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D’abord, remercions Taiki, qui a sa part de responsabilité dans la réussite des 2 jours qui ont suivi.

Nous primes le Super-View-Odoriko, sorte de TGV XXL (vitesse bof mais espace maous) et panoramique qui nous menait dans la péninsule d’Izu.

A force de souligner mon incompréhension des mœurs et coutumes japonaises, on pourra se demander ce que je fous là, ou du moins pourquoi je n’abandonne pas, tout simplement, le pays n’ayant PAS pour objectif la cohérence.
C’est parce que je suis tenace sa mère. Voilà.

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Donc, payer cher pour un train panoramique et voir les locaux tirer les rideaux dès le début, ça me gâche, désolé.

C’est incompréhensible, idiot, égoïste, et j’espère qu’une escouade de pigeons a conchié leurs appartements pendant le trajet. Chacun sa mesquinerie.

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Après un trajet coincé entre les obscurantistes et ma copine qui dort, K. et H. nous attendaient à Shimoda.

Les parents de Taiki ont déménagé à Izu il y a quelques années, après avoir bourlingué et habité dans bien des endroits, dont Paris ou le Quercy.

Quelques jours auparavant, j’avais contacté le fils prodige (euh…) afin de voir s’il n’avait pas une suggestion du feu de Dieu pour descendre dans un Onsen/Ryokan sympa. Après quelques coups de bigophones, c’était Madame Sa Mère qui me rappelait et m’expliquait très aimablement quoi faire.

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Par-dessus le marché, arrivé à Izu, nous sommes partis manger illico presto à une vieille maison reconvertie en bistrot par un artiste du cru, à grand coup de mobiles, de mobilier taillé dans le bois brut mais poli avec un bon goût qui donne envie de jeter son cul dessus, de réflecteur rempli d’eau diffusant dans l’intérieur des reflets 100% « bord de piscine » bien rafraichissants.

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La cuisine assure aussi, la vaisselle itou, rien à redire si ce n’est que c’est chaud à trouver, j’imagine.

Détails en japonais : ICI

Les rencontrer est un superbe moyen de redécouvrir la beauté du français comme étant autre chose qu’un ensemble de règles complexes et d’exceptions éprouvantes, comme ça peut parfois être ressentit : dans la bouche du couple, la langue se fait inventive, une création de tous les instants, un champ d’expérimentation vivante des milles et une possibilités et expressions de la langue, dans une sorte d’écriture spontanée de la pensée où se bousculent les registres et les images, propulsées hors de la bouche par l’enthousiasme.

Oui, le français peut-être un outil de communication quasi artistique dans la bouche de celui qui en connait les moteurs, un jeu verbal extraordinaire.

K. parle un français non pas chargé, mais aéré d’images, d’expressions parfaitement maitrisées (là ou 99% des apprenants utilisent du français de base en espérant insérer un idiomatisme, il arrive à faire le contraire !), tandis qu’H. s’exprime avec un français sensible et plus policé, mais qu’arrondissent des accents oraux en fin de phrases.

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J’imagine que vous vous en fichez particulièrement, mais ça me touche d’être touché (vouais…) par la langue de quelqu’un. Que celui qui n’a jamais senti ça me lèche le téton le premier.

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Après quoi, direction le téléphérique histoire de voir un certain nombre de choses fondamentales, comme le paysage local et l’absence de Mt. Fujii à l’horizon pour cause de brume, ma copine chevauchant un gros et noueux canon de fonte, ma mère portant un atroce chapeau volé sur un cadavre de l’opération «tempête du désert», ou encore cet étonnant légume ressemblant aux valseuses de Clarence et Ferric après une séance de ball-stretching dans l’arrière-cour de l’hôtel Peninsula

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