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Paye ta grosse paire !

On ne peut pas dire que l’enjeu soit vital ici, hein ? Ce n’est qu’un fruit. Évidement, c’est intriguant de gouter un fruit après bientôt 4 ans de vie Tokyoïte, un truc fantasmé mais pas le fruit interdit pour autant, quoique vu la forme, la couleur, le toucher…

Akebi

J’ai vu des akebi pour la première fois en montant sur le mont Takao, cette colline où les marcheurs sur- ou sous-équipés (complet Patagonia vs.talons qui baillent) essayent de surclasser en nombre les feuilles des érables que l’automne rend célèbre à cet endroit.

Un truc violet, que seul les vieux achètent, et tout les compagnons de promenade penchent la tète à 34.3 degrés vers la droite quand tu suggères d’y gouter : c’est le signe de désapprobation à respecter. Que ces étrangers sont lourds à vouloir gouter des trucs que nous connaissons à peine, penchons donc nos têtes un peu plus et disons que ce n’est pas bon, trop cher, sans intérêt.

Ils n’avaient pas tord.

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A part prendre des photos de l’objet comestible, dont les entrailles délicatement féminines contrastent avec l’extérieur et son côté « burnes tabassées par 5 heures de plan cul », je ne sais pas trop…c’est douceâtre et acidulé, plein de graines pas vraiment agréables, un peu visqueux.

Ma mère l’aurait surement gobé comme un des atroces fruits de la passion qu’elle affectionne. Je passe 10 minutes à disséquer la chair des pépins, de la pointe de la langue, j’aurais préféré en faire autre chose, quitte à la fatiguer.

Quelques considérations plus rationnelles : http://kyotofoodie.com/japanese-fruit-akebi/ ou http://en.wikipedia.org/wiki/Akebia

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Oh, et sinon, le nouveau Envy est sorti. Concert à Ebisu le 2 décembre, pour ceux qui voudraient y aller comme moi.

http://www.sonzairecords.com/envy.html