Il en a déjà été question dans ce blog, mais l’observation de l’accoutrement du Gaijin en vacances ici relève de la psychose sur une ville appréhendée comme une montagne humaine, une jungle incroyable peuplée de recoins moites du slip (kabukicho ?) et fourmis collantes (les salarymen dans la Ginza-sen de 22h14 ?).
Ce phantasme de la ville sauvage se traduit vestimentairement par un uniforme plus ou moins sujet à des variations (nous illustrerons notre propos lors d’un post sur Kamakura), mais souvent composé d’un pantalon en sergé, ou d’un cargo pour les Etat-Uniens, voire -sublime raffinement- un de ces innérables pantalons kakis avec plein de poches discrètes mais tellement pratiques, et dont une fermeture éclair habilement dissimulée comme une amputation cicatrisée au fer à souder casse la jambe en deux et permet, merveille stylistique moderne, de transformer le tout en short-bermuda.
D’où l’indispensable sac-à-dos, un fabuleux outil de communication sociale dans métro.
Le sac ne saurait accepter un appareil photo démesurément objectivé, parce que si vous voulez avoir l’air cool, faudra se le taper presque vide (quoique…n’oublions jamais le petit pull à nouer sur les épaules au cas où il ferait frais, une gourde isotherme, des cachets d’aspirine, une pompe à venin de crotale, tout ça… ) et ajouter une poche-malette LoewePro ou Hama ou n’importe quel sac rembourré et bien carré, bien cher et bien apte à montrer que vous prenez ce voyage au sérieux.
Ajoutez une chemisette à carreaux (Aigle, Quetchua, Patagonia, peu importe) et ce sera parfait.
Je me demande pourquoi certaines personnes pensent que ce blog est gratuitement méchant. Je vois vraiment pas. J’imagine que c’est tous des cons, ça doit être pour ça.
°Pouf pouf°
Asakusa est bien sûr un temple à visiter, histoire de constater que le bouddhisme japonais, tellement spirituel, tellement profond, c’est comme la catholicisme de Lourdes : un énorme fond de commerce, et baste.
Par contre, y’a quelques oiseaux dans le quartier qui sont amusants (balafrés à brushing décoloré en roux, costume violet chamarré, pôtes taillés dans du steak 100% muscle).
On mange, prend des photos, etc.
Il était prévu de faire un tour à Tsukishima, mais comme Ueno et son parc sont à coté, autant y faire un tour pour s’ouvrir l’appétit.
Le sentier, nouvel eldorado des japonais ?
Pour financer la pègre à coup de boulettes de poulpe, suivez la flèche.
C’est là que ça se gâte : ni moi ni Chiaki et ses anglais débarqués de frais n’aimons beaucoup le quartier, et on y tarde suffisamment pour que la miss devienne d’une humeur imbuvable et claque la porte du métro (c’est une image) à Ginza-plein-des-pétasses-à-caillasse après un tour dans Ameyoko où elle aura changé 5 fois d’avis sur les projets culinaires (pourtant fixés d’avance) du jour.
C’est tendu.*
Nous partons finalement à Tsukishima après une pause café (également appelée « lamentable excuse pour se rincer l’œil »), histoire de manger une Monjayaki et acheter un t-shirt (passionant, voui voui…).
Le soir, on approche un ramen à coté de la maison, et lorsque la porte s’ouvre, une odeur de MORT en sort, comme un raton laveur crevé derrière la cabane des chiottes du jardin de Céline Dion (enfin, j’dis ça à tout hasard, hein?).
Ça restera un souvenir olfactif assez éprouvant, même si la bouffe en elle-même était pas mauvaise, la puanteur du bouillon de porc (ils font le rôti-demi-sec eux-même aussi, ceci expliquant cela…) s’incrustant dans les vêtements. Je me sens comme un touriste dans mon propre quartier.
Puis, on se couche en pensant à demain, Akihabara et, j’espère, ses hordes de renards boutonneux à sac-à-os venus acheter des figurines des Chevaliers du Zodiaque à un prix dérisoire pour les revendre à 130 euros aux crétins de France .
The World Coolest Hobo. Ever.





























[...] est l’occasion de tester les théories sur la typologie du touriste évoqués précédement (ce blog s’auto-cite : ça sent le “j’ai rien à vous [...]
[...] emmerde le jet-lag, il ne veut pas dormir, on part donc à Ueno dès son arrivée. Quoique je déteste cordialement Ueno, le parc sous les cerisiers s’avère assez joli et entomologiquement [...]