WC en branches_20

Ouais, elle nous vient de loin, celle-la. Et en finesse…

L’envie d’avoir un arbre-à-pécu dans les chiottes semi-robotisées, c’est un peu comme la cuvette de céramique qu’il abrite, beige comme le paysage informatique d’avant 2001, mais avec 2 fois plus de boutons en façade (le rince-cul à jet droit, à impulsion, à percussion, à perforation, à oscillation ionisatrices de la gaufrette, tout ça…mille fois développé sur d’autres blogs) : c’est le réceptacle d’une histoire, de la convergence des fluides, de courants pas forcement clairs et bien d’autre choses glanées ailleurs…euh…

WC en branches_1Toilette

Non, chez nous, on fait dans le régressif, le sadique-anal, le primitivisme. Ré-introduisons la forêt dans l’aire du torchage technologique à lunette chauffante. Retrouvons le plaisir de s’embrocher en se relevant.

Demain, j’installe un distributeur de feuilles de platanes recyclées polies au laser, avec Deep Forest et Vetiver de Lanvin se diffusant 1 seconde et demi avant chaque pet que vous pourriez lâcher (j’aime les floraux-boisés).

shiori_monkey punch
Houba-houba !

Bon, en attendant le matin du grand soir, avouons de suite : c’est Shiori qui à commencé. Elle a un truc comme ça chez elle, c’était la bonne idée à copier. Je m’attribuerais volontiers le mérite d’un truc dont je n’ai pas eu l’idée, mais un sens inné de la morale m’en empêche… Et quand bien même j’eus eu l’idée moi-même, ma copine aurait dit :

Je veux pas, ça craint, ça va attirer des bêtes.

Etc.
Ça fait des mois qu’elle me tanne pour acheter des rideaux BEIGES, c’est dire si un arbre à pécu, c’est comme le G8 réuni à Monclus (dans le Gard…village médiéval, camping inondable, hollandaises nudistes, tout ça…)

Mais venant d’un autre, ça passe.

ginkoFrotadou en tandem

Live -action-medley « Yves Montand » as fuck.

Du coup, la branche, c’est cadeau de Nogawa-Koen, un parc à côté de la maison, l’occasion d’une autre promenade, de jolies feuilles, de photos inutiles parce que tout le monde fait les mêmes, de louer un tandem et remarquer que Chiaki pédale que dalle, et enfin de boire de l’amazake (sorte de Makkori light avec des grumeaux) vraiment pas top, manger la plus mauvaise dacquoise de l’année dans une pâtisserie pourtant mignonne, et bien sur voler une branche pas fraichement élaguée.

Je dis « voler » parce que dans ce pays, la notion d’ordre des choses me semble tellement fondamentale que si tu touches au moindre truc que tu es pas sensé toucher, t’es SÛR qu’on te regarde. Discrètement. Mais assurément.

D’ailleurs, je crois qu’ici, où que tu ailles, y’a toujours quelqu’un pour te capter.


« Eh toi, là-bas ! »
Eh toi la bas !

« Descends de là, p’tit con ! »