“-Non parce qu’on sent une sorte de névrose, une angoisse existentielle dans la substance, dans cette communion du héros –très postchrétien, vous en conviendrez- dans le périple initiatique qui lui est littéralement offert, avec pour marque cette intériorisation…euh…On pense à Konrad Lorenz et ses oies, même, au chapitre 16…
-Méétoutaféééé !”
Quelques kilos de littérature dans un monde de brutes.
- Rouge Brésil, J-C.Rufin.
Asmara et les causes perdues avait été une très bonne surprise pour moi.
Je n’ai pas été déçu par le pavé en question maintenant, cette aventure épique de 2 gosses de la noblesse honnie, embarqués mais si perdus dans un Brésil qu’on rêve alors français, dans son chaos, ses tourments religieux, les épidémies et les trafics, les chocs culturels…Grand plaisir à lire, moins à porter (c’est lourd). Un style soutenu qui m’a fait vaciller parfois vers un sentiment d’illettrisme.
Beau et pas si long, au final. -
La première gorgée de bière et autres plaisirs…Phillipe Delerm.

En grand connaisseur des premières gorgées de bières, je me suis jeté dessus à la bibliothèque comme Linda Lovelace sur…Passons.
J’aurais mieux fait de relire le Père Goriot, au moins je me serais pas fait chier.
Des nouvelles assez vaines, comme une carte postale de vacance écrite en tout petit, où on décroche vite. Evidement, l’évocation très bobos de la nostalgie de l’opinel dans la poche (et la lame pourrie et rouillée qui empoisonne le goût des aliments, il l’a zappé ?), du soleil d’hiver qui fait hésiter à manger dehors, etc.
Pourquoi pas. Mais ça finit par ressembler à une anthologie non pas de phrases mais de pensées de vieux culs se sentant vieillir, et l’ennui fait lire en biais.
“Papy, tu nous offres un Werthers Originals ?”
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Les chiens de paille, Drieu La Rochelle
Constant le désabusé vivote dans la période abusée, l’occupation, entre effervescences idéologiques propres aux lâches et sa propre lassitude, démoralisant tous les camps.Ça fait pas envie ? Dommage.
Drieu y met beaucoup du sien, l’écriture est prenante, la réflexion ne s’abîme pas trop dans le n’importe quoi, c’est l’homme face à ses choix, au marché noir, à la collaboration, une résistance molle et une résistance dure mais acharnée, fiévreuse, et partout des choix qu’on n’a pas envie de faire.
Très bien.
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Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part, Anna Gavalda.
Passé le titre, atroce, je me suis régalé: c’était très agréable à lire, fluide, pas tellement anecdotique alors que ça aurait franchement pu. Un recueil de nouvelles assez féminines (ça veut dire quoi, au juste?), loin des platitudes franco-françaises du volume commenté plus haut.(Voilà, je suis mur pour lire BiBA en cachette chez le dentiste)

On aurait tort de croire a une gentille tablee d’intello pesants, sur la photo illustrative d’Apostrophes.
Parce qu’avec un zig comme Buk’ sur le plateau, l’emission fut tres tot partie pour finir culte. Et j’arrete la le spoil…
Autrement, pas d’interet notable a dezinguer ta rubrique litteraire, elle ne vaut pas un pesant de cahouetes, et un vieux Gala qui traine dans mes chiottes…
Clarence, empreint d’une philosophie grasse aujourd’hui…
A croire que tout ce que fait la famille Delerm n’inspire qu’un large meuglement d’ennui…
Meuuuuuuuuuuuuh
Ton petit speech sur Drieu la Rochelle moi ça me donne envie d’aller y voir de plus près. Et puis j’aime bien les collabo de manière générale.