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Quelques lignes pleines de bière, de football et d’amitiés viriles.

Jimbocho_Virus_Full in yar fesse

C’est pas parce que j’aime la oï! putassière que je vais vous pondre un article sur le sujet pour l’instant. Mais un peu de musique pour commencer, oui.
Il fallait bien un concert ou deux pour me de-scotcher de Battlestar Gallactica.


Lifetime Struggle ouvre le bal, le samedi, avec un concert à Jimbocho/Ochanomizu. Comme la dernière fois, bon esprit : 6 groupes, 500 yens, bonne ambiance, pas vraiment de personnes là par hasard.

Jimbocho_FakeCount_1Jimbocho_FakeCount_2

Le premier groupe joue du Kid Dynamite, ni plus ni moins. Fake Count (une chanson de Kid Dynamite ?), fait 2 reprises de Kid Dynamite, et nous parle de Kid Dynamite entre les morceaux. Le chanteur danse même comme…je vous laisse deviner. Pas mal, même si je suspecte le chanteur de ne pas avoir inventé les grains de sésame sur le hamburger. Passons…Justement, quand il ne parle pas de Kid Dynamite, il parle du burger d’un kilo qu’il a acheté à Lotteria. Trop de punk tue le punk.

Je me perds un peu dans l’ordre des groupes. Le troisième, c’était Silence Kills The Revolution, qui gagne la palme pour avoir allié un nom pompeux, une musique hors du temps (Je les renommerais bien Rage Against The Refused si ça ne me faisait pas mal au cul de pourrir 2 bons classiques) et un chanteur à dreadlocks, ce qui n’a jamais été signe de bon goût une fois sorti des Caraïbes.

Jimbocho_Low Vision

Pas spécialement de souvenir de Low Vision, si ce n’est qu’ils jouent vite et que le son est assez bordelique. Sakana dit que c’est parce que le studio de répétition dans lequel les groupes jouent ce soir n’a pas de retour sur la batterie. Je me disais aussi que mon tympan décollé ne criait pas pitié comme d’habitude, quand la caisse claire me fait grésiller l’oreille droite.
Le chanteur a l’air timide dans la vraie vie (le genre qui sort un « shitsureiishimassuuuu » à chaque fois qu’il passe entre toi et un mur) mais sort quelques chorégraphies bien étudiées sur (l’absence de) scène.

Jimbocho_Make It Last en poignets

J’ai loupé le début de Make It Last, son NxYxHxC old school et son chanteur coiffé à la Madball (mais moins laid, parce que putain, Freddy…) parce que j’étais descendu acheter de la binouze au combini du coin et qu’inévitablement, je me retrouve dans l’hell-évateur avec le guitariste de Virus, le deuxième groupe du soir, qui thrashocrustisait ta mère à la triplex en début de show.

Looké comme si Ken avait quitté Barbie pour devenir journaliste dans Harbinger et vivre 6 mois en survival caché dans une benne à ordure de MacDo, mullet-au-bol bicolore, pantalon à mi-chemin entre le baggy Plan B de 1992 attaqué par une meute de chats sauvages et une serpillère Yohji Yamamoto, dentition aléatoire, t-shirt sans manches (un classique depuis Miami Vice), le teint rosé, un jeune homme moderne.

Jimbocho_Virus_Guitare1Jimbocho_Virus_Guitare2

Fallait que je lui paye une bière, obligé.

Résultat : un étranger en train de parler avec les mains devant un groupe faisant de l’air guitar et de l’anarchopunk à capella dans la rue, tandis que tous les autres collent des steaks au batteur, dont on se demande vraiment s’il le fait express de dire des trucs aussi hors sujet/stupides, que même moi je commence à avoir la main qui démange.

Donc, on rate de début de Make It Last. Mais du coup, tout le monde est là pour Lifetime Struggle, toujours la grande classe, on danse, le pit est convivial, raisonnable, et si le mot ne me donnait pas envie de déporter des hippies, j’aurais dit « festif ».

Jimbocho_Virus_ChanteurJimbocho_Virus_Guitare3

Le dimanche, direction Yokosuka pour continuer le régime purino-nicotiné de la veille. J’y vais un peu réticent, parce que c’est quand même bien loin (plus de 2000 hyènes allé-retour, ouch !), que le concert est cher aussi (3000, re-ouch, baisse ton pantalon pour voir, une fois ?) et qu’en plus, c’est du pounke à roulette, un genre que tu te dois d’exécrer quand tu as passé 19 ans.

Ça ne rate pas : des groupes en bois qui font des grimaces, des accords déjà entendus 1000 fois et des chanteurs qui gagneraient à utiliser Autotune. Enfin, pas tous…le premier est sans plus, mais le bassiste à la méga banane malgré une basse qu’on croirait taillée pour Géant Vert et qui t’assure un lumbago de légende le lendemain.
Mais il fait plaisir à voir.

Love is smoking gun
Ca aussi. Je remplace le fait d’avoir oublié l’appareil par quelques eye-candies, ça vous va ?


D’autres groupes passent, l’avant-dernier par exemple, contrairement au public.

Mention spéciale au gros porc adipeux qui promena sa graisse en claquette toute la première partie de soirée. Vu qu’il commençait à agiter son t-shirt au dessus de sa tête et considérait que tout un chacun fantasme d’avoir son corps de rêve alcoolisé et dégoulinant de sueur rance collée à soi, et qu’il semblait hésiter à faire de moi un nouvel ami, je lui collais un bon coup de coude, histoire de lui rappeler que s’il avait des rillettes, nous n’avions tout de même pas les mêmes valeurs. Plus de soucis de ce côté.

Bizzare love triangle

Vint le moment de constater qu’un mélopünke japonais n’est pas solide. Profitant d’un morceau qui bougeait et de la dynamique de la soirée de la veille, je rentrais dans la fosse et à peine je bouge que déjà je sens un truc sur mon épaule. J’avais balancé un gars dans la distro sans faire exprès. Un instant, je me suis senti comme Obélix au milieu des Romains.

Love is all around

J’ai dû ranger l’a priori négatif de côté, Uncommonmenfrommars vaut le déplacement en live. J’imagine que sur disque, j’aurais plus de mal, mais le live était vraiment cinpa©, et les membres ne le sont pas moins. Ça aura vraiment fait plaisir de les rencontrer.
Le train retour me permet de taper la discute avec une CCN et son « ami », autre japonais potentiellement homosexuel quand il a bu, comme celui qui me hurla AISHIUTERUUUU dans l’oreille pendant le show et attaqua Akage avec le même entrain après, avant de vomir sa race de sa mère maudite de tous ses boyaux à l’angle de la rue pendant que la police militaire US arpente les rues de Yokosuka dans leur van blanc. Élégance.

Jimbocho_Fake count_molletsJimbocho_Low Vision_mollets
Jimbocho_Make It Last en molletsJimbocho_Silence Killed the Virus

Collection de mollets HxC histoire de revenir dans le sujet.

Une CCN, c’est une Créature de Concert à Nichons, qu’on appelle parfois Fille avant de se mordre la lèvre parce que c’est difficile quand on se tourne et qu’on voit les putes du bar d’à côté, pas la même donne.

La CCN pop-panke porte sous les fesses -et donc sur le short Dickies– un sac à dos plein de badges idiots de groupe dont le simple nom évoque l’envie de faire un remake de Chute Libre. Elle a un piercing ou deux, aime les trucs en panthère et écoute peut-être Florent Pagny en cachette. Celle du train sentait fort de la bouche, c’est une nouveauté.

The look of love

La CCN version HxC est subdivisable en plusieurs catégories : La plupart du temps, si elle est bonne, elle est venue pour voir son copain qui joue. De toute façon, dans un concert HxC, 69,4% du public joue dans un des groupes du soir. Les 0.4%, c’est des roadies volontaires qui rêves d’être deuxième chanteur.
Si elle porte des lunettes en écaille et est plutôt boursoufflée du fion, elle est sans doute là par amour de la musique. Je vous passe les variantes crusties en treillis avec des patchs et des casquettes à piercing, avec ou sans dreads blonds dessous.. De toute manière, il lui est plus ou moins moralement interdit de s’habiller de manière désirable, soit par conviction et après lecture de Heartattack (en quoi nous la soutiendrons ! Non à la phallocratie ! Vive l’anarcho-ovairisme !) , soit par simple flemme ou encore parce qu’elle n’a rien à mettre en valeur.

Donc, CCN, CQFD.

Tunnel of love

Et quid de la bière et du foot ?
Le foot, tout le monde s’en cague. La Suisse à gagné contre l’Espagne, les Bleus gangbangent verbalement pour changer et la vuvuzela rend plus sourd que la branlette, c’est sur. En guise de bière, du Côte-Du-Rhône Les Abeilles 2005 et le meilleur Pineau que j’ai goûté de ma vie, j’le jure. Mais Clarence vous en parlera mieux que moi.