Encore un sale post plein de virgules….(À propos, elle écrit encore Christine Angot ?)

La question trotte dans ma tête comme un poney dans un couloir de collège, et pourtant, je le sais, je veux poster un truc mais je n’ai rien à dire.

Tour

Et une photo hors-sujet pour illustrer…

Oh, bien sur, je lis, vois des trucs…mais tout est en cours, rien d’analysé, de concret à se mettre sous la dent.

– Comment ça va ?
– Eh bé on fait aller, voui ?
– Sale temps, hein, Madame Couderc ?
– Ah mé vous savez, mon arthrose m’avait prévenue…bla bla bla…

Voilà donc LE post météo que vous attendiez tous, la banalité qui tue, le sous-discours de café PMU de la gare, le néant incarné de la réflexion….Alors que d’autres s’échinent à trouver des détails, statistiques, anecdotes, moi je n’ai rien, ou plutôt envie de rien (sinon d’écrire).

気象

きしょう ・ kishou ・ temps , météo

C’est aussi ça le sale temps à Tokyo en ce moment.

J’ai l’impression que beaucoup de Japonais souffrent en été, de cette chaleur inacceptable, humide et poisseuse qui colle leurs chemises fermées, nonobstant le fameux appel au Cool Biz’ (j’adore ce terme) du précédent premier ministre. Le premier effet semble être psychologique, si je regarde mon sujet d’étude préféré (en la personne de ma copine), qui grommelle (Non Cédric, on ne parle pas d’Heinrich ), geint, soupire et sombre parfois dans une humeur que je préférerais solitaire, tout cela à cause d’un accès de chaleur extérieur (les intérieurs, je ne m’en plains jamais).

Je n’avais jamais imaginé Tokyo si chaud et pluvieux.

Jusqu’à maintenant, c’était l’Angleterre 2, le retour, genre le Salisbury estival, avec son orage de 15h15 coupant la moiteur montant depuis le petit matin et donnant sur une soirée plus fraîche, juste histoire de pourrir votre plan vestimentaire journalier, à moins que vous ne soyez de ceux qui acceptent de porter un pull col-en-v noué sur les épaules de votre polo, avant d’aller promener avec une poussette 3 roues + pantalon à pinces beige + mocassin bateau, Île de Ré ou Iidabashi, même combat.

ダサい dasai ・ringard

Donc maintenant, pluie régulière et quotidienne, sans quoi un soleil gras vous plombe pendant que la clim’ est réglée pour vous envoyer à l’hosto un jour de shopping.
La moiteur est insupportable, l’humidité collante et visqueuse, les gouttes me perlent dans le cou, les saumons remontent dans mon dos pour aller frayer dans la lagune fangeuse de mes palétuviers capillaires.

あせ ・ ase ・sueur , transpiration

Je sue.

L’eu-je su que la donne n’en eu été changée de toute façon, direz-vous à bon escient (j’écris cette phrase uniquement pour déconnecter les ex-collégiens pusillanimes qui essayeraient encore de suivre cette missive …).
Bref, oubliez Tokyo en été, le typhon arrive en fin de week-end.

« Demain ce sera la St-Naoko, le soleil se lèvera à 4h15 et si tu kiffes les moustaches de Michel cardoze et les bottes en caoutchouc rejoins-moi dans le parc à 23h15, j’aurais Gai-Pied de novembre 1989 sous le bras. »

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