Je viens de finir la saison 2 de ReGenesis, et je suis assez enthousiaste. La 1 était un peu molle du cul mais ça se bonifie nettement au fil des épisodes.

La saison 1 avait commencé avec ce ton lourd et pesant comme une poitrine de film érotique allemand en VHS, avec des crises de sentimentalisme familial (le héros étant affublé d’une fille insupportable à qui on aurait bien balancé un coup de ski de fond dans la gueule), du pathos lourd (« je veux voir les baleines avant de mourir ! »), une bande son hésitant entre les mélodies ploing-ploing du demi-frère d’un mec qui a peut-être vu Chris Isaac et de la techno d’ambiance de parfumerie moldave, bref, ça démarrait moyen.

 

Caaarlos, te gustan las fajitas ?

Mais l’urgence des crises bactériologique, Ebola, grippe espagnole, bioterrorisme, nanotechnologies et clonages divers font qu’on reste accroché.
Le clone féminin de Pascal Légitimus et la fille de Sandstrom (qu’on aurait bien giflé sur l’oreille avec une spatule en olivier pleine de miel de romarin) en moins, restait une petite épuration stylistique à faire, ce que la Saison 2 réussit parfaitement.

Gamelaaaaan !

On n’échappe pas au larmoyant pour autant, mais c’est bizarrement plus crédible tout en étant moins commun. La série se politise franchement, avec une glissade vers la turpitude des meilleurs (j’insiste) X-Files en prime, mais ça manque un peu de sexe, surtout en fauteuil roulant.

La fin est explosive, ça laisse rêveur pour la trois.

NB local : Des autocollants de la série s’affichent en ce moment dans le métro de Tokyo, la série rencontrant un petit succès local, apparemment.

Remember, only you know the whole story !

Fiches AlloCiné , IMDB , Arte

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