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Bara
Versailles no bara, je kiffe sa race maudite !

Voilà, un mois minimum sans post, et pour cause : j’avais de la visite.
Ça fait du bien.

Non pas que je sois à court d’idées (plutôt à court de temps), mais parce que la présence d’un deuxième barbu n’ayant jamais mit les pieds en Nipponie permet de renouveler son coup d’œil, d’échanger des idées, d’appréhender différemment des sujets.
Et surtout, ça flatte le cœur. Donc,

MERCI Baptiste,

Merci d’être venu habiter pendant 30 jours dans un placard à balais, coincé entre une télé, 2 consoles , un ordinateur branlant-dépressif et un monceau de merdes diverses sous lesquelles se cache un vague bureau. Merci d’avoir passé d’interminables heures dans le train à regarder d’incroyables créatures humanoides dormir dans des positions pas possibles, comme ce croisement échappé de Dune, mi-homme mi-Shai Hulud, qui nous aura fait pleurer de rire un soir.

Mauvais coup
Cou de feu

Merci d’avoir passé des heures à rien glander en attendant que je finisse le taff, merci pour les commentaires salaces et les fractures de rétines shibuyites, merci pour les conversations et la gorge défoncée par les clopes, merci SEIGNEUR ! comme le dit un jour ce garde-barrière guinéen à qui je donnait involontairement un trop gros bakchich (comme quoi, y’a pas que Clarence qui se la joue nouveau-riche).

Bon
Comme la gueule de bois ou William Leymergie, il est arrivé au petit matin à Narita, et je prenais l’express pour le chercher tandis que la vieille à coté de moi se massait les pieds, préfigurant la commande de Comté finement affiné que j’avais faite.

Belle journée
« C’est une belle journée, je vais me coucher, lalalalalal »

C’était un mardi, il faisait beau et le jet-lag frappa dur.
Quand à moi, une nouvelle vie de NERD m’attendais avec la livraison d’un Samsung NC10, petite bète de combat ultraportable dont je ne peux refréner l’envie de vous reproduire les specs ici, tant ça me donne une demi-molle quand je les lis.

Poids en kg : 1,33
Ecran : 10,2″
Processeur : Intel Atom N270
RAM installée : 1 Go
Disque dur : 160 Go SATA
Lecteur de cartes mémoire : 3 en 1 SD/MMC/SDHC
Carte graphique Mobile Intel GMA 950

Merci Armaaaand !

jewel julieMercredi, p’tit Baptiste prit le train nippon tout seul, comme un grand, pour qu’on se retrouve à Shimokitazawa, ou on passait pour des aliens, à avoir évoqué la recherche du vinyle sur lequel l’incroyable Sawada Kenji roucoule « Mon amour, je viens du bout du monde » dans dans toute sa magnificence de rimmel et costume fushia surtaillé sur chemise col pelle-à-tarte, le vendeur de jouets vintage, pourtant particulièrement avoiné lui-même, ayant du mal à concevoir qu’il y ait, selon ses mots, de tels otakus en France.

En tout cas, c’est une vrai caverne d’ali-baba pour les trucs vintage.

Suffit de faire comme nous et de partir à pied de Shimokita à Sangenjaya, après quoi vous pourrez vous dégueulasser les mains sur des kilos de mobilier bien design de l’ère Showa chez un de ces innombrables antiquaires de la rue, et prendrez un café au très à la mode bar « Sencha » et sa déco façon dépôt-vente Emmaüs, mais je préfère légèrement le très désert calera (cajera ? Gojira ?) 263 (ché plus trop, en fait), son nom impossible à retenir et sa verrière, le désœuvrement profond du couple (?) qui y officie et sa décoration cliché-bobo-recycling mais bien agencée.

Le genre de truc où on craint que ça soit fermé là prochaine fois qu’on passe devant, tellement y’a pas de client et qu’on imagine mal comment ils vont pouvoir payer les factures.

Et leur expresso con panna casse de la jambe de bois, word !

moumoute

Puis c’est la découverte de Muji et du fait qu’au Japon, il existe des cendriers portables, instant magique cassé progressivement dans les jours qui viennent par l’impossibilité de concilier design kolkhozien (Muji ou le capitaliste léniniste hardcore appliqué au design : 4 couleurs, des formes à défenestrer un employé d’Ikéa et durcir la bite d’un gérant de dépôt de meuble, tant c’est optimisé et anguleux, et l’uniformisation pour tout le monde. Et oui, je suis un sale négativisme ennemi de la révolution du peuple.) et le fait de ne pas se repeindre les doigts à la cendre sèche en essayant de dégager les mégots du truc.
Si ça se trouve, c’est eux qui ont inventé les oshiboris pour enlever ce délicat parfum nicotiné de nos doigts avant d’attaquer l’apéro.

Mais c’est une autre histoire.

ATOUT COEUR A TOKIO POUR OSS 117
C’est parti !

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