Difficile de commencer quelque chose sur les différence culturelles, sachant qu’elle sont abyssales d’un coté, pas si énorme de l’autre, et que de toutes façons, tout a déjà été dis de ci de là.

Toujours est-il que plusieurs questions arrivent souvent pèle-mèle…


くつ, kutsu, les chaussures.

Comment ce fais-ce, par exemple, que les filles portent toujours des chaussures un peu trop grandes ? On les entends arriver de loin, ça tape fort pour ne pas perdre l’escarpin, le talon se décolle visiblement à chaque pas, j’en ais des ampoules juste en regardant.

Alors forcement, faut dire que c’est le paradis de la chaussure…Se balader à Shibuya vous donnerais envie d’être une femme, ou plus précisément un travesti (enfin, je dis « vous »…je pensais surtout à Sylvain en « Kogal », genre poupée Barbie blonde tannée par les UVs et l’autobronzant, trait de maquillage blanc sous les yeux, lèvres glossées rose pale voire blanche, chapeau crème, jupe façon « une ceinture fera l’affaire » et talons supra-haut…M’enfin en même temps, moi j’dis ça j’dis rien, hein ?).

Le nombre et la diversité de godasses est impressionnant, et elles se régalent, visiblement (pas trop cher, en plus).

Pour les hommes un peu moins, surtout de la basket néo-vintage, Nikes 80’s violent fluo+zebre vert +semelle imitation espadrilles, le genre.

Sachez néanmoins que ça se porte aussi un peu trop grand…Je marchais derrière un mec en costume lambda dans la rue de chez moi, et j’entendais de loin le clouk-clouk du talon creux qui racle le sol parce que les lacets sont pas faits ou la pointure trop grande.

Etrange…

! Le champinippon des parkings.
きのこ, kinoko, le champignon

Aujourd’hui j’ai ramassé mes premiers champignons, ailleurs qu’au supermarché ou sous la douche (je vis dans une collectivité…).

Le chemin qui va de la gare d’Inokashira-Kōen (井の頭公園 ) à chez moi longe la voie ferré, genre 450 mètres à peine…On passe d’abord sous une belle allée de sakuras, ces cerisiers vierges qui fleurissent début avril et font la célébrité du parc attenant la station (j’en reparlerais…), et commence la litanie des baraques de rupins, voiture allemande dans le garage ouvert pour qu’on la voit, quoique parfois elle soit sous une housse.

sakura-1.jpgsakura-2.jpg

Au milieu, un petit parc à vélo, avec du gravier au sol…et soudain, je me fige, tel l’épagneul truffier sous le chêne vert de Pougnadoresse (30), le nez alerte et la jambe raide, le poil soyeux et la queue…euh non, pas la queue.

DES MORILLES !!! O_O

3 jolies morilles beige, dans le gravier, ça se refuse pas, non ? superbe, pas abimés, personne n’y avait touché…

Je ne savais même pas que ça poussait au Japon. Chiaki dit qu’à chaque fois qu’elle en a mangé, à part en Europe, c’était importé, et encore, au resto, parce qu’ils savent pas quoi en faire.

Moi si !!! Je vais m’acheter des pâtes, de l’huile d’olive, un peu de veau peut-être…J’en ai l’eau à la bouche…

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