Le travail a repris, Golden Week est fini.
Sous la glace, les nouilles gélatineuses et leur sirop...
Baptiste mange ses premiers sanuki udon à Tama-Plaza, mais c’est surtout le lendemain avec la très candide Madame Watanabe qu’on s’en met plein le ventre avec un repas gigolesque (une mamie, 2 barbus…) à Shinjuku, en haut du grand magasin Keio.
Présentation un peu désuète, mais goût soigné : les entrées sont fraîches, la viande tellement fondante que Baptiste a un orgasme spontané et le homard d’Hitomi assez moyen, à dire franchement, mais c’est pas nous qui allions le commander, donc…
苦い
にがい ・ nigai ・amer
Petit bémol, les espèces de pousses de je-ne-sais-quoi d’eau douce, jetés dans un verre à martini qui n’avait pas demandé à être rempli de branchelettes amères et gluantes. Autre bémol possible, le prix. Mais nous n’en saurons rien…
Nous filons au musée Ghibli de Mitaka/Inokashira Koen…c’est fou, j’ai habité 8 mois à côté sans jamais y foutre les pieds.
Dommage, c’est superbe…Certains considèrent Miyazaki comme un laveur de cerveaux, un porte-nom de l’éco-enthousiasme imbécile et lénifiant, mais si l’argument se défend parfois (et surtout face aux crétins qui se sentent obligé de l’ériger en demi-dieu), la propagande qu’il peut créer me réjouit toujours nettement plus que toutes les autres (à part peut-être celle de la RAF ou les discours de Maurice Thorez, mais c’est autre chose n’est-ce pas).
C’est facile de crier au lavage de cerveau dés que quelqu’un essaye de faire dans le bon sentiment, peu importe le nombre du carbone qu’il produit (pellicule, hélicoptères…) , les alliances industrielles conclues (Disney, PPR…) ou la forme plus ou moins partiale et incomplète du point de vue…Continuons dans la critique monolithique et refusons la nuance, le capitalisme vaincra de toute façon, hein ?
Un prédateur parmi d’autres.
Mais la question est toujours la même : le sentimentalisme écologique ultra-esthétisé doit-il être banni sous prétexte qu’il est un énorme support de vente, une lettre d’indulgence pour pollueurs ou une machine a révolte limitée à 2H10 ? Êtes-vous assez irréprochables pour vous prétendre opaque à toute tentative de rachat coupable ? À débattre…
Bon, Ghibli, ils sont aussi en lutte contre les photographes du dimanche, et au fond, ça relaxe : il y a tellement de détails, de soin apporté à la réalisation de l’édifice que ça ferait des milliards de nazebrokes en train de mitrailler la moindre ferronnerie à tous les coins de pièce.
Le musée à fait le choix de ne recevoir qu’après prévente et réservation, ce qui a pour effet de préserver un certain confort de visite. Les pièces sont thématiques, tantôt sur les techniques d’animation, tantôt sur l’atelier des artistes, sur l’univers et les sources d’inspiration. Un joyeux fatras superorganisé, dans lequel on pourra sûrement découvrir de nouvelles choses à chaque passage.
Aucun lien cause-à-effet…
On visite, voit un joli film (Mai et la troupe des chats-bus) et bois un café après une virée sur le toit et son robot, alors joliment orné d’un arc-en-ciel. Baptiste lâche 20.000 à la boutique de souvenirs, tout va bien. On rentre en admirant le ciel…















Oui, le CAPITALISME vaincra !
Rejoins-moi camarade ! La route est longue, et pleines d’embûches, mais la piscine du Peninsula est au bout (et les serviettes qui vont avec) !
Bon bah, je vais aller me remater Nausicaa tiens… Histoire de me refaire une virginité sentimentalo-écolo !
PS: Et puis la série “Baptiste et les toilettes toto ou pas” mériterait un véritable développement… A-t-il été émerveillé par la cuvette qui se lève d’un trait ? A-t-il apprécié le jet tiède qui masse l’anus ? A-t-il trouvé la température de la cuvette à son aise ? Là, se trouvent les véritables questions essentielles et existentielles de l’univers !
Clarence, in comfort, i trust
Moi, le premier jet tiède dans l’anus a déclanché un durcicement sensible d’une protubérance qui n’est pas le nez. Baptiste, je ne sais pas, j’étais pas là.
Qu’est-ce que c’est que ce sujet racoleur, d’abord ?
Senbei, southern comfort.
Les deux trois salles avec les cansons/aquarelles sur les mur, ca m’a retourné
C’était ma partie préférée du musée, pour le reste je l’ai trouvé un peu “vite-fait”, bien que sympa quand même
C’est clair que c’est rapide…on pourrais passer des heures à calculer les milliers de reférence des salles dont tu parles, néamoins.