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Awwwww

Allez, qu’on en finisse, de ces aventures françaises et repassons à ce qui vous passionne tous : des récits creux sur le japon où tout est « sugoi », trop bien les kit-kat® au thé vert (gras comme ta mère !), trop la classe ces kimonos colorés, tradition et modernité, trop cool tes photos de ce pittoresque déjà vu sur 25 blogs, géniaux ces trains, ces pikniks sous les sakuras, ces izakaya où on boit et vomit ses tripes sur la voie publique, ouais ils savent pas boire mais ils sont sympas.

Bref, vivement qu’Ismaël arrête de nous les casser avec ses photos de familles arty-fartsy. Abrégeons donc.
Pour ceux que ça fait chier, il reste ça pour la branlette (site qui a le mérite de vous prendre ouvertement pour des cons, donc un peu sympa au fond).

Pas de socio de comptoir cette fois : Vacances, j’oublie tout.

Awwww 2Du coucher de soleil straight dans ta face, et franch’ment j’tle dis c’est vrai, la vérité, sur le Coran : j’ai un sale pincement au cœur.

Cet air, ce paysage, cet horizon, c’est vrai que c’est chez moi. Je sens que je suis né dans ce village, dans cette température (nonobstant Al Gore, le réchauffement climatique et la psychiatrie rétro-analytique, j’ai décidé que c’était pareil), au milieu des pacoulins joueurs de pétanque pétard au bec et autres consanguins arrosés au Casanis© dés le matin. (on a le snobisme qu’on peut: commander un casa quand tous boivent du 51, c’est de l’anarchisme de droite trotsko-PMU hardcore).

J’aurais voulu illustrer cette diatribe par un morceau d’As Friends Rust : « Home is where the heart aches », mais YouTube et le reste n’ont pas ça en stock, donc cherchez vous-même ou faites-le faire par un âne, ça cherche bien un âne.

Heureusement qu’il reste « J’ai quitté mon pays » d’Enrico Macias (Oui, j’aime vraiment ça. 死ね!)

Okasan1er passage en week-end avec F&K avant d’y repasser seuls, et ma mère me semble vieilli, avec son pull rouge, ses rides et ses yeux pleins de larmes. C’est maintenant que je suis loin que j’ai lentement peur de la perdre et de n’être pas là, ni même capable d’être là, miséreux galérien japonicole sans économies ni billet retour. Mais après une heure, les pattes d’oies se sont un peu estompées, la rétine s’est habituée aux flamboyantes vagues platines du bosquet capillaire (je parle comme traduit avec google et j’assume, voui) et je suis à nouveau imbuvable avec tout le monde. Tout rentre dans l’ordre.

母の味 ・ははのあじhaha no aji 

Les Japonais (avec des couilles) ont une conception assez particulière du goût de la « bonne popote » familiale, que ne fait que maman, a priori. J’imagine pas le calvaire pour la pôvrette-à-Vuiton, femme de salaryman lambda qui doit s’évertuer à reproduire ce qui est de l’ordre du fantasme, un nikujyaga qui a le goût celui de Mme Tanaka mère, mais passons.

Le fait est que je sais pas du tout de quoi je parle, mais que j’ai remarqué que c’est assez classe de prononcer cette expression avec les autochtones, ça les fait sourire, de pitié ou de complicité, c’est suivant. N’hésitons pas à abuser des bonnes choses.


Le Lapin au chou qui tueLa frisée qui déchire ta race

Pour ce qui est ma mère, on ne peut pas vraiment dire qu’elle sache faire la cuisine dans le sens classique du terme, mais on s’est cassé le ventre quand même. Jadis d’avant-garde, sa cuisine est aussi épanouissante pour les bobos d’aujourd’hui qu’un anulingus pour le libertin d’hier : cuisson vapeur, tout bio, peu ou pas de sauces, savourez le vrai goût des aliments, peu de graisses, pas animales en tout cas, des trucs germés, des légumineuses, des races vintage déterrés du jardin, tout le tintouin.
Et ça fait 30 ans que ça dure, qu’on ne me la taxe pas d’arriviste.

Running up the hillsMy heart's like a jungle


La digestion ponctuée de secousses protoflatulentes, la promenade sur la colline s’impose, les couchés de soleil font parfois des cœurs dans les arbres, on se sent bien, la terre ne ment pas, travail vacances, famille, patrie.

Papounet fait le gros minouY’a pas que le thym à ramasser en embaumant les lapins à même le terrier de vapeurs chaudes et odorantes postbriffa (Chez ma mère, soit tu manges pas, soit tu acceptes un sponsoring Febrèze® après), heureusement.

Tu peux aussi aller à PontSaint-Esprit acheter du lubrifiant Durex hors de prix au Japon, ou te faire couper les cheveux chez Mektoub (comme la villa) pour 10 €, soit 8 fois plus qu’au bled mais avec la même ambiance chaleureuse (les claquettes Ellesse avec des chaussettes blanches, la classe internationale). Perso, j’ai renoncé.

Mektoub coiffure_detailSinon, rendre visite à mon ami David, essayer de caresser notre chat borgne (désormais surnommé « Chalbator« ), prendre l’apéro avec les voisins qui désespèrent de pas avoir l’ADSL et constater que la liqueur de truffe, c’est abject autant comme concept que comme goût, donc faisez gaffe.

Mektoub coiffure

Voilà. Passionnant, isn’t it ?

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