Quand nous serons tous coupables, ce sera la Démocratie. […]

Tous réunis, enfin, mais à genoux, et la tête courbée.

Intéressant et surtout virtuose monologue de 147 pages, la vie d’un homme par ses propres mots, de la gloire à la souillure, de Paris à la Hollande, de l’ivresse du barreau aux amitiés des bars à marins.

Chaque homme témoigne du crime de tous les autres, voilà ma foi et mon espérance.

Une extraordinaire expérience de sur-personnification du récit, qui éclate après coup encore le sphincter de tous ces narrateurs « moi, je » qui firent les joies des name-droppers lecteurs de Technikart dans ces 10 dernières années (Dustan en tête, quoi qu’en fait 67 % environ soient franchement lisibles).

Plus je m’accuse et plus j’ai le droit de vous juger.

Bref, peu de pages pour un à-plat de tout ce que l’orgueil humain peut déployer comme stratagèmes et tournures pour éviter de s’interroger vraiment sur son existence, au fond.

自慢
じまん ・ jiman ・orgueil , vantardise

Un livre sur l’humain, donc, et qui parle d’autre chose que ces actuelles énumérations de rondelles sanglantes, ça fait du bien.
Très conseillé, rien que parce que ça fait classe dans le train.

転落
てんらく ・ tenraku ・ chute

Liens : Résumé . Albert Camus.


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