Ça change de « I’m from Canada and I’m wasted, yoooohooo ! »

 

外人

がいじん, gaijin , étranger (terme légèrement péjoratif à la base)

Tout ça pour dire qu’après un peu plus d’une semaine, on peut faire une légère typologie des occidentaux Tokyoïtes:

  1. Le baltringue anonyme : pull GAP noué sur les épaules du polo Ralph Lauren saumon, 2 gosses –un garçon et une fille, la fille étant l’aînée -, une femme blonde dans la quarantaine fatiguée et fatigante, qui garde ses lunettes de soleil pour cacher son désarroi face à une société qu’elle n’a pas vraiment envie de comprendre, au fond, pendant que le mec est là pour le travail, de toutes façons il leur reste 2 ans à tirer et ils repartent.
  2. Le Salaryman gris : en costume comme les autres, il ose tout de même le gris, et le bleu ciel pour la chemise, ce qui fait assez naze puissance internationale avec la cravate marine à rayures transversales bordeaux.
    Il est busy, commence à parler en japonais, à force, mais whatever, n’est ce pas ?
    Peut-être utile mais aussi très puant.
  3. L’Akiba Insider: La catastrophe ultime, le « qui se la sent trop », qui essaye d’avoir des amis dans Akihabara (qu’il connaît comme la poche du ventre de Doraemon), rivalise avec les otakus locaux en les méprisant un peu quand il parle avec un français, genre « ces mecs sont vraiment trop à fond, ils ont pas de vie, tu vois ? Ah chotto matte, mon keita sonne – Moshi-moshi ? Hai, Eriku desu !« .
    Physiquement variable, tantôt gros en t-shirt / lunettes / plein de sacs, arrogant néo rebelle / piercing d’arcade / chaîne à portefeuille, etc.
  4. Les pauvres idiots comme moi.

Pour l’instant, j’ai de la chance, les personnes que j’ai apostrophés étaient sympa ou du moins pas désagréables.

Exemple, cette sympathique mère de famille allemande croisée à Sunrise Street, grande galerie commerciale de Kichijouji. Elle est prof de chinois à la fac du coin (sic), capte rien et a un allemand très chantant, très agréable, c’était reposant.

Après, je vous épargne les camionneuses hollandaise de ma guesthouse, cheveux bicolores et look RanXerox (à chaque fois fois que je la croise, j’ai peur de m’oublier et du lui lâcher un « hello you huge freaking dyke ! » 😦 ), les suisses-allemandes en veste de trekking dans le Starbucks à Shibuya, et autres.

Histoire de se détendre, voici un petit test d’otakuisme.

Je pensais exploser le score mais finalement, ce fut banal.

Your otaku Purity Test Results

You answered « yes » to 60 of 200 questions, making you 70.0% otaku pure (30.0% otaku corrupt).

Je jure que j’ai pas triché. Je suis curieux de connaître le score d’Armand 😛

(merci à Mariem pour le test :-))

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