Un mois sans post. La traversée du désert sans De Gaule, l’atlantique à la rame sans D’Aboville, Stalingrad sans Paulus etc, c’est lourd ces étalages de culture pour rien dire.
Beaucoup de raisons à évoquer, mais je romps l’ordre chronologique pour parler des 3 dernières semaines d’abord.

Je passe donc à la Swiss et modifie ma date sans frais, pour le 25 février.
Chiaki réserve son billet dans la foulée, même heure, même compagnie…et m’annonce quelque temps après, ravie, qu’elle a hâte de notre voyage ensemble du 26.
HEIN ?!
Bref, Chiaki volera par KLM le 25, et moi par Swiss. >_<
しょうがない ・shou ga nai ・on peut rien y faire , tanpis…
La bonne surprise, c’est cette hôtesse qui vient me voir dans la file d’attente du check-in. Elle parle d’abord au mec devant moi qui attends sa femme, puis se tourne vers moi et me demande “si je suis seul”.
Malgré le choc cérébral (depuis quand les Japonaises draguent à la machette en étant à jeun ?), malgré la pluie d’images blafardes d’érotisme sorti de souvenirs d’une rediffusion d’Emmanuelle sur M6 mêlées au folioscope d’images fantasmatiques de mon semen coulant sur les taches de rousseur du visage moucheté de la jeunette, souillant durablement ce costume bleu marine qu’aucune de ces machines à laver nationales grossièrement inefficaces ne saurait enlever, malgré le sourire crétin provoqué par les précédentes pensées, j’ahane un “oui” comme un boeuf victime d’un arrêt cardiaque pendant le rut et la suis au comptoir de la business class.
Surclassé. Ouéééééééééé……….
Le siège est grand comme une baignoire, c’est énooorme, un régal, je dormirais trop bien.
Au début intéressé, la teneur “PMU de la Poste” du discours me fait rapidement demander un deuxième verre de champagne (ça c’est du petit dej’ !), puis un excellent vin blanc suisse, avec le sourd espoir de lui saouler la gueule vite avant qu’il ne le fasse.
J’ai perdu.
J’ai essayé de regarder le film mais sa voix couvrait celle des dialogues, même avec le casque. Oui, il s’en battait les coudes que je veuille regarder un truc ou non.
Finalement, c’est moi qui avais le casque, un peu, l’autre, après mon 7ème verre, et donc je luis ais dis que souhaitait m’endormir devant la pellicule en question (une lénifiante resucée soporifique de Cinéma Paradisio à la sauce San-Chome no Yuhi…).
Avec ma tête de hippy errant fumeur de marjolaine en transit de Goa (enfin, c’est ce que j’ai lu sur la gueule du douanier), j’ai eu droit a un interrogatoire stupide avant qu’Ahmed, dont je salue la grandeur et la générosité exceptionnelle, ne me ramène à Aix, tous deux pliées dans la mini Cooper.
– Vous avec des marchandises ?
– Euh, forcément…
– Quoi de spécial ?
– Une bouteille de saké, en fait…deux. Des gâteaux, des fruits secs ?
– Ah, des fruits secs…ah…rien d’autre à déclarer ?
– Je sais pas. Je dois déclarer quoi ?
– Je sais pas non plus ce que vous avez. Vous avez fait des courses avant de partir ?
– Ben voui…les cadeaux, quoi !
– Pas de matériel informatique, par exemple ?
– En soute ?!? Non, euh…
– Bon, on va regarder le bagage a main, alors…
O_o’






Et l’hôtesse de l’air ? On s’en fout des vieux beaux transalpins, on veut savoir ce qui s’est passé avec l’hôtesse de l’air !
Union m’ayant racheté les droits de la suite de l’histoire, je dirais qu’il ne s’est rien passé de plus :-{
Désolé.
J’imagine que le transalpin aurait dit q’il l’avait baisé aussi et surtout avant, de toutes façons, et je rechigne à plonger ma petite fleur dans un vase souillé de jus de macaroni.
(on nait poëte, de me questionnez pas la dessus).