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Gunther
The winner takes it all

Ma grand-mère le disait. Ça n’implique qu’elle, bien sur.

Moyennant quoi, j’ai rejoint l’axe du mal.
Voyons les choses en face : qui porte la moustache aujourd’hui ?
Les vieux culs suisse (comme Dieter Meyer et Boris Blank de Yello!), les méchants dans les films de Steven Seagal, les catcheurs sur le retour, un demi-Justice, les pakistanais, les tamils, les turcs, les portugaises, certaines de mes ex, les tueurs serbes dans les jeux vidéos, les homos old-schools lecteurs de Tom Of Finland, les vieux brittons potentiellement pédophiles, les rednecks et saint-Chuck Norris, les groupes de pop modernes découverts par les inrocks, chiants dans leurs accords sans avenir et leurs gilet a carreaux, mon beau frère Res, paysans dans l’Emmental, les mexicains potentiellement clandestins ou chanteurs, les grecs qui puent la chorba, le mal, le M.A.L, LE MAL, on vous dit.

[N’oubliez pas que ce blog est anti-minorités, anti-étrangers, anti-franco-suisses exilés, anti-sceptique, antipathique, anti-moustique, Antigone qui doit mourir pour Troie, Antibes plein de rupins, etc.]

J’ai donc essayé, avec pour modèle Seth Bullock ou Al Swearengen (cocksusker !), Günther et Matt Houston, dans une moindre mesure.

Cocksucker

Al Swearengen: I will profane your fucking remains, E.B.
E.B. Farnum: Not my remains, Al.
Al Swearengen: Gabriel’s trumpet will produce you from the ass of a pig.

Bizarrement, ça passe plutôt bien auprès des élèves. Je croyais que j’aurais l’air d’un pédophile puissance mille, mais on m’a dit que j’avais juste l’air « sukebe » (cochon) ou « otokopoi »(viril).

PedogogieRam that pole
Scène de déviance pédophile aggravée en milieu scolaire.

Les écoles de langues sont parfois des endroits dangereux pour les testostéroneux : de vieilles friantes d’allusions salaces, les yeux humides en compensation d’autres sécheresses, mais aussi de jeunes épouses désœuvrées, au romantisme bafoue par les placides et silencieuses désillusions inavouées du mariage, voire de jolies minettes affublées de robes larges comme ma ceinture, d’adorables gamines s’échappant de leur quotidien, de revêches gramaticiennes trentenaires, d’indécrottables célibataires pratiquant l’arrangement floral, de courageuses bavardes bravant mon haleine putride de caféine avec repartie, de cervelles d’oiseau incapable de retenir 5 couleurs ni la conjugaison du verbe « être », de tolérantes chercheuses de dictionnaire devant l’insignifiant niveau de mon japonais, de patientes amusées pendant que je cherche dans un bescherelle en suant à grosses gouttes…

Mais qui acceptent un prof frisé et moustachu, coiffé comme un balais espagnol et sapé comme un congolais aveugle. Chapeau.

J’aime mes élèves. Merci à elles !


gunther

[Ceci était un communiqué du CRM, Comité de Réhabilitation de la Moustache.]

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