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Les Iraniens en Sortie
Laisse pas trainer ton fils !

– Et t’es de quelle origine ?
– Swahili.
– Ah ? C’est rare, non ?

Sans dec ? J’aime l’imbécilité gentillette de ces réponses camouflant l’ignorance.

Parce que la crédulité est un truc qui s’abuse facilement ici.
Que ça fait se sentir légèrement honteuses les filles, qui vous taperons sur le bras si elles ont une bière dans le pif (et ressemblent donc à un flamand s’étant endormi sur une plage du cap d’Agde au mois d’août), peut-être première étape d’une parade nuptiale (“vas-y petit, tu m’fais rire !”), ou une manière de camoufler son envie de vous en coller une pour de bon (je crois que cette société est excessivement violente, et c’est pas de l’ironie pour une fois…c’est juste cache ou ignoré).

Qu’il faut bien s’amuser un peu au dépends des autres. Eux le feront s’il ont trop bu et peuvent plus contrôler la façade (mais parfois, avec moins d’humour, hélas).


– C’est quoi comme prénom, Ismael ?
– C’est Russe. C’est mon père qui m’a donne le nom, quand ma mère s’est enfuie du Kolkhoze
– ………..

On a beaucoup dit que pour certains vieux, nous sommes tous des américains aux yeux bleus.
Sans doute, comme Soffiane, Farid et Reza sont des bicots pour certains français, ou des arabes pour d’autres (intitulé dont l’intonation et le contexte diront si c’est péjoratif ou juste généralisateur).

Shouf Shouf
Vous matez quoi, au juste ?

Moi, j’ai de la chance : je croise surtout des gens qui ont voyagé, et me font remarquer qu’en effet, ils étaient sûrs que j’étais pas un étasunien, et expriment plutôt une envie plus ou moins feinte de connaitre mes impressions sur le pays. Bon, c’est un peu histoire de parler, souvent…ou bien une sorte de formulaire oral, dans le cas ou une relation autre que ponctuelle est imaginable.
Les amis des parents de Chiaki, par exemple : cultivés, ouverts….riches : ils ont une maison au Canada. Ça aide. Mais n’empêche..

[La bande-son du demi-post : 1905 – « Can’t Change Everything »]

Tous les noirs étants africains (peut-être que ça changera avec Obama ?), nous étions une bande d’iraniens (les méchants basanés du moment) arpentant Harajuku infesté de touristes (infestés, parce que c’est trop. Je sais que je suis aussi un touriste à long terme, mais là, c’est ambiance “la visite du zoo”…avec un déguisement de singes pour certains. Baste.), puis marchant vers Shibuya.

Love Hotel

L’arrêt au Bic Camera de tous ces métèques empoignants les téléphones en exposition (pourtant factices) aura monopolisé l’attention des vendeurs transpirants soudain grassement dans la fraicheur hivernale, et démontre qu’en fait, t’es pas tellement étranger au Japon, puisque tu déclenches les mêmes réactions que chez toi. Home sweet home…

En tout cas, merci les mecs, ça aura fait vraiment plaisir de vous voir.

[La bande-son de fin de post : Emile Zrihan et l’orchestre andalou d’Israel]