Kankoku 009

Dans la pure tradition de l’oncle Hervé vous forçant à assister à sa projection de diapos de ses vacances à la Martinique, voilà le jour 2 du « Kankoku Tour 2007 : Hardcore Liver Training »
Réveil pâteux, donc. C’est là qu’on découvre vraiment les rues, assez animées, de Sinchon : pas mal de gens qui promènent, font des emplettes…Le paysage urbain est intéressant : un style résolument récent, assez cheap, mais intéressant.

Kankoku 219Racaille à Seoul

On remarquera sur cette dernière photo une racaille locale, que j’ai eu du mal à cadrer et c’est dommage, le bas valait des points aussi (chaussures mocassin cuir italien blanc avec des boucles dorées de 50 grammes minimum…la classe !).

Seoul tapisSeoul chaussettes
Seoul poissonsPanier

Comparées avec Tokyo, les rues sont cafies de marchands de rue, fruits, beignets secs (« Vous avez de la pat’ ? vous avez du suc’? Ben…« ), poisson séché, bûches de bois (WTF ? le vendeur nous enverra vertement bouler quand on lui demandera à quoi ça sert) pâte de riz au piment, parfois juste 3 concombres, 5 paquets de haricots…Les magasins s’étalent aussi vers le dehors.

Seouls raisins

Les prix sont dérisoires par rapport à Tokyo, souvent moins que moitié moins (j’me comprends…).

Seoul TypoRambo

Je regarde assez émerveillé le déluge typographique sur les façades des immeubles, l’inventivité pour attirer, se distinguer. Je ne soupçonnais pas une telle diversité, peut-être parce qu’au Japon, dès que le Kanji intervient, on se calme un peu. Et les Japonais aiment les images. À Séoul, le texte s’affiche sur toute la vitrine du magasin, comme un bombardement de lettrages multicolores.

Paradoxalement, peu de graffitis au centre, par contre:-|

Nouilles froides 1Nouilles froides 2

Le repas de midi donne l’occasion de goûter les Naengmyeon, nouilles de sarrasin servies glacées et en gros paquet qu’on découpe soi-même au ciseau. Les miens étaient au concombre acide, les autres plus rouges. Notez l’inévitable Kimchi en accompagnement de tous les plats, systématiquement. C’est comme le pain en dans l’hexagone, quand c’est fini on en reçoit encore, à l’œil. J’ai dû ruiner plus d’un resto.

Gweomul

Fini ton poulpe séché ou The Host va venir te manger, fils !

Haan

Le bus nous emmène, direction la campagne, ou plutôt une presqu’île à l’ouest de Séoul où réside la famille d’Hee-Ji.

Entre temps, le bus permet de se rendre compte de l’extension horizontale du tissu urbain, tout en remarquant que la ville se verticalise par « buissons », des bosquets d’immeubles perdus dans du plat, du taudis jouxtant du pavillonnaire surluxueux. Le point commun ? Les piments sèchent toujours devant la maison.

chapeau de chantier

Avant de sortir de Séoul, on verra bien des ponts, mais aussi des travailleurs affublés d’un pare-soleil en mousseline dure sur leurs casques de chantier, leur donnant un style sorti d’une autre époque, mais absolument local.

Peche au poulpeBus

En passant, on admirera aussi les techniques des livreurs de poissons frais, sortant des poulpes vivants de leurs jerricanes avec des épuisettes qui semblent prêtes à rompre quand les bestioles se débattent…

En Famille

La maman absente, papa nous emmène dans un restaurant à barbecue qui ne paye pas de mine mais….cadre simple, minimaliste, entre la grange cloisonnée et la salle d’attente de médecin de village, mais les ingrédients sont d’une qualité exceptionnelle ! Beaucoup de viande, bien sur, mais aussi cette multitude de petits raviers d’ails, poulpe mariné, feuilles de sésame, salade, aubergines, daikon…on finit par un plat de bœuf cru émincé sur de la poire, un régal.

H. me demande (pour son père) si j’aime boire, parce qu’il se sent de tester ma résistance…Je m’en tire mieux que ce que je pensais malgré la biture de la veille. Le coup classique, c’est verser un verre de soju dans un grand verre et compléter avec de la bière. J’ai arrêté de compter assez vite.

Le père est d’une gentillesse et d’une amabilité folle. Il parle un anglais et un Japonais sans reproche, c’est assez impressionnant. Un moment très sympa.

Sale ruelleLe hic, c’est qu’il m’aura servi moi mais pas les filles. Résultat, je me retrouve presque pinté alors que nous partons pour le pire bar à cowboys de la ruelle glauque, assez drôle, boire du Makgeolli, alcool de riz fermenté, « très populaire chez les paysans » (mais délicieux).

Finalement, retour en taxi, pour une somme abérament basse, et je m’endors comme le dessin de Léonard de Vinci. Désolé pour la personne qui a ouvert la porte le matin >_<

NB: un Won offert à qui trouve l’origine du nom de chapitre.

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