Quelques nouvelles en vrac et plus en détails, parce que j’arrive pas à répondre à tout le monde en ce moment.

J’ai recomposé à partir d’un mail à Béa et d’un post fait sur le blog de Thomas, cité plus loin….désolé, mais pourquoi re-écrire un truc dont on est content ?

Niveau santé, je me suis pété une dent début du mois passé, et je ne suis toujours pas allé chez le dentiste… je ne change pas beaucoup, je laisse toujours traîner ce genre de trucs : la douleur ayant quasiment disparue, je n’ai rien fait, en attendant l’entrée en vigueur des accords de sécurité sociale entre France et japon le premier juin 2007, qui devraient permettre un remboursement intégral par la France, sans pour autant souscrire à la très onéreuse CFE, caisse des Français à l’étranger (dont les remboursements semblent très hypothétiques et tardifs, eux aussi).

¤¤¤Attention, passage sociologique de comptoir…¤¤¤

Le livre ci-contre est cher mais remarquable.

Le temps de la société est différent, comme le rappelle Jocelyne Sourisseau dans « Bonjour/Konichiwa : Pour une meilleure communication entre Japonais et Français« .

C’est généralement très appréciable pour un étranger, qui reste un peu en dehors, mais comme le disait Thomas du blog La Rivière aux Canards, on a parfois une impression étrange de perdre un temps fou pour rien.

Les Japonais ont un rythme de vie singulier, à base de 10h de travail par jours minimum, dorment dans le train tout le temps, sont crevés, mais…d’une efficacité parfois…déroutante.

Souvent, pour faire le travail d’un français fainéant à 35h avec la pause café (+ la pause 51 / Casanis 🙂 ), la cigarette et les vacances (l’image prédominante…), eh bien il faut 3 Japonais à 59 heures la semaine au bas mot. Il semblerait que faire acte de présence et sembler occuper à faire des trucs très lentement soit partie intégrante du travail. Faire le travail vite et glander après est mal vu. Le nombre de personnes debout à attendre et meuglant « irrashaimasééééé! «  (bienvenu cher consommateur !) d’une voix nasillarde dès qu’un client passe est proprement infini….

Consomme

Les galeries marchandes se suivant ad lib (et dieu sait que ce peuple est consumériste…pour preuve, une pub géante dans le métro : « you are what you buy »…je vais vomir, je crois…), ça fait autant de gens payés à rien foutre, d’autant plus que les vendeuses ne vous harcèlent pas comme en France, mais signalent juste leur présence. Le pliage et les comptabilités se font une fois le magasin fermé, alors vraiment, ils doivent s’emmerder toute la journée, je meurs juste en les voyant. Je pense que je serais à même de publier une thèse de philo en moins d’un an tellement j’aurais rien d’autre à faire que de la masturbation cérébrale dans un cas comme ça.

[Ahh, mais quelle bonne remarque sarkoziste j’ai fait là ! ça contamine à distance, j’imagine…le règne du grand poney arrive, tremblez trotskystes !]

C’est fou à voir le nombre de mecs qui ont des emplois ici…euh…comment dire…2 types pour faire la sortie des voitures dans un parking, des mecs dans les centres commerciaux qui surveillent de la supposition d’éventualité la nuit, des grooms dans les gares…Tellement d’intermédiaires à postes fixes, si fixes…La dernière fois que j’ai eu un problème de retrait à la banque, je m’adresse à une des 3 (!) hôtesses, qui vont chercher un anglophone, puis finalement non, puis le planton (le type qui fait sérieux et souhaite la bienvenue en surveillant la queue…) viens voir, puis un cadre, qui délègue à une employée cachée dans l’ombre de m’amener à un autre distributeur, et…Je dis pas que la qualité du service est pas au top, du coup, mais on arrive vite à se dire que ça fait beaucoup de barouf et d’énergie perdue, de fric qui semble gaspillé…
On peut se dire « c’est mieux, y’a moins de chômage, et comme ça, le service est bien et tout le monde travaille, neee?« .

Oui, forcement.

Toujours est-il que c’est pas facile de ne pas s’interroger, de se dire que le vie est peu excitante pour eux, que…penser comme un Français ! Mais si on y pense trop, on reste pas au Japon, non ?  Je disserte, mais c’est du vent…je connais encore rien du Japon, mon appréciation se modifie toutes les heures, toutes les minutes, et on est fini si on s’arrête aux apparences, ici. VRAIMENT. Reste tout à apprendre…

Heureusement, les schématismes sont faits pour être cassés, et Chiaki ne rentre pas dans le moule. Je trouve que son individualité s’affine, qu’elle est plus lucide, plus introspective et exprime donc de mieux en mieux son ressentit. Ça fait vraiment plaisir.

J’ai rencontré brièvement ses parents, et c’était bien. Après coup, ils lui ont fait part à chaque fois de leur étonnement sur mes jambes apparemment très courtes (j’essaye d’expliquer que c’est le contraire, que c’est mon tronc qui est long, mais sans succès…). Je vais cuisiner provençal chez eux la semaine prochaine.

Bref, pour finir l’épisode du temps qui passe, il le fait très vite, et même sans travail, ça passe à toutes vitesses.

Peut être que les Japonais sont si fatigués à cause de leurs nuits, s’ils dorment tous sur des merdes comme celle qui m’es fournie dans la guesthouse où j’habite : un futon de 10cm d’épaisseur, une vraie catastrophe…une épaule raide depuis 1 mois. J’en suis pas au park-bank-syndrom (bras paralysé comme l’été passé…), mais ça coince un peu. J’aurais bien aimé changer d’appartement…faut voir. Boulot d’abord ! En tout cas, je vais mettre une annonce pour voir si je peux trouver un matelas mieux et pas trop cher !

Question travail, j’ai rendez-vous vendredi avec une « École de paris » qui a l’air vraiment bien et est située à 20 minutes à pied de chez moi, en traversant le parc. J’espère que ça va aller. Ils ont déjà annoncé qu’ils me feraient expliquer la règle de construction de l’imparfait…c’est pratique, je sais quoi réviser.

Je n’ai pas fait un topo pour tous mes précédents entretiens, mais c’est sans grands résultats, sinon un succès d’estime, hélas.

Allez, j’y retourne. Merci à baptiste pour le titre…;-)

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