Yasashii jikan

Regarder 11 épisodes de ce truc m’a prit 12 mois donc ; une présentation:

Plot : Un café perdu dans la forêt d’Hokkaido, que le patron à ouvert après le décès de sa femme, tuée par son fils loubard de jadis et potier d’aujourd’hui.

Un trauma silencieux jusqu’à ce que la serveuse brise vaisselle et potentiellement suicidaire tente de les rapprocher avec une habilité propre, qui est au bon sens ce que fouettage cul-nu avec une branche de houx est à la caresse d’une jolie Brésilienne, le tout à faire passer Microcosmos pour une course de F1.

Ça fait envie, hein ?
Mais voilà, on est bon public ou on ne l’est pas.

Comme souvent, les 2 premiers épisodes calibrés lexomil© semblent insurmontables de lenteur rurale, après quoi la béchamel de ces aventures foresto-cafeicoles finit par se lier, et le gratin n’est pas si indigeste au final.
C’est vrai que le Dorama japonais, c’est pas exactement zuptil, ni dans le fond ni dans la forme: scie musicale à la pèle à neige, givre de plans larmoyants floutés,, silences humides à prendre au brise-glace, des secrets sclérosés à chambouler au chasse-neige…

Snifffff

Pourtant, on pourrait zapper, pourtant, on pourrait rater ces formidables plans animaliers et paysagistes perdus au milieu de ces chroniques de la vraie vie, avec ses faillites, ses usuriers, ses potins, ses familles déchirées et ces acharnements au travail allègrement pointés du doigt…C’est parfois dur, mais vraiment le reflet d’une certaine réalité économique (surtout sur la situation des PME, la gestion des rapports humains et familiaux, etc.).

Niveau casting
, à part le sobre mais efficace Terao Akira, on se tape le nez truffe (comprenez « à la Sarah Michelle-Gellar« ) de Ninomiya Kazunari (dont les choix plutôt intéressants dans le cinéma me déroutent, les chanteurs se tapant toujours des projets un peu stupides) et l’incontournable Nagasawa Masami, dont j’aime la tronche pouponne et les gros roberts cachés sous des pulls en laine, mais qui m’agace en même temps…bref…). Bons choix.

Globalement pas si mal, finalement. 3.5 / 5

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