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Ah ben crotte, j’ai même pas encore fini le récit de ces 2 jours à Izu…

Maman au Japon_Izu_mangemeeeeeeeerde

Maaaaaaaaange-mmmeeeeeeeeerde !!!

Le soir, j’enquillais donc les umeshu au bar.

Non que j’ai atteint une déchéance qui siérait à ma trentaine ventripotente, du genre qui boit seul au bar quand il est déçu de la vie (je l’ai vu dans des séries puissamment intellectuelles comme Alias, alors ça doit être vrai), ni spécialement par peur de la peau laiteuse de l’imberbe dispenseur de fellations locales, mais plutôt parce qu’une amie de K + H travaillait là, et là, en l’occurrence, c’était derrière le bar ce soir là.

Donc, après un repas méchamment copieux et désorganisé diététiquement dans la plus pure tradition nationale, nous étions conviés à s’en jeter un derrière la glotte à l’« asobi club » du Ryokan (très sympa, d’ailleurs : tu peux jouer à tirer sur des boites avec des pistolets à bouchon, tout ça…SEGA a fait faillite cause d’eux, j’imagine).

Maman au Japon_Izu_onsen chambre
Ça me rappelle un peu Ring, tout ça

Les hostilités commencent : Madame Y est du genre très accueillant, le genre que tu as tellement envie de croire qu’elle a le cœur ouvert qu’il faut que je me force un peu pour suspecter l’habituelle hypocrilture nippone. Vraiment super, et elle connait son métier.

Donc, sachant qu’il suffit de souffler une haleine de Tourtel sur ma mère pour qu’elle roule sous la table en gémissant qu’elle est pompette, un shooter d’Umeshu, pensez…suite à quoi j’ai bu les 9 miens ET les 7 siens, ce qui rend un peu leucémique de la gueule sur l’instant (et diabétique, surtout).

Après quoi Chiaki décrétait vouloir aller encore au rotenburo, et je sursautais alors qu’à 15 minutes de la fermeture, la porte s’ouvrait…l’autre client ne restait pas (voulait être seul ?). 5 minutes après, je re-sursautais alors qu’un tanuki sortait du sous-bois…sinon rien.

Maman au Japon_Izu_onsen privé, yeahMaman au Japon_Izu_petit dej onsen

La veille, le mari de Madame Y (Monsieur Y, donc) nous avait impressionnés avec un jus de mangue frais, exécuté devant nos yeux. « Les mangues proviennent de la serre, allez la voir demain ». L’occasion de manger quelques bizarres fruits de palmier et poser idiotement en pagne dans la morne campagne.

Maman au Japon_Izu_ikona2Maman au Japon_Izu_ecumant les routes en pagne

Le reste se passera en voiture louée et conduite jusqu’au coup de soleil par votre omnipotent rédacteur, présentement je-moi-même, qui arpentait la péninsule à coup d’accélérateurs, de caps en vallons,

Maman au Japon_Izu_FriedrichMaman au Japon_Izu_shore1

de côte en côte, de singe surgissant du bas-côté en indications merdiques de GPS non polyglotte, de parkings défoncés en virages improbables.

Maman au Japon_Izu_singes et co
Maman au Japon_Izu_bord de mer 2

Les paysages roxxent, l’eau est magnifique et les singes puent leurs races. Les piles de l’appareil photo aussi.

Maman au Japon_Izu_bateauMaman au Japon_Izu_bord de mer 1

On s’arrêtera vite fait se baigner un peu, tout de même, ma mère impressionnant la galerie avec son maillot une-pièce bleu royaliste, ce qui la faisait vaguement ressembler à une baleine bleue à la dérive lorsqu’elle faisait la planche, traumatisant un minot qui hurla à sa mère :

« Maaamang, vé la vieille, elle est morte noyée ou bien, tu crois ?! »

Ou peut-être que j’extrapole, va savoir. À quoi ça sert d’avoir un blog si on peut pas mentir un peu dessus ?

En tout cas, c’est sur qu’ils n’ont pas dû voir souvent ça, surtout quand on a commencé à le faire en même temps.  Et puis une mémé qui fait des plongeons du rocher, ça court pas les plages non plus.

Oui, c’est de famille d’être pas sortables.

Maman au Japon_Izu_TimewarpkakigoriMaman au Japon_Izu_Shimoda

Pendant ce temps, à Carry-le-Rouet…