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Joshibi 2010_chatte écartée

Avouons qu’à l’image de votre qualité d’érection, ce blog ne va pas en s’améliorant avec le temps.

À défaut de défoncer des culs, j’explore pourtant avec entrain les fondements de la société pour n’en extraire qu’un jus léger, peu fertile et qui laisse un goût âpre en bouche. Qu’à cela ne tienne, je continue vaillant et justement, quelle coïncidence, à propos de manche, dimanche 24, j’allais à l’université de Joshibi requinquer ma confiance en moi amochée par des années de fidélité maladive.

Joshibi 2010_Vue d'ensemble

Joshibi est cette université d’art plastique pour filles dont j’avais déjà parlé l’an passé ici. Oui, autant vous le dire, au cas où vous découvririez par vous même l’autre article et que vous seriez soudain déçu que je vous aie déjà fait le coup. Bon, en même temps, David Guetta fait un hit à chaque fois avec ses merdes contenant 2 notes au maximum, donc ne faites pas la fine bouche.

Ça commence par une flasque de whisky, qui est certes venue après les autres breuvages, mais dont le goût dans la bouche me donne l’impression d’être une marinade de ragout écossais au réveil. Qui s’avère être à midi, au lieu de 10h. Ça non plus, ça ne s’améliore pas avec l’âge.

Joshibi 2010_taches jaunes

Sagami-Ono est déjà à 50 minutes de chez moi, mais il faut rajouter 20 minutes à attendre le bus, plus 25 minutes assis au fond avec 2 imbéciles en train de s’extasier devant les merveilles de la vie, genre « hier j’ai emmené ma copine à Disneyland et tu l’croivras pas, elle était vachement contente », mais l’autre répond

– On ne dit pas croivras, on dit croira, tu conjugues mal !

– Ah ouais t’as surement, on sent que t’as fait des études de coiffurerie.

– Mais non, mais non, je ne suis qu’un morceau de frite grasse oublié au fond d’un cornet de papier journal à Namur…

– Mais non, t’es un bon, t’es modeste !

– Que nénie, je serai surement réincarné en morceau de mie de pain jeté aux pigeons sur la place St-Marc-Vécé, c’est tout ce que je mérite, etc.

Joshibi 2010_remonte ton falzar

Et soudain, tu regrettes le temps où tu ne comprenais rien à rien, une vie sans pollution auditive, un paradis de tranquillité, un peu comme l’Italie sans les Italiens. Et puis tu regrettes aussi de ne pas maîtriser assez le japonais pour le mépriser plus ouvertement. Et enfin, tu ne regrettes rien, car non, je ne regrette rien, ni les cris, ni les pleurs, ni Alger, ni ma soirée…euh, parce que le iPod et les oreillettes Panasonic t’ont encore sauvé la vie et épargné la peine capitale pour décapitation de 2 cons avec une lime à ongles rouillée.

Joshibi 2010_la ruée vers l'art

La ruée vers l’art.

Pour le reste, c’est comme l’an passé, en mieux.

Ou du moins, pour ce que j’en ai vu, puisque je me suis épargné les sections d’archi et de design, en partie à cause du temps qui manquait.

Joshibi 2010_à la superette de l'artyJoshibi 2010_Femme champignon
Joshibi 2010_jeunesse bataveJoshibi 2010_Tache tout court

La section peinture tient ses promesses, mais c’est moins kitch-pompier que l’an passé ; on note toujours ces préoccupations péninsulaires, les collégiennes, le style collage-couleurs-à-la-con très artsy-fartsy, mais au final, pas de choc visuel comme le ragondin sous acide chevauchant un poisson géant ou le jaune et noir oppressant de l’an passé.

Joshibi 2010_Loutre des boisJoshibi 2010_Triolisme collègienJoshibi 2010_colorfull

Reste un chat (?) géant assez intriguant et une belle toile minimaliste à larmes jaune citron

Faudra aller fouiller du côté des stands-atelier d’exposants pour trouver de l’atroce, du suintant, du manga-cra-cra (fillettes à 8 jambes, etc.) et de la prépubère suçotant une crêpe au chocolat.

Joshibi 2010_Collègienne mangeant une crèpe

L’école fêtant ses 110 ans, une rétrospective des gagnants de son prix annuel était également organisée, l’occasion de voire une impressionnante série de 3 fusions mortelles entre une serpillère espagnole et un uniforme de collégienne (encore !), voire quelques animations Roland-Topor-esques de femmes à poil tirant des flèches sur des figures d’hommes-ballons que le vent portait.

Joshibi 2010_Fusion de collègiennes et balais espagnol

Le prix en question récompense d’un an de vie à Paris l’heureux gagnant, et ça fait un peu flipper de voir l’ennui profond qu’on peut ressentir devant leurs oeuvres, à quelques-unes près, donc (on ajoutera cette cage à oiseaux débordante de chaussures d’enfants qui forment des cercles concentriques autour d’elle).

Joshibi 2010_ParapluiesJoshibi 2010_entrée 2

Pas de photos, parce qu’après le décès de la batterie de mon appareil, c’était celle du téléphone qui crevait aussi.

Dehors, les cosplay d’Haruhi Suzumiya se trémoussaient sur scène, Yukari apprenait l’expression « elles ne sont pas des plus maigres » et on entrait dans la section textile.

Joshibi 2010_Cosplay