Machiko et Tamaki se sont rencontrées sur un pont, l’une boitant dans sa vie plate et morne de transcription audio, petite(s) Kirin(s) du soir et fringues Uniqlo, l’autre traînant la patte dans son plâtre, avec son air typique, à la fois pimbêche insolente qu’on aimerait mouth-slapper à coup de demi-molle-matinale, à la fois danger potentiel…
Le jeu du dominant et du dominé, toutes deux y goûtent rapidement: Tamaki-au-regard-d’acier trouve une pâte malléable en Machiko-la-fade-aux-yeux-de-dorade-congelée, qui finira par y prendre goût…
出会い
であい ・ deai ・ rencontre
Le film suit les liens qui se nouent, les rapports qui évoluent sobrement vers un final un peu prévisible, mais le tout est porteur d’une excitation (pas seulement érotique) latente, accompagné d’une ritournelle accrocheuse…
Monté au taille-haie mais minimaliste et épuré, le film puise sa force dans le charme et la visibilité de ces rapports non standardisés d’un Japon déboussolé mais cerclé de sa platitude quotidienne, exprimés avec finesse et tension (encore une phrase à la con comme celle-là et je me fais embaucher par les cahiers du cinéma).
C’est intéressant et fait pas mal. 3,2/5


C’était la mode des petits seins en 2001 à Tokyo apparemment.
Finalement, on n’arrive pas a (clavier qwerty, je te hais) savoir de quoi ca parle ce film.
C’est difficile de parler d’un film sans verser dans le spoiler de la mort qui tue…
Disons que c’est vraiment ce que j’ai écris : une femme assez solitaire en rencontre une autre, qui boite à cause d’un plâtre.
Le film tourne autour de ce plâtre, qui d’après la fille est le déclencheur de pleins d’évènements qui ont pimenté sa vie depuis la première fois où elle l’a porté.
Un rapport bizarre s’installe entre la timorée qui prend de la graine et la plâtrée froide et peut-être moins solide que ce qu’elle veut montrer.
Le sous-entendu lesbien “de situation” (une hétéro asexuelle se découvre attirée par une femme qui fait l’homme) évolue vers les terres de la relation trouble, complicité un peu trop affirmée (genre 400 coups…) et jalousie glauque.
J’ai toujours rien dit de l’histoire, mais en fait, c’est pas ce qui compte le plus. L’ambiance tendue et le jeu du chat est de la sourie est le centre du truc.