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Comment Commencer ? (pas en foutant des majuscules partout, s.v.p.…)

Belgique du ciel

Un mois sans post. La traversée du désert sans De Gaule, l’atlantique à la rame sans D’Aboville, Stalingrad sans Paulus etc, c’est lourd ces étalages de culture pour rien dire.

Beaucoup de raisons à évoquer, mais je romps l’ordre chronologique pour parler des 3 dernières semaines d’abord.

Mon visa de Working Holiday finit le 4 avril.

Il y a quelques mois, nous (moi et l’adorable Nippone à frange que j’ai suivi dans ce pays de perdition) décidons qu’avant expiration ET début de l’enfer (= Corporate job chez IBM pour elle), il serait judicieux de faire un tour au pays, puisque mon billet était aller-retour.Navion

Je passe donc à la Swiss et modifie ma date sans frais, pour le 25 février.
Chiaki réserve son billet dans la foulée, même heure, même compagnie…et m’annonce quelque temps après, ravie, qu’elle a hâte de notre voyage ensemble du 26.
HEIN ?!
Bref, Chiaki volera par KLM le 25, et moi par Swiss. >_<

しょうがない shou ga nai ・on peut rien y faire , tanpis

La bonne surprise, c’est cette hôtesse qui vient me voir dans la file d’attente du check-in. Elle parle d’abord au mec devant moi qui attends sa femme, puis se tourne vers moi et me demande « si je suis seul ».

Malgré le choc cérébral (depuis quand les Japonaises draguent à la machette en étant à jeun ?), malgré la pluie d’images blafardes d’érotisme sorti de souvenirs d’une rediffusion d’Emmanuelle sur M6 mêlées au folioscope d’images fantasmatiques de mon semen coulant sur les taches de rousseur du visage moucheté de la jeunette, souillant durablement ce costume bleu marine qu’aucune de ces machines à laver nationales grossièrement inefficaces ne saurait enlever, malgré le sourire crétin provoqué par les précédentes pensées, j’ahane un « oui » comme un boeuf victime d’un arrêt cardiaque pendant le rut et la suis au comptoir de la business class.

Surclassé. Ouéééééééééé……….

Le luxe, c'est l'espaceMer de nuage

Le siège est grand comme une baignoire, c’est énooorme, un régal, je dormirais trop bien.

Quand j’y arriverais enfin. Car sans doute aurais-je effrayé jadis un pigeon qui, dans le trouble émotif donc gastrique, conchia la statue de Saint-Benoît, patron des gens qui parlent avec les mains Italiens, puisque ces derniers m’auront saoulé en maudit à l’aller comme au retour.
Le mec qui s’assoit à côté de moi, j’ai déjà vu sa face de cinquantenaire barbo-péroxidée à Choufu, le matin, alors que la tronche épaisse comme un gâteau allemand, je m’engouffrais dans le bus pour Narita.
Comme j’aime les cheveux blancs gominés (quoique…c’est peut-être naturel) teints en blonds ! Comme ça va bien avec cette chemise en jean délavé « stone wash », catégorie « l’homme moderne : loisir et détente » du catalogue des 3 Suisses du printemps 1992 (là, juste avant les caleçons Garfields vendus par lot de 3). Comme j’aime pouvoir lire le petit déjeuner d’une personne dans ses interstices dentaires ! Quel fabuleux Cluedo culinaire et culturel vivant, qui s’avère en plus parler un français fluide.

Au début intéressé, la teneur « PMU de la Poste » du discours me fait rapidement demander un deuxième verre de champagne (ça c’est du petit dej’ !), puis un excellent vin blanc suisse, avec le sourd espoir de lui saouler la gueule vite avant qu’il ne le fasse.
J’ai perdu.

Enchaînant le blanc repris avec le repas (de chef, excellent) puis le Chianti un peu piloneur de cortex, finissant au Pinot Noir des Grisons, j’ai eu droit à l’énoncé des mille et une techniques ayant permis au Florentin à poil dru de coucher avec plus de 1000 filles au Japon « et franchement pas toutes majeures« , ses techniques de clones éprouvettes et éprouvant d’un pseudo-Julio Iglesias vendu à la sauvette (« tu choisis un rendez-vous en fonction de l’hôtel de moins cher, à proximité« ), les étrangers (=colorés, hein ?) qui sont rien que des métèques et volent la focaccia de la bouche des Italiens, les pédés qui pullulent tellement « qu’on pourrait croire qu’il faut avoir honte d’aimer les femmes« , etc.

J’ai essayé de regarder le film mais sa voix couvrait celle des dialogues, même avec le casque. Oui, il s’en battait les coudes que je veuille regarder un truc ou non.

Finalement, c’est moi qui avais le casque, un peu, l’autre, après mon 7ème verre, et donc je luis ais dis que souhaitait m’endormir devant la pellicule en question (une lénifiante resucée soporifique de Cinéma Paradisio à la sauce San-Chome no Yuhi…).

Siberia 1Pas morne
Il allait à Nice comme moi, mais disparut à l’aéroport comme par enchantement quand je lui annonçais que j’avais déjà une cartouche de clope et ne pouvais pas prendre une des siennes à passer.

Avec ma tête de hippy errant fumeur de marjolaine en transit de Goa (enfin, c’est ce que j’ai lu sur la gueule du douanier), j’ai eu droit a un interrogatoire stupide avant qu’Ahmed, dont je salue la grandeur et la générosité exceptionnelle, ne me ramène à Aix, tous deux pliées dans la mini Cooper.

– Vous avec des marchandises ?
– Euh, forcément…
– Quoi de spécial ?
– Une bouteille de saké, en fait…deux. Des gâteaux, des fruits secs ?
– Ah, des fruits secs…ah…rien d’autre à déclarer ?
– Je sais pas. Je dois déclarer quoi ?
– Je sais pas non plus ce que vous avez. Vous avez fait des courses avant de partir ?
– Ben voui…les cadeaux, quoi !
– Pas de matériel informatique, par exemple ?
– En soute ?!? Non, euh…
– Bon, on va regarder le bagage a main, alors…

O_o’

À Aix, c’est chez KFC (Karo & Frank Cantonnement) que tout le monde se retrouve après un passage à Marseille, où on récupère Chiaki, Pascal et Sofiane.

Comme ça sent l’énumération, suite dans le prochain post.

KFC
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