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Maman au Japon_Shibuya_centre

Les deux derniers jours iront très vite : un petit tour à Kichijoji, histoire de voir encore Inokashira Koen (vous commencez à connaître mes tours touristiques), puis Shibuya la peuplée et sa faune qui laisse ma mère comme une tortue devant une feuille de salade trop grande pour elle.

Maman au Japon_Shibuya_GareMaman au Japon_Shibuya_crossing

A la maison, les parents de Chiaki ne changent pas une formule qui gagne et débarquent pile quand on passe à table pour manger les gyouzas maisons de leur fille, les bras chargés de cadeaux de bon goût alors qu’on n’avait quasiment rien pour eux o’_’*.

Maman au Japon_Shibuya_gare_peinture_c

Y sont vraiment généreux, ça me tue un peu…

Sinon, traduire ne me gène pas trop, sauf quand je comprends pas la question (une autre tradition : faire des phrases composées en quasi-keigo alors que c’est clair que je ne les capterais pas).

Maman au Japon_gyouzaMaman au Japon_Kichijoji_gros plan

Mais le problème vient plutôt d’une différence de conception : par exemple, c’est quand la mère de Chiaki demande à la mienne si ca va mieux, qu’elle se fait moins de soucis maintenant qu’elle est ici.

Euh, pardon ?!

Elle comprend mal que le petit dernier étant à l’étranger, les parents ne se fassent pas un mouron pas possible. C’est ça : pour le japonais, l’étranger, c’est le danger, c’est le sacrifice, c’est l’éloignement de la mère patrie, de la famille, c’est une souffrance pour ceux qui gardent le foyer.

Maman au Japon_Kamakura_collegiens_c

Alors la réponse « mais non, pourquoi ? Je suis contente parce qu’Ismael a l’air de se plaire ici, qu’il a la chance de refaire une vie nouvelle, d’etre avec celle qu’il aime et de rencontrer plein de gens super, comme vous entre autres », c’est proprement surréaliste pour eux.

« Et le mariage, ça ne vous tarde pas ? »

AAAAAAAAAAAAAAaaaaaaaaahhhhhHHHH, ils l’ont fait !

Hélas, ma mère étant foncièrement du même avis que moi, voire pire, elle répondit qu’elle ne voyait pas vraiment l’intérêt, et que quand bien même, elle ne voyait pas en quoi notre vie privée la concernerait, que les choix sont nôtres et que c’est de s’aimer qui compte, blabla, tout ce truc de hippies que je leur ai déjà servis, mais qu’ils avaient du mettre pour un caprice d’adolescent attardé.

Maman au Japon_les boys de todai_c

Après quoi, ma copine en rajoutait une couche en japonais. Poum.

Bon voyage, en business class Swiss (merci les déclassements au départ de Tokyo !). Reviens quand tu veux !

Arretez de bavez dans l'eau bande de connards

Arrêtez de baver dans l’eau, bande de connards !