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Ce qui s’est vraiment passé ce dimanche…

4 seasons_Les arcanes du pouvoir

Vu que la veille, Clarence m’avait fait le caprice à la française d’arriver avec 20 minutes de retard, je me méfiais. Certes, nous avions bien mangé, quoique ce soit à y penser un peu cher au final : l’assiette de charcuterie est un peu anecdotique, le chorizo sans intérêt dans l’assortiment d’ensemble.

Chez Olivier_Boeuf d'Aomori

La viande est parfaite, mais la polenta mériterait quand même d’être servie avec une cuillère plus grande. Ou est-ce une tactique pour inciter le client à prendre un dessert ? Pana-cota aux épices à mon goût, mais pas à celui de l’hôte, macaron enserrant une bonne crème glacée (j’insiste sur le côté « crème glacée« , une grande réussite dans un monde ou on ne sert que des « glaces » qui me gèlent les canines) à la pistache, sur une crème pâtissière dispensable, mais avec un coulis de fruit rouge pour l’équilibre des parfums et des couleurs.

Chez Olivier_MacaronChez Olivier_Panacota

Je râle ? A cheval offert, ne regarde pas la bouche ? Et à quoi je servirais alors, tas de nouilles en sachet ?!

La carte des vins réserve quelques surprises abordables. Le service est dans la tradition beau garçon, c’est agréable.

Chez Olivier_Asperges2

Clarence ayant choisi le mauvais cigare la veille, pendant que nous marchions à fière allure d’Ichigaya Rive-Gauche à Kagurazaka, je craignais des représailles.

Rien du tout. Après avoir bu un martini « défonce-ta-gueule » (ils en ont 100 à la carte dans le bar du sous-sol, modestement appelé « Le Marquis ») et refait le monde, le plan Marshall, Breton Woods, décidé du futur de la blogosphère et des prochaines fatwas à proclamer, lapidé les bouffons virtuels et jurés nos âmes au combat de la médiocratie, la bouteille de pineau était vide et c’était déjà l’heure de coucher Emi (sa vessie ne tient plus, ça sent le sapin).

4 seasons_Maudits sodomites4 seasons_Pinard

Clarence et Robin s’adonnèrent aux délices de Sodome, adorant le Dieu Pan à demi nu* et dans des postures explicites et traumatisantes pour mon cœur d’enfant, pour finalement me faire porte le chapeau. Monde de merde.

*(ça veut juste dire que Robin ne portait pas son traditionnel t-shirt sous la chemise, en fait).

Après quoi, nous piquâmes une tête avant que je ne pique une serviette pour ma collec’ (et j’peux vous dire sans m’vanter qu’c’est pas une collec’ de pédé). Sauna, hammam, rotenburo, onsen, jacuzzi, eau fraiche parfumée à la cannelle de Bali, c’est du lourd. Si j’avais 40.000 boules à lâcher dans une nuit d’hôtel, j’irais définitivement au 4 seasons Chinzan-So.

4 seasons_Za poore

En attendant, je fais les courses pour faire le match culinaire retour, à domicile, la semaine prochaine. À suivre.