Étiquettes

, , , , , ,

La classe des nantis

Le 20 octobre comme chaque année, c’est l’anniversaire de Chiaki, et histoire de ne pas faire une énième soirée déguisée de plus avec des déguisements achetés chez DonQuichote (le Babou local), j’ai suggéré une « dasai party”, fête ringarde, ce qui revient au même, mais bon…

J’étais curieux de voir ce que ça pouvait donner dans un pays où j’ai parfois l’impression que les gens SONT de toute façon quotidiennement déguisés.

Que faireTata Taiki dubitatif devant tant de conformisme social

(mais très décidé à toucher le giron de la chose)

C’est vrai, merde : le pauvre pékin qui ne deviendra pas vendeur en boutique, graphiste ou autre chose à prétention artistique lui autorisant une certaine originalité, eh ben il est bon pour passer de l’uniforme de lycéen à celui de salaryman, avec une petite transition à la fac, mais où il s’inscrira vite dans un club de sport histoire d’avoir des couleurs à porter, histoire qu’on le pense pas en roue libre.

Avant qu’un bien-pensant que ça constipe ne m’attaque en me disant que je ne suis qu’un sale raciste et que j’ai qu’à partir si je suis pas content, j’ai 2 choses à dire :

Si vous avez un minimum de cerveau, vous vous doutez que je ne suis pas aveugle et que je vois bien que la France a ses particularismes sur la question aussi. Juste que ce soit clair :…
J’en ai ras le cul des gens qui s’imaginent que dès qu’on écrit un truc sur le Japon, ça impliquerait une comparaison avec la France. À croire que toute personne écrivant est un évangéliste à la petite semaine et qu’elle le fait dans le but de pointer du coude (montrer du doigt, c’est mal) le pourquoi du comment de « la France c’est tellement mieux », qui marche aussi dans l’autre sens, « je veux vivre et mourir dans ce pays enchanté ».

Ce manque d’imagination sociologique, maudits pleutres à peine dignes des témoins de Jéhovah, c’est votre malédiction : obligé de prendre part, de choisir, d’avoir un gagnant et un perdant, ineptes à la multiplicité des raisonnements et de leurs aboutissants. Je vous conchie, fascistes de merde, allez donc brûler des livres de socio avec Goebbels.
Comme ça le point Godwin est atteint, et let’s move on.

Smack
« Un p’tit bisous, salopes capitalistes ? »

Donc, j’attendais beaucoup ces déguisements, puissent’-ils avoir été de l’envergure de ces panoplies qu’ils revêtent le week-end, après une semaine engoncée dans l’écrin de l’Office Lady et de l’agent immobilier (c’était un mauvais exemple : le pote qui l’est ne s’est pas déguisé du tout).

Megane

Et bien non…c’était très sage.
Evidement, j’avais aussi proposé parce que j’avais envie d’être bien craignos, et ça a été salué. Surtout le fait d’avoir prit le métro déjà habillé d’une chemise à carreaux jaune fané, bien fermé sous le veston et son badge de Fonzy, le pantalon de jogging King-Size mais trop court claquant sur le ventre tel une oriflamme en nylon bleu marine à bande latérale orange, avec des chaussettes grises à losanges et des chaussures en cuirune certaine classe justifiant d’avoir laissé pousser la moustache, le symbole des hommes, les vrais.


« Un baiser sans moustache est comme une soupe sans sel »
dixit ma même.

TableeTaiki_ le marin

Bref, mention spéciale à Taiki et ses runnings blanches, un effort louable, mais sinon c’était un peu terne, surtout dans un Shibuya qui semblait s’être donné le mot pour battre tout le monde plate couture.


Dans ma rue_shibuya

Chiaki, en idole des années 90, flashait aussi en chemise à pois, collants roses et ceinture assortie, talon de chaussures imprimé pied-de-poule et jupette à carreaux verts, maquillage truelle, chouchou plastoc.


Joyeux 24 ans !
Happy cake
« Oh, un gateau à la génoise, à la crème et aux fruits ! Comme c’est original ! Fallait paaaas~~~! »

Advertisements