Prête-moi ta main (Fr 2006)

Vu dans l’avion, merci Swiss(Air…mais le nom a changé…), c’est une bonne RomCom à la française, avec le mec de 40 balais (Chabat, toujours délectable) qui trouve pas de copine et finalement si (Charlotte Gainsbourg, moins insupportable que d’accoutumée), sur un hasard…
Un bon moment de passé, sans réfléchir trop, un peu comme une carte postale de l’île d’Oléron de tata Monique , « On passe de bonnes vacances, il fait beau, bise à tous !« … ça coûte pas grand chose et sa fait plaisir malgré la forme convenue.

4 / 5, facile mais efficace.

7 gatsu 24 ka dôri no Kurisumasu (Christmas on July 24th Avenue – Jp 2006)

Merci Swissair encore, un film japonais sympathique quoique très prévisible par moment. Le scénario classique : la jeune empotée à lunette, robes longues et maladresse chronique, le paquet de livres serré contre la poitrine, bla bla…elle s’évade en lisant un shojo-manga à la con sur les aventures d’un sous-Oscar François de Jarjayes, ce qui est juste un énorme prétexte en bois pour aller tourner à Lisbonne (ça donne envie, d’ailleurs).
Cela dit, le reste de l’action se passe au Japon, et bien entendu, amoureuse d’un joli eclairagiste (profession à la mode : « je suis un artiste mais pas une rockstar, sensible mais pas cocaïnomane flambeur, j’ai une Ford Focus, des chemises à rayures Martin Margiella, des lunettes… »cf.April Snow aussi), elle va se transformer et…

3,37 / 5, la chenille se transformant en papillon fait toujours recette.

Holiday (Kr 2006)

Ah la bonne surprise, même complètement avoiné (bière + alcool de prune = youhouuuuu!) on sent que c’est du bon film !
Déjà le titre : dans le dernier ¼ d’heure, ça prend tout son sens, et franchement, j’ai eu de frissons ! Si quelqu’un me trouve la chanson de la BO je serais content (The Bee Gees – Holiday).

Histoire : Machin-Yung est en prison avec Chose-Pak et Truc-Suk. Forcement, il y est parce que le méchant Bidule-Wook l’y a jeté, et il s’y fait torturer dans des plans assez insoutenables psychologiquement (genre Jackass mais pas pour rire, je te pisse dans la bouche etc.).
Le pourquoi du comment associé à la brutalité gonzo-esthétisante du film (les corps huileux qui se tordent dans d’improbables râles, les visages arrosés de grosses giclées de sang glucosé dégoulinants dans les bouches haletantes, la choré hypnotique des corps criblés de trous de balles, pouf pouf…) font du tout un film éminemment politique, puisque s’inspirant d’une histoire vraie, le nettoyage de l’habitat informel (=bidonvilles construits) de Séoul à l’occasion des Jeux Olympiques.
Forcement, on a envie de tuer le trou-du-cul de service de bout en bout, tant il a la tête de l’emploi et que l’identification est forte (c’est un acteur, en fait, hein …)
Bref, de la bonne maîtrise technique (les scènes d’actions m’ont fait vaguement penser à Gladiator, je sais pas pourquoi…), une image hyper-léchée pour un film assez dur au final, avec un acteur principal charismatique au possible et des seconds rôles très appropriés.. ça cogne, c’est politique (c’est la mode en Kr ? Voyez The Host !), c’est bourrin, ça prend les trippes et voilà.

4,3 / 5, bonne surprise.

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