À force de mettre des bonnes notes à tous ces films dont je parle ici, j’avais un peu la sensation de devenir « bon public« , ce qui est sûrement un peu le cas au fond.

Là au moins, c’est clair : ce film-là est une bouse poussive, monté avec les pieds par un gorille asthmatique, filmé comme un reportage à la con de je ne sais quelle télé associative du Val-de-Loire…
C’est navrant d’ennui, d’incongruités, de pesanteur superflue, forcement superflue, chargé de dialogues sans envergure ni intérêt aucun, même poétique, des ellipses incompréhensibles et des « rebondissements » (?!) excitants comme une après-midi à jouer au loto dans un hospice en mangeant du quatre quarts industriel « premier prix ».

Le tout doit beaucoup à Audrey Tautou, qui confirme qu’elle est au moins aussi bonne actrice que Steven Seagal et Jean Lefevbre réunis, l’aïkido et la tronche de l’emploi en moins.
Édouard Baer est complètement à côté de la plaque (C’est une expression, hein ? Mais ça peut désigner Audrey aussi…) et cabotine à souhait dans le non-comique, alors qu’il suffit de le laisser au naturel pour que ça marche.

La seule qui s’en sort est Catherine Jacob, mère névrosée pendant ses pauvres 6 minutes d’apparition dans cet océan de platitudes religieuses de comptoir (vous avez remarqué que j’ai même pas envie de parler de l’histoire ?) et couverture d’écrasantes banalités soporifiques.
0,002/5, même le master et le son du DVD sont pourris.

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