Yebisu

Cette semaine, nos armes de destruction massives du foie sont :

  • Une bouteille de vin italien, un Montepulciano D’Abruzzo « Caldora » étonnement sympathique prouvant que malgré Berlusconni et Andréa Boccelli, ce pays produit encore autre chose de la vulgarité. (..vais encore me faire des amis, tiens…)
  • Une Kirin Enjuku Kuro, honnête et solide brune, avec la « kirin touch« .
  • Une Yebisu verte…et là, faut dire, c’est vraiment classe. Toutes les Yebisu goutée jusqu’à maintenant sont vraiment TRES bonnes. Mais chères…
  • Un café froid sans sucre UCC qui n’a de noir que le nom et sert donc absolument à pas grand chose.

Passons à la communication…

Je commence à me lancer dans des demandes d’explications, sachant pertinemment que je comprendrais pas la réponse, mais faut essayer, non ?

Aucun succès à Book-off, un grand magasin de livres d’occasion ou je cherchais ce livre et n’ai pas pu me faire comprendre, malgré les efforts méritoires de la pôvrette que le contremaître de librairie (à qui je me suis adressé en premier) a délégué pour masquer son .incompétence crasse et ne pas perdre la face (j’en suis sur…2 secondes avant, il lui disait de porter un carton qui m’aurait fait miserer…).

Par contre, la petite tokyoïte (traduire = chaussettes noires au dessus du genoux, chaussures ouvertes, jupe inexistante et petit minois qu’on appréciera mieux de loin, sauf si on travaille chez Duluxe Valentine) à qui j’ai demandé si c’était le bon train m’a répondu assez surprise, avec un joli sourire encourageant.

Si les deux connard à coté de moi s’étaient pas décidé à se mettre sur la gueule en plein milieu de la rame d’un coup, ça m’aurait arrangé, tiens…quel soir…

Déjà en venant, en sueur, j »ouvre ma canette de café et soudain, un petit vieux me tend un petit pain tout brun…

 

鷹 揚 な

おうよう , ouyou, généreux

Je sais pas trop quoi faire (ils sont pas si chaleureux d’habitude…), mais il me dit « Eat !« , alors forcement, je sais mieux 😀

Je le remercie et mange, contre toute attente, moi qui suis assez méfiant d’habitude (n’est pas Pascal qui veut…). Avant j’ai regardé 2 seconde la tronche du mec, très japonais buriné, le poids des années, le choc des heures de travail, ancienne école dans le sang.

Hop !

En fait, il s’agit d’un chou à la crème verte (!), avec un goût de thé très subtil. La crème est onctueuse, le parfum frais.

En partant, il m’en donne un second, que j’hésite à garder pour voir si ça fossilise, ou au cas où, pour le centre anti-poison…Chiaki n’en fera que quelques bouchées, pas méfiante du tout.

« Il travaille peut être là où on les fabrique… »

Parfois, tout est simple, non ?

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