über-macho ou roulent des mécaniques comme ils en ont souvent la réputation. Généralement, il doivent juste être apprivoisés, le contexte jouant.
Kennybwoysnight_Le bougeLa preuve, une petite sauterie avec Ken-Chan, mon “hair-colorist” hétérosexuel préféré, classé récemment « Mec le plus cool dans le cercle des connaissances » par le baromètre à coolitude Toshi-kun, déclassant Yusuke, qui passe en numéro deux (la tronche de Yusuke en entendant ça en direct, c’était mémorable T_T).
Une soirée amusante, en particulier grâce à l’exceptionnelle oreille dont est doté le bougre.

Échappé de l’école bien plus tôt que bien d’autres, il est capable après une seule écoute active de reproduire presque n’importe quel mot, y compris des horreurs imprononçables comme « RER » (essayez sur un Japonais : « erre-eu-erre ». Bon courage ! ), avec une préférence marquée pour « j ‘adoooooore » que son copain Carlos-du-Marais lui a appris la dernière fois.

À part ça, les « gros cochon ! » et autres « chaud lapin !!! » ont fusé.

Kennybwoysnight_ThaKenMan

Ne nous méprenons pas : j’abhorre spécialement les crétins qui racontent avec gloire comment ils sont arrivés à faire trinquer une bande d’autochtones au son d’«On a des p’tites biiiiiiiites ! », qu’ils auront fait passer pour un « kanpai » français.
Aussi vrai que ce serait dur de nier que l’imbécillité et la beaufitude font aussi partie de la culture française, comme Clavier et Michel Leeb, Sardou, voir Sarko, puisqu’élu par les cons que nous sommes, je doute qu’on ai vraiment besoin de diffuser ce genre de nazeries.

« T’as perdu ton sens de l’humour depuis que t’es au Japon ou quoi ? »

Rions de tout, mais bien entourés.
Jud, la prochaine fois, je vous fait la cuisine à la maison, OK ?

Massacre de table 3Kennybwoysnight_inévitable shochuu

Cases peules
Pendant ce temps, au Mali….

Marre de la ville.

Enoshima est comme une bouffée d’air frais après la classe de cuisine de la demi-journée.

echanger des ballespetit beateau

Gosses d'EnoshimaOn marche sur le bord de la plage, les enfants jouent, les shonan-iens font du surf et les ex-zokus jouent du djembé carré (bizarrement supportable…sans doute l’absence de pétards et de t-shirt « Free Tibet »…et pas besoin de le tondre, ils l’ont déjà fait), les filles roulent dans le sable en bikini en jouant au beach-volley à trois (un grand moment de masochisme), des jeunes mamans à gros seins, tout ça. La routine. Le soleil est superbe, le vent ébouriffe et le soleil se couche alors qu’on se rêve avec un chapeau de paille et une canne à pèche entre les mains, taquinant le mérou coincé entre les rochers, voire plus si affinités.

la tourVers la lumiere mon Dieu

la fosse des mariannesmy little star

coucher d'EnoshimaQuestion ferrage et appâtage, on observera pendant tout le trajet sur l’ile le ballet d’approche amoureuse (sans doute, hein ?) de 2×2 jeunes endimanchés venus s’encanailler sur l’île des plaisirs, quoique c’était là notre extrapolation la geole du chevalier des Gemeaux: la face d’huître décolorée semblait trop peu décidée aux yeux de la jolie pétoncle, qui le traînait de stand de limonade à souvenirs de plastoc, de rochers en coquillages et autres abords de la grotte-obscure-là-bas-où-il-pourrait-se-passer-tant-de-choses, sans qu’il ne tente un mouvement hardi.

[Et voici la geole du chevalier des gémeaux ! -> ]

Vers la grotte fornicatoire
« Oh, regarde, des crabes qui s’accouplent ! Eeeeeeeh ?! »

ManjuLa parade nuptiale du Japonais est incompréhensible.

Après avoir mangé des onsen manju, nous rentrions.

Fin du chapitre.

la paipan d'enoshima

“Vas-y trace ta chatte, tête de mort !”

Murf_shinjuku

Je suis pas du genre enthousiaste de Shinjuku : j’ai du mal à ne pas trouver ça malsain, mal foutu, bordélique. Paradoxalement, c’est ce qui rend le quartier attractif pour le tourisme.

Murf_shinjuku2consaguinité

Qu’est ce qu’il y a à voir ici, si ce n’est des filles maquillées comme des camions volés partant travailler en nuisettes ?

On arrive trop tard pour voir Shinjukugyoen, on se rabat donc sur Golden Gai. En route, le temple tout bidon (remarquez les efforts que je fais pour avoir des commentaires… je SAIS qu’un temple est pas fait pour être sexy, mais j’imagine que dire que c’est bidon devrait tirer une larme à tous ceux qui transpirent chaud du fion devant chaque portique peint en vermillon) ne nous laisse qu’un vague souvenir de corbeau s’envolant dans les rayons poussiéreux du soleil blanc cassé.

Shinjuku_temple

Par contre, la brigade de répression du grand banditisme qui s’active dans la ruelle de derrière, avec tous ces mecs en costumes légèrement surtaillés qui bourdonnent autour tandis que les stroumpfs sont scotchés autour d’une voiture visiblement précieusement occupée pour eux, c’est plus excitant.

Shinjuku_temple_corbeaunaniiiii

Golden Gai, c’est de la porte et du bric-à-brac, mais je ne vous apprends rien.

golden dai1golden dai9
golden dai6golden dai4
golden dai3golden dai2

Derrière, les Hosts se donnent du coeur au ventre dans leurs cages à perruches en poussant des grands haka de rugbymen néozélandais, la virilité et au moins 2/3 des kilos en moins, mais c’est la motivation qui compte pour aller affronter…euh…les refouls des meufs qu’ils accostent, sans doute.

Ahooooou
picore en groupe

Ce qui est intéressant, c’est d’arriver dans la zone frontière (vague) entre le quartier des mectons à poupoules et celui des nénettes à rapport plus ou moins approfondis et toujours tarifiés. Le kombini comme le saloon, on fume devant, prend des energy drink et du ukon no chikara (pour boire sans repeindre les murs), les hosts saluent les hôtesses, voire les habituées, ça échange un mot, une salutation. C’est presque émouvant, ce retour de l’humanité dans un quartier phantasmé comme une usine à plaisirs.

club à peruchesla france vous acceuille
Pour les explications techniques, voir absolument ce film.

Shinjukukabukicho

Pendant ce temps, à la gare…

shinjuku à la poinconneuse

violence

Akiba, c’est...l’occasion d’écrire beaucoup de conneries sans y connaître grand chose.

Je vais pas m’éterniser : on a fait les magasins de goodies, de rétro-gaming, mangé un Mos-burger en face des bars-à-maid sans y aller, je sais pas ce que c’est alors ça va être dur de choisir…et ça me fait chier de lâcher 3000 crédits pour un strawberry shortcake servi par une fille en froufrous (cacher l’oursin sous la dentelle et le satin triple épaisseur, une spécialité nationale) qui me sourit de toute la largeur du champ de pierre qui lui sert de dentition.

maid caféMos

Robert me contredira, je l’espère, mais c’est comme ça que je l’imagine.

Figurine

Donc, on va plutôt aller dans les trucs à figurine et à doujinshi, où le choc sera plus olfactif que visuel : rentrer dans un étage plein de mecs en chemisette à carreau qui transpirent devant Puchi-Puri-Yushi se faisant défoncer par un collégien chevalin et facétieux (« ahahaha, j’te rajoute ma batte de baiseball dans le cul, ça te va ? Quoi, « ouille » ? » ).

akihabaramasque

Ça sent vraiment les hormones et la sueur, le torses glabres et humides, la goute sur la tempe, le membre turgescent et le paquet de scotty posé sur le futon…C’était sympa.

Le reste en photos.

maquettes gundamRare canard
capsule landcapsule land 2

Sinon, je remarque que Baptiste hallucine autant que moi sur les occidentaux sortant avec des mérous locaux.

Difficile d’être objectif  là-dessus : ma copine est pas une  ”gravure idol”, donc on peut avoir le même œil sur ma vie, et Sakana risque de me redemander d’où vient cette obsession.

dans les bacsdans les bacs2

C’est simple :

Avant de partir, lors d’une partie de Bloodball, un certain Lionel (sorte de clone de Barney*

ou autre brameur de death métal des années 90, le charisme en moins) nous avait tenu un discours qui semblait déjà alors transcendant de bêtise, sur combien les japonaises étaient des blocs atomiques prêtes à passer la nuit avec n’importe qui (=sa Magnificence Lui-Même) parce que les étrangers sont des rois dont la seule haleine déclenche des papillons dans les bas ventre des indigènes au panier à cresson suitant de sirop d’érable et autres ataviques jus d’amour divin.


« Patron, y’a un poil dans mon Hydromel ! »

Suivirent une diarrhée descriptive sur les avions qu’il aurait décollé du sol.

Bon.

Loin de nier l’effet « charisma-man », pas forcement faux bien que je ne l’ai pas vraiment expérimenté personnellement, on peut se demander surtout si ce n’est pas le gaijin en goguette qui a de la merde dans les yeux, genre  ”putain les mecs, je me suis envoyé trooooop de meufs de légende méga-bonnes autant que méga-chaudes” alors qu’il s’est plus senti après avoir été accosté par une lambda en recherche d’un prof de conversation intensive gratuite, aventure exotique qu’il regrettera après 10 minutes à Shibuya et lâchera son amertume en fustigeant les filles du coin, décidément d’apparence bien frivole.
Franchement, toutes ces filles avec leur mini-shorts, elles s’habillent trop comme des teuh-pu “, tout ça.

Ouech mon pinx ! Continue à médire et reste avec ton ours, nous on leur boufferait bien le varech, au shibuyettes, question d’esthétique.

Et prépare la mytho pour tes potes quand tu rentreras au pays.

Au croisement d'akiba

*Edit : Mes excuses, je me suis embrouillé : Barney, elégant chanteur de Napalm Death, ne brame pas de death (quoique, récemment…) mais du grindcore, et surtout, c’est pas lui le chevelu, mais le bassiste Shane Embury. J’imagine que 97% d’entre vous s’en battent les coudes, mais Napalm Death, c’est la classe, tiens-le toi pour dit, Gazier !

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