Drinking out of myself.jpg

Ça faisait longtemps que je n’avais pas posté de rapports sur les boissons alcoolisées que je déglutis, donc je me rattrape un peu…

Prime Time.jpgOutre la mousse grasse et onctueusement douceâtre qui glisse au fond de ma gorge quand j’aspire de grandes lippées de bière allemande au restaurant, mes commissures sont colorées d’écume blanche quand je parle trop ou quand je me tape trivialement une canette devant un film, comme un gros beauf que je suis approchant la trentaine.

Passons.

Premièrement, 3 fausses bières, ou bières de seconde zone:

  • La Bitter & Sharp de Saporro est crédible, presque une vraie bière, mais à consommer fraîche impérativement, sinon c’est vraiment bof (hein Philippe ?)
  • La Ryoshitsu Sozai de Kirin (en rouge), trop fade à mon goût, vraiment (rare que j’aime pas trop une Kirin, tiens…)
  • La grande canette jaune de Asahi, de la première photo. Correct, sans plus.

Bitter & SharpRyoshitsu Sozai.jpg

Des vraies bières:

  • Yebisu Premium brune…Yebisu= Toujours la classe. Que dire de plus ? Bon et cher, voilà.
  • Malt’s de Suntory: très agréable, ni trop lourde, ni trop légère, un vrai succès populaire justifié.
  • Kirin Classic, la pure bière à l’allemande, assez amère et sèche en bouche (les bières japonaises me sont souvent trop grasses, trop sucrées), rafraîchissante, une boisson d’homme qui alourdit les burnes, la classe.
  • Prime Time, dont le joli packaging bleu mat mais fade constitue à mes yeux le seul atout, tant je suis habitué à être déçu ou ennuyé avec une Asahi dans les mains, un peu gavé par le sucre en bouche qui ne parvient pas à masquer l’ineptie de la chose. La seule amertume que j’ai sentie est celle d’avoir payé 230¥ pour ce jus de céréales.

取り敢えず

とりあえず ・ toriaezu ・ pour le moment , d’abord , de toute façon

(s’utilise comme introduction d’une commande de bière : Toriaezu, nama biiru ! – Une bière fraiche avant tout !)

En accompagnement, de maigres chips avec dessus un bonhomme mi-Harry Potter contre l’école des chips grasses, mi-Baptiste prépubère. Le truc de base.

Beuverie001.jpgLes chips de Baptiste jeune.jpg

Des Shōchū:

焼酎

しょうちゅう ・ shouchuu shochu

  • Première image, un breuvage à la pèche blanche pas dégueu contre toute attente, mais sûrement saisonnier parce que dur à trouver. La boisson plan-cul par excellence, qui saoule facilement avec un goût kawaiiii (oui, c’est possible), on rit, se rapproche et 4 canettes plus loin on passe de la pèche à l’abricot.
    Bref…
  • Passion Mai-Tai fait peur avec son délire « Jus multivitamines fruit-exotiques de chez ED« , mais passe pas trop mal finalement. Étonnant.
  • Premium Lemon est pas trop mal, assez acide, mais la grande canette s’imposait pas, j’en ais eu marre sur la fin.
  • La canette blanche d’à côté, aussi du citron, pas mal, plus sucrée mais surtout pleine de morceaux de pulpes. Bien désaltérant.
  • Et soudain, le rêve de mes papilles, le Calpis Sour (à côté de Malt’s).
    Pour ceux qui ne connaîtraient pas le Calpis, il s’agit à la base d’une sorte de sirop de lait concentré fermenté, qu’on trouve en canettes pré-dilué, avec de l’eau gazeuse aussi, et dont le goût est inimitable. J’adore, et si je suis souvent le seul à la boire, tant mieux, surtout qu’avec de l’alcool, ça défoncé tata Josette à coup de parpaings.

Beuverie008.jpg

On peut le faire seul aussi, en achetant du calpis soda, et jetant du shochu dedans, bien sur.
Pour le vin, sachez que la bouteille derrière Malt’s est un Caladoc, cépage intéressant, dans une bouteille bio Cuvée Mont-Redon, à chercher chez les Arnal (GAEC Domaine de l’amandier, 30760 St-Christol-de-Rodières, France).

Notes assez lourdes de fruits noirs, arôme boisé subtil et bonne rondeur en bouche mais attention, le carafer au moins 3 heures, voire 1 ou 2 jours, il doit se déplier.

Le vin à côté de la Kirin classic est un Nero d’Avola très correct, surtout pour le prix (moins de ¥1000), qui aime bien être ouvert longtemps aussi, et à défaut d’être original, il est très bien à table.

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