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Krsszrvr

Suivant la tendance qui veut que n’importe quel baltringue se sente investi d’une mission documentaire et artistique, pourvu qu’il soit muni d’un doigt, d’un numérique et d’un compte flickr, j’ai décidé que moi aussi je publierais mes fiertés nippones en espérant secrètement que quelqu’un se branle dessus dans les commentaires, façon

« Vraiment, j’kiffe trop ton style, ya trop d’émotion dans tes photos, ça me rappelle mon tour organise en promo Nouvelles Frontières d’il y a deux ans…et au fait, t’utilises quoi comme matos ? »

[« Matos » : marque de la connivence tacite suggérée, impliquant que le naze se sent de la même tribu que toi]

Suite à quoi je répondrais que

« tu sais, le Japon est tellement authentique que c’est dur d’y rater une photo, d’ailleurs c’est presque trop facile, que j’en suis découragé. Cela dit, on ne s’improvise pas photographe, tu sais, c’est dur de percer … »

laissant entendre au crevard les yeux luisants devant l’écran que j’ai réussi a la sueur de mon front et que je suis désormais un artiste « big in Japan », pays où on suspecte régulièrement toutes les merdes de réussir (les sujets à la con sur Clayderman) tout en montrant un respect imbécile pour ceux qui prétendent juste y arriver.

kolraqvibul

De toute façons, tout le monde ment sur internet (et ailleurs aussi).

Je rejoins Clarence là-dessus. Le mensonge est salutaire. Le mensonge est créateur de dynamique communicative, de remise en question, de prises de conscience dans un univers parallèle désespérément premier degrés.
(J’écris ça mais j’ai jamais été aussi honnête que sur ce blog. Ça en pue d’autant plus le mensonge : la vérité est rarement crédible).

Force magenta

Sauf que mon appareil est comme le lion qui est mort ce soir (enterré avec les 4 casses-burnes de PowWow, j’espère). Ou presque : le vieux Canon (« j’bosse qu’avec Canon, y’a un truc au niveau du grain, tu vois…« ) pourtant robuste mais trop petit pour faire sérieux (faut des cabines de 5 kilos pour mitrailler tout le monde sans qu’on te regarde de travers) est en train de rendre l’âme.
Par à coups…Un Alzheimer de l’objectif qui fait tout virer au violet, avec des images striées, déformées, illisibles mais parfois sexy.

The picture says it all !

Vision d'un homme se roulant dans un colon de chèvre naine (the picture says it all !)

Et pas franchement plus crétines, une fois montées bout à bout, qu’une de ces installations contemporaines de ce centre d’art contemporain de Villeurbanne dans lequel j’ai tant vomi de bouffe vietnamienne.
Devant les toilettes, il y avait une sculpture en purée de patates, imitation de la montagne de Rencontre du 3eme Type, comme celle que Richard Dreyfuss sculpte dans sa purée, mais version 1,5m.

L’expo avait plusieurs jours déjà, et la montagne (Potemkine ?) se veinait et se craquelait, la patate séchant, moisissant, verdissant, bleuissant même, sentant fort, en gros.
Globalement, comme un teckel écrasé par une fuego© de retour du Toto-Club (à Carsan, Gard) dans un tournant de l’avenue des Renards.
Justement : Alors que je sortais des gogues après en avoir lâché un premier, de renard, la vue et l’odeur m’y fit retourner prestement, 5 fois d’affilées.

Vincent en rigole encore…J’ai hâte qu’il vienne ici manger du sushi décongelé devant une vidéo de bukkake, qu’on rigole un brin.
Ah-Ah !

VrrrrbrrerrFrbroooruuu

Tout ça pour dire que vous n’aurez pas de photos récentes jusqu’à nouvel ordre.

PS: Ce post s’adresse presqu’à tout le monde, sauf eux, là, que j’aime vraiment bien.

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