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Kurosagi

Encore un truc tiré d’un manga et se basant sur ce fait, plus une bonne gueule d’idole comme seul faire-valoir qualitatif.

merci beaucoupCette histoire d’arnaqueur arnaquant les arnaqueurs a le mérite d’être pas horriblement tournée, mais est plombée, défoncée à sec par un cactus, tronçonné par un cubain en colère, écrasée par sa réalisation bête, tape à l’œil sans y arriver, vide et insipide, rythmée comme un bouvier en train de mourir sous le poids de sa boulette, et de surcroit servie par une distribution de cabotins de première, du moins quand ils essayent au moins de jouer (sauf Naoto Takenaka, qui fait la même chose que d’habitude, mais ça passe).

Bref, c’est terriblement mou, mais moins que le film du post précédent, et heureusement qu’il y a cette musique horripilante et hors-propos qui vous réveille de temps en temps, sinon…

Je félicite l’équipe de tournage d’avoir supporté le jeu des acteurs sans essayer de les empaler sur la tour de Tokyo, je remercie le cinéaste qui encourage la diffusion du cinéma français au japon en préparant le public à des films où il ne se passe rien (Juliette Binoche regarde la table basse et la trace des clefs dans la poussière, Daniel Auteuil bloque sur le sparadrap collé sur sa cheville et qui dépasse de ses mocassins à talons plat, et tous deux comprennent que leur couple s’est brisé depuis qu’ils ont recroisés leurs ex respectifs sur cette plage du Touquet…gnagnagna…), et remercie enfin la fatigue qui a cassé un peu mon esprit critique, le temps de voir cette merde en entier.

0, 4/ 20. Suivant.

regard mort
« Constipation ? Feculum ? Vite, Kurosagi ! »