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Bitches and Moët
Dirty South (Giroppon flaaavaa)

« Les sept péchés capitaux identifiés par Saint-Thomas-d’Aquin sont l’acédie (ou la paresse spirituelle), l’orgueil, la gourmandise, la luxure, l’avarice, la colère et l’envie . »

dixit Wikipedia.

Seignor, c’est l’or !

Hurler qu’il en manque une serait de mauvais goût, donc j’ai généralement la décence de me taire. Mais avouons-le, très humblement : ce qui est mien est à moi, et inversement.

On voit rien, remboursez

Au Japon, où tout un chacun pioche sans rien demander dans le plat que vous avez commandé imaginant vous en foutre jusque-là de kara-age, ce poulet frit surgras qui fait le bonheur des cardiologues, vous laissant seul devant un petit ravier à la con, comme si vous jouiez à la dinette avec votre nièce, y’a de quoi avoir les boules si vous avez l’instinct de possession dans les tripes.

Qui a bouffé les pates au mentaiko

La générosité guerrière de l’autochtone semble trouver plusieurs expressions :
Le communo-darwinisme de marché qui sévit dans l’économie en est une facette : vous devez supporter l’incompétence de votre voisin de box, fais pas le lâche rien, donne toi-aussi le peu d’heures qui restent de ta vie privée ! Cela dit, que le meilleur gagne : il y a des gens qui dominent, que veux-tu, Tanaka, toi tu creuses.

Raquez, salopes imperialistes
Raquez, salopes capitalistes !

Cela dit, l’altruisme dans le partage des boulets, ça ne garantit pas de l’avarice.
L’avarice revêt ici une forme particulière, surement liée a un certain sens de la propriété ET au désir d’amasser les richesses sans avoir les moyens -et surtout la place- de le faire.

la snouff c'est le malVulgaire

Le japonais semble plutôt grandiloquent : il peut vous couvrir de cadeaux pour une occasion inattendue, et sa générosité ne fait que rarement défaut avec les étrangers: ma mère s’est vu offrir des cadeaux par des élèves qui ne l’avaient jamais vu et ne la verront sans doute jamais, des trucs faits main, c’est impensable en France, IMHO.

Quel guide touristique ne souligne pas la froide apparence, mais le don de soi du Nippon ? Ne cherchons pas trop la petite bête. Et puis, on s’en fout, ce post doit parler de moi.

Ciel Gratuit  3Ciel Gratuit 1
Les beaux ciels d’hiver sont gratuits, merci.

Moi, je rechigne déjà plus. Sur des bricoles; n’est de vraie avarice avouable que celle qui confine à la mesquinerie.

Par exemple, partager la note, un exemple louable. Pas une mauvaise idée, au fond : on partage à la fin, comme ça pas de soucis..Mais ça perd un peu de charme, la fin de soirée à la calculette. On rêve parfois de soirées où chacun amène un truc, le joyeux bordel, quoi.

Pourtant, déjà jadis, on remarquait dans les soirées marseillaises qu’une certaine Japonaise (nommons-la Maika pour plus de commodité ) débarquait avec une pauvre bouteille de rosé des sables, le genre avec un bouchon en mousse compressé, et se jetait aussitôt sur les muscats, champagnes, et autres choses délectables disponibles. Non que l’impolitesse me choquerait chez un indigène, un marseillais à plus fort titre, mais on attendait un peu moins de rapinerie chez une nippo-friquée.

Sarah Asuka
Robert, appelle vite la LICRA !*

Vous me direz que c’est le propre des biens-nés d’être rapiat. Pas faux. Néanmoins, au nom du darwinisme évoqué précédemment (doit-on rappeler qu’aujourd’hui encore, le Japon n’ignore pas l’existence de castes ?) , on peut parfois voir tolérer que l’un ou l’autre commande des trucs superchers, parce qu’il aime ça, et voilà. Et d’autres mouftent.

Justement : l’avarice, c’est pas que tu veuilles pas payer, c’est plutôt que tu payes seulement à condition que ce soit POUR TOI.

Champagne israelienFoie gras et figues
Semblant de prospérité partagée…

Quel est le problème, au fond ? Aucun. Chacun sa merde.
Quant à moi, si je garde le souvenir d’une époque difficile et n’ai pas envie de dépenser pour n’importe quoi, c’est plus du cartésianisme qu’autre chose. Je paye en nature.

Kwaaaa
« Mais non j’plaisante, mon sucre d’orge !

Je t’achète tout de suite ce corsaire Versace ! »

* Je précise pour ceux qui n’auraient pas les idées claires que je ne suis pas un ami de Dieudonné mais que j’aime les clichés, et qu’une japonaise avec ce genre de bijou, ça me fait sourire, et d’un, et de deux, vu l’absurdité de la situation, ça me semble bien illustrer cet artiste. Si vous n’êtes pas content, sachez que c’est pareil et que je ne vous prêterais pas mon intégrale de Popeck.