Enfin vu, l’adaptation du jeu vidéo que je ne connais pas sinon de nom ne m’a pas déçu du tout (cause à effet ?).

Christopher Gans (dont les délires crétino-burlesques de Kung-fu médiéval m’avaient laissé de marbre) en impose avec des hallucinants travellings monté bout-à-bout avec un talent inattendu, se démarquant clairement du beurre d’arachide cinématographique made in Hong Kong (pas foncièrement mauvais mais souvent indigeste) qu’il servait jusqu’à lors (Crying Freeman étant le plus réussi dans cette veine).

When you’re hurt and scared for so long, the fear and pain turn to hate and the hate starts to change the world.

Un esthétique qui banane et semble fidèle, jusque dans la direction des acteurs.

Les alternance marche-course se font avec une abruptité typique des écraseurs de manettes. Oh, un couteau ? J’attendais l’incrustation « new item found: Butcher Knife [Strenght:10; Mana : 4]« . La musique passe très bien, les couleurs travaillées, avec bien sur un boulot de fou sur ordinateur, dans l’ensemble. Ça sent le budget costaud rentabilisé sans tomber dans les excès.

J’ai hâte de voir un director’s cut, cette tarte à la crème millésimé 2000’s destinée à vous faire acheter 2 fois le même DVD ou presque, avouant par la même que le réalisateur n’est qu’un pleutre incapable d’imposer sa vision des choses aux studios. Mais passons, les cas différent.

On sent qu’on aurait pu tirer plus en longueur, mais du coup, ça donne un bon divertissement assez gore parfois, et passablement efficace dans le cauchemardesque enfantin et absurde (combien de rêves j’ai pu faire qui ressemblent à Silent Hill ? Enorme…).
4/5

Site officiel : http://www.silenthill-lefilm.com

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