Étiquettes

, , , , , , , , ,

La cholie sssymertrie
Ambérieux, Ambérieux, 2 minutes d’arrêt.

Still Samedi.

Il est 5h, je suis dans le train, je rentre vers la casbah avec mes yeux cernés comme Derrick, et quoique je sais que c’est de naissance, je me trouve fatigué. Je ne sais pas si c’est les histoires des élèves (pourtant très sympas aujourd’hui) ou la voix d’Arielle Dombasle dans le casque qui fait ça, mais je me sens soudain vieux.

Oui, Arielle Dombasle.

Je n’aurais même pas osé imaginer le télécharger si j’habitais encore en France, mais la présence de Katerine à la production et l’incompréhension de mes voisins de banquette m’ont convaincu. C’est en bois...y’aurais que les instrus, ça le ferait, mais je préfère encore Mireille Mathieu.

Le plan de la soiree
Le programme du weekend.

Épisode suivant :

Je rentre et il est 5h et demi du matin. Mine de rien, on est vachement content d’avoir de la brandade de morue faite la veille et des crackers italiens sous la main à cette heure-là, surtout pour éponger les 4 gin-tonics et 3 rhums coke qui ont suivi les verres de pinards de la veille : le blanc en cuisinant, le rouge à l’auberge où je me suis fait inviter encore par…merde, c’est quoi son nom ? On n’est pas censé écrire bourré, mais bon, faut pas faire les choses à moitié : j’ai décidé de vous raconter le week-end en live ou presque.

Montbazillac Des culs troublants

Interlude sommeil.

Donc, hier soir j’allais au bar voir R. et la mignonne mais très pro Chikako (pro parce qu’elle fait bien semblant de s’intéresser aux clients, et parfois c’est franchement chaud), je me faisais rincer pour la seconde fois en quinze jours.

Et si je bois, c’est encore le même mec qui trinque ; un frisé comme moi, et je peux pas dire qu’il me soit méga-sympathique. Il a l’air prétentieux, à toujours tripoter son iPhone, mais ça, c’est le mal du siècle. Et putain, qu’est-ce que tu fous là à boire des bouteilles de pinard à 9000yen, tout seul devant une fille qui te calcule par politesse ? Non, je dis ça parce que je suis méchant, qu’il peut et que je ne peux pas. Salauds de riches.

« T’aimes la musique ? »
Qu’il me demande devant une garo. Ben, un peu…

« Ça va être terrible, je le sens bien »
qu’il dit dans le taxi qui nous amène vers l’utérus-club de Shibuya.

Je sais pas quel est le bâtard qui a osé inauguré un club appelé WOMB, mais j’espère qu’il a organisé une partouze pour l’honneur, Boogie Nights style.

Sodo à même le parking, tres classe
« Y’a ma putain de femme allongé sur le parking avec un pénis dans le cul. »

En attendant, je repense au regret instantané qui m’envahit quand, après quelques minutes de conversation. T(oui, T…quelque chose…pour le coup, c’est pas de la pudeur) m’a demandé si je voulais venir, parce qu’il y a une soirée au Womb, que ça va être chanmé-mortel-sa-race-de-bombe-atomique-qui-émascule-du-chaton-avec-une-machette-bricomarché, même que c’est DJ Diplo (Gné ? Les gros LEGOs, là ? Ah ?), qu’il payera tout, qu’on dormira avec des animaux et fera l’amour avec tout le staff de Soft On Demand après. Enfin, j’imagine que c’était de cet acabit, sinon j’aurais pas dit oui.

Plein de filles avec des tetons comme ça

Et comme après le mariage à Las Vegas, j’ai regretté mon « oui », avec cette nuit presque blanche du samedi, cette frustration picolante que je gérais en pensant que j’allais me pieuter tôt de toute façon (après vision de la suite de « Pump My Ass Full Of Cum 2 », d’une élégance rare).

Nooooon

En fait, il faut toujours fuir quelque chose.

Le samedi précédent, je crevais de ne pouvoir fuir les 2 vieilles peaux scotchées au comptoir comme l’autre poisson sous le requin, là, que j’en fus forcé à entendre leur dégueulis verbal jusqu’a lâcher une adresse e-mail pour me débarrasser de la pire des deux, une Kyotoïte des plus insistantes, le genre que si elle sonne à ta porte, t’achètes l’encyclopédie TOUT L’UNIVERS (payable en 12 mensualités) alors que tu l’as déjà.

Et bordel, pourquoi toutes les anciennes geishas décrépies se sentent obligées de trimballer une photo (non identifiable) de leur heure de gloire et de la montrer à tous les mecs qu’elles espèrent serrer dans leurs pinces ? Quelle prétention vulgaire en contraste avec l’idéal de raffinement qu’elles sont censées incarner ! Un saut à gerbe siouplait.

Oui oui, j'étais geisha avant

Ce samedi, j’étais épargné, peut-être que le pull pistache et les baskets zébrées n’étaient pas la quintessence de la virilité pour la quarantenaire bridée, à moins que ce soit le fameux rayonnement maudit cité précédemment.
Les 2 épaves-braillardes d’à côté, mi-outres mi-vagins, elles n’en avaient que pour le solitaire T, qui en râlait encore toute la soirée, regardant son téléphone avec l’angoisse de recevoir un mail enflammé de relents biliaires et cypriques.

Le retour de l'homme-mérou

Mais non mais non…

Gaines, c’est le nom de son/ ses potes DJ, si j’ai bien compris, et c’est vraiment pas sûr.

Le truc, c’est que je les ai vu mixer, mais ne trouve pas leurs noms à l’affiche. Leurs = 2 frères, sans doute jumeaux, ou alors j’étais tellement fait que le simple fait d’avoir changé de sweat à capuche en a fait un être nouveau. Bref, c’était bien.

Womb_DJ DiploAprès quoi, le dancefloor désert se comble petit à petit, le Diplo fait son show, et je continue à me demander comment on en est arrivé à s’éclater à nouveau sur des trucs aussi récemment vintage. Je mise sur la house garage à diva putassière façon Todd Edwards pour l’année suivante, je crois que c’est un des derniers trucs qui soit pas encore revenu des 90’s*. Ou Rozalla. À voir.

*[Celui qui dit « le new beat » prends une gifle de suite parce que 1 – c’est déjà là, alors ta gueule 2 – on attend les articles suivants avant de parler de ce qu’on ne connait pas]

Oh mon dieu, y'a un gaijin derriere moi

Rhaaaa mais putain, tu vas te pousser, le grand fade qui danse derrière la jolie fille qui ne le calcule pas ? Un japonais qui a bu, c’est du gros lourd, mais un gaijin à jeun qui imagine qu’il est le seul mec de la boite, c’est une horreur. J’ai un peu honte du comportement du mec, jette un coup d’oeil compatissant à la fille, une lueur d’effroi traverse son regard, elle imagine qu’elle va en avoir désormais deux sur le dos. Non, j’ai abandonné, j’te dis !

Qu'est ce qui te fait penser que je suis gay
Qu’est ce qui te fait penser que je suis gay ?

En partant vers le métro, on se tape sur l’épaule en repensant à ce mec qui nous a dragués au bar. « J’ai largué ma copine aujourd’hui, je suis trop triste », dit-il. Mais qu’est-ce qu’il peut être collé à moi, ce type ?! Et cette manière d’attraper ta tête pour te parler, c’est…mmmh…

T. est d’avis qu’il est gay, et moi je ne capte rien comme d’habitude. Faut dire que je m’en fous, aussi.

Ce qui anime notre dernier débat d’alcooliques sur le quai de la ligne Hanzomon, c’est pourquoi le mec en question (et son herpès géant sous la lèvre, à gauche, là…uargh !) nous demande de lui trouver une copine au lieu de dire de suite « je suis pédé, j’aimerais bien que vous m’enculiez, siouplait, même juste un peu, ça serait gentil ». Enfin, peut-être pas, mais au moins, ne pas mentir, parce que je ne vois vraiment pas comment ça peut réussir, sa technique.

Dit voir, le train arrive, on se voit samedi prochain, on s’appelle, on se boit un coup, ouais, allez bonne rate route, ouais ouais, tchao.

Bien claquéAere tes chaussures

Ne pas gerber dans le train. Ne pas. Ne pas. Bien, ça passe.

À 14h, je me réveille, Chiaki va rentrer tôt. Je suis vaseux, on va manger des Okonomyaki ce soir. Finalement, c’était pas si pourri que ça, ce week-end.