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Un récit de n’importe quoi, n’importe comment.
C'est pas noir

L’hôtel n’en est pas un : c’est une pension, le vieux à l’entrée est un vieux cul de première (le genre qui réponds « Ah ouais ? » à tout ce qui l’intéresse pas vraiment…donc presque tout), le tout pue le tabac froid et je kiffe à mort, parce que plus Showa tu meurs. Le poile à mazout à l’entrée…la grosse bouilloire carbonisée dessus…le cendrier plein de mégots…les tatanes en plastique marron…la moquette rapiécée qui fut un jour rouge…

Pas cher, en tout cas : 50.000 yens, 2 jours et demi de forfait, location des surfs, boots et vêtements inclus, demi-pension et location plus essence, ainsi que 2 kilos de saloperies à grignoter…

Tombe la neigeBOnnet capote
La capote prête à dérouler sur la tête, une spécialité nippone…

Au sous-sol, le bain le plus chaud de l’année, au moins jusqu’à ce qu’on s’arrête au retour dans un onsen qui nous cuira en moins d’une minute…
Onsen où d’ailleurs, j’aurais un peu un instant de solitude bien méritée : en effet, avant de partir, je me taillait la barbe en collier sudiste -cherchez pas à comprendre, je sais pas pourquoi non plus- et dans un élan d’enthousiasme, je décidais de raccourcir un peu ma toison pubienne, comme à mon habitude.

Sauf que l’enthousiasme l’emporta et j’oubliais de remettre le sabot de la tondeuse et me retrouvais rasée à blanc, ce qui m’a personnellement rappelé l’époque de mes 8 ans, quand mes parents travaillaient au camping de la Sablière, mais je pense que pour les rudes Nigatanais, je devais plutôt ressembler à un acteur de porno ou tout autre gaijin prêt à violer leurs filles et égorger leurs compagnes…pour qu’un sang impur…blabla. Bref, ça craignait.

Tondeuse : 1 – Paipan : 0

Kkkkowaiiiiii (copie)

Pour en revenir à la pension, le problème sera pour moi plutôt de l’ordre du transit intestinal : Non seulement la bouffe était vraiment pas le cœur du poulet, mais surtout pas moyen d’évacuer le tout : les toilettes aussi dataient de l’ère Showa.

Hamburg quintuple grasLa turquie est proche

Dango shiruJe tiens donc 2 jours sans broncher. Le troisième, on prend la route et on s’arrête dans un boui-boui ma foi vraiment bon (だんご汁, soupe de légumes et dango, le tout frais : 45 minutes d’attente, mais ça déchirait) et rebelotte :le chiotte rustique par excellence.

L’arrêt suivant, je faisais une peinture rupestre dans le magasin pour touriste, coupant la chique aux suivants.

Revenons à des choses plus blanches.

Fukatsu no hi 2

Habillés comme la sécurité routière, on attaque les pistes. Je sais pas si c’est systématique, mais j’ai jamais vu une dameuse au Japon, ce qui fait que tu as toujours un peu de poudreuse le matin, sur la piste…ce qui peut-être franchement top, puisqu’à 9h, tu peux attaquer des courbes dans de la neige vierge.


Groupshot

La station de Joetsu-kokusai est pas toute plate, c’est déjà pas mal…Y’a même du bien pentu parfois.

Par contre, l’entretien laisse franchement à désirer : il y a 3 half-pipes, mais aucun n’a été shapé depuis le début de l’hiver. Le snowpark est compose de 2 rails, dont l’un me vaudra un super arrachage de peau sur le tibia (Ne JAMAIS tenter de lipslide en se disant « bah, un snow, c’est qu’un skate sans roue, ça devrait marcher »…), un horrible quarter qui envois que dalle en plein sur un plat tout mort, et 2 petites tables verglacées. Par contre, y’a moyen de se faire quelques vols en bord de piste…faudrait shaper un peu, et avoir un niveau que je n’ai pas, ça devrait être sympa.

Donc, 2 jours de poudreuse. Plus un matin tôt, alors que les filles dormaient encore, ainsi qu’une nocturne, ce qui est vraiment très sympa : dans les 2 cas, y’a presque personne sur les pistes, et la neige est fraiche.

Fukatsu no hi
Fukkatsu no hi !

Le premier soir, il aura fallu se taper un marathon DownTown, émission vaguement supportable, ce qui mérite d’être signale dans le PAN (non, pas comme dans «Et PAN dans l’anus! »mais PAN comme Paysage Audiovisuel Nippon), mais 2h30 à regarder des imbéciles se prendre des coups de battes en plastique dans le cul, c’est un peu usant tout de même. Surtout à cause de la coupure pub toute les 10 minutes.

Et du cassis-orange, aussi (après le mousseux italien et la clairette espagnole…manquait que le champomy grec…).

Télé pour trépanés : 1 – Sommeil du juste : 0

Jenga StresssssJenggggga Kanegon

Le second soir fut marqué par quelques parties de UNO et la constatation que le Jenga peut donner beaucoup de stress aux indigènes avinés, lesquels m’appelleront « God’s Hands » dans un élan d’admiration anglophile pour ma relative dextérité, mais se vengerons en me saoulant de j-pop putride pendant tout le trajet de retour (plus la botte secrète : la clope fraichement allumée dans une voiture aux vitres closes et qui te réveille par le nez alors que tu viens de t’endormir)

Nocturne

Jeu, set et match.