Le dernier jour commence mal. Tous deux avons éteint le réveil, et ratons donc le rendez-vous au centre de sauna/massage, une des spécialités locales.
Pour essayer d’éliminer le stress désormais commun, direction le quartier “ancien” de la ville, une rue gardée par une école de police et des grandes statues en pierre qui devraient empêcher Baptiste de dormir de manière durable.
像
ぞう ・ zou ・statue
Les clochards (?) locaux s’en foutent bien…
ルンペン・runpen ・clochard
La rue est traditionnelle, certes, mais surtout touristique : des magasins de souvenirs à la pelle, mais aussi des galeries d’art à n’en plus compter. Quelques boutiques traditionnelles subsistent, dans un joyeux fatras de pinceaux, éventails, papiers, etc.
Arrivé au milieu, on déjeune avec une bouillie de riz, le traditionnel “repas sain”, le sauveteur des lendemains de cuite, le stabilisateur des flores intestinales, le Camp David des sucs gastriques. Délicieux brouet de viande, champignons, légumes, riz et une racine amère dans le plat de ma compagne, le tout servit par un patron adorable.
Passons sur autre chose avant que ça ne dévie sur un discours de néo-hippy d’association humanitaire partie en Inde avec son poncho et ses sandales fabriquées en pneus recyclés au Mali, tu sais, ils n’ont rien mais ils donnent tout, quelle générosité malgré les conditions de vie, ça m’a transformé, blabla…
La Corée est loin de ça, les gens vraiment aimables existent partout, et celui-là particulièrement.
Plus loin, preuve supplémentaire, le Tokyo Midtown local s’appelle Ssamzie Market: style moderne, plusieurs étages de boutiques à la mode pour bobos locaux, shopping chic pour porter la même boucle d’oreille que les stars des séries, et concept sympa mais au final, ça commence à être le nouveau style facile…bois et béton brut, verre partout, plus une percée verte au dernier étage de la structure en colimaçon.
Dans la cour, 2 mecs en train de faire de gâteaux de graines caramélisées…Mmmmh.
Puis les photos se font rares. On reprend le métro, rentre se préparer et mange un bout debout avec les locaux dans une de ces gargotes sur roulette, des sortes de pâtés de riz oblongs, comme de penne rigatte pleins, marinant dans la sauce de piment brûlante, accompagné de brochettes de je-ne-sais-quoi, de gyouza locaux, et d’un verre de jus de cuisson des brochettes. C’est bon.
Allez, Friday night’s ! Le passe pour 9 discothèques est au prix de l’entrée dans une seule Française. On mange avant, vite fait…Hee-ji commande un ragoût/soupe de Chrysalide de papillons, très peu pour moi, merci, je vais plutôt manger le truc vert, là…Un bar plus loin, on remange, rebois, puis Laurent nous rejoint pour une première boîte, déserte au début, puis se remplissant rapidement. Déception : les séoulites ne seraient donc pas aussi belles que prévu ? Déjà la journée, bof…Détail amusant, contrairement aux Japonaises, très snobs (en apparence ?), elles auraient plutôt tendance à rendre le regard qu’on leur porte parfois avec un petit air fier et mutin qui donne envie de rire (peut être que ‘j’ai regardé que des gamines, va savoir…).
On change de boîte, direction Le M2, assez célèbre.
Premier étage très orienté Hip-Hop, ça m’enthousiasme peu, et c’est plus serré que la bouche de Giscard D’Estaing. On sort, erre un peu, puis retour au M2, en bas cette fois. Je retire ce que j’ai écrit avant sur les demoiselles locales. L’ambiance est assez chaude, ma foi, mais la langue une vraie barrière, alors que ça devrait tourner, n’est ce pas…Ce soir, le français n’est pas dans toutes les bouches, hélas (je sors, je sais…).
La nuit se termine pourtant en rencontrant des compatriotes et regardant de charmantes greluches preskapoil titubant avant d’aller vomir dans un bas côté.
Charme et folklore.
La Corée, c’est fini pour cette fois, on prend l’avion le lendemain matin, chargé d’algues, de kimchi, de produits périssables et de photos. J’y reviendrais pour sûr, Ostie d’Criss de Marde.









Yeah ! J’avais pas lu ce que tu avais écrit sur ton séjour en Corée. Bon ben je t’attends pour “The Return of the Kimchi” l’année prochaine, par contre je serai surement à la rue cette fois
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