Je suis pas du genre enthousiaste de Shinjuku : j’ai du mal à ne pas trouver ça malsain, mal foutu, bordélique. Paradoxalement, c’est ce qui rend le quartier attractif pour le tourisme.
Qu’est ce qu’il y a à voir ici, si ce n’est des filles maquillées comme des camions volés partant travailler en nuisettes ?
On arrive trop tard pour voir Shinjukugyoen, on se rabat donc sur Golden Gai. En route, le temple tout bidon (remarquez les efforts que je fais pour avoir des commentaires… je SAIS qu’un temple est pas fait pour être sexy, mais j’imagine que dire que c’est bidon devrait tirer une larme à tous ceux qui transpirent chaud du fion devant chaque portique peint en vermillon) ne nous laisse qu’un vague souvenir de corbeau s’envolant dans les rayons poussiéreux du soleil blanc cassé.
Par contre, la brigade de répression du grand banditisme qui s’active dans la ruelle de derrière, avec tous ces mecs en costumes légèrement surtaillés qui bourdonnent autour tandis que les stroumpfs sont scotchés autour d’une voiture visiblement précieusement occupée pour eux, c’est plus excitant.
Golden Gai, c’est de la porte et du bric-à-brac, mais je ne vous apprends rien.
Derrière, les Hosts se donnent du coeur au ventre dans leurs cages à perruches en poussant des grands haka de rugbymen néozélandais, la virilité et au moins 2/3 des kilos en moins, mais c’est la motivation qui compte pour aller affronter…euh…les refouls des meufs qu’ils accostent, sans doute.
Ce qui est intéressant, c’est d’arriver dans la zone frontière (vague) entre le quartier des mectons à poupoules et celui des nénettes à rapport plus ou moins approfondis et toujours tarifiés. Le kombini comme le saloon, on fume devant, prend des energy drink et du ukon no chikara (pour boire sans repeindre les murs), les hosts saluent les hôtesses, voire les habituées, ça échange un mot, une salutation. C’est presque émouvant, ce retour de l’humanité dans un quartier phantasmé comme une usine à plaisirs.


Pour les explications techniques, voir absolument ce film.
Pendant ce temps, à la gare…


















En voyant ta première photo je me suis dit :” Ah le con ! Il a pondu le même poste que moi, le même jour !”
Mais en regardant bien, non, en fait : toi tu as pris une nana sur petits carreaux et moi sur grands carreaux. Rien à voir.
Toujours autant de plaisir à te lire, surtout qu’en ce moment tu reviens à un rythme de publication décent.
Par contre mon bon senbei, … Golden Gai, Golden Gai et non Dai !
woo, roban the king of Golden Gai !
sinon, aha, les Hosts, moches。。。J’ai vu leur cheveux fixes so much hard by a full bottle of hair spray didn’t move parfectly in a stormy weather. こいつらどごのいなががら、みやこさでてぎだんだべか笑
@Pat’ et Emi : Merci pour vos commentaires…le rythme est correct parce que j’ai acheté le petit pc et que j’ai BEAUCOUP de trucs à racconter, mais c’est difficile de poster régulièrement. En fait, c’est mauvais signe : je bosse pas assez.
@Robin : merci, j’ai corrigé. J’avais un doute mais la flemme de chercher^^.
Euh…
Non rien.
Sinon, pour la comparaison entre Hosts et Rubgymen neo-zelandais, tu peux rajouter plusieurs dizaines de kilos supplementaires.
Et moi j’aime bien Shinjuku.
My 2 cents…
Clarence, back in blog business