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Guilloza_Dirty talk_2Guilloza_Dirty talk_3

Je me demande combien d’articles je vais encore taper sans les publier. Et combien je retrouve, au détour d’une recherche dans les disques durs, des tapés dans le train en écoutant d’obscurs groupes de hardcore ou du black métal mainstream, parce que faut pas déconner non plus, ça a déjà un son assez dégueu comme ça.

Shiori's_Ayumi

Au final, Gaza ne tienne en terme d’occupation de bande passante blogistique, le judisme prend le pas sur le judaïsme : fête pour une raison tenant en 2 kanjis (personne ne se souviens des raisons des fêtes de toute façon, alors c’est déjà louable de se justifier de 2 kanjis) ou anniversaire de n’importe quelle bécasse trouvant fondamental de célébrer l’arrivée imminente des rides au coin des yeux et des crèmes Sisleÿa (ou La Prairie, c’est vous qui voyez….ça se sent que j’ai bossé à Sephora ?) qui vont si bien, au final, c’est du pareil au même.

Shiori's_Rin

Judisme, n.masc.: Tendance blogistique consistante à écrire un blog constitué à 80% de photos de fêtes avec ses potes, dont un seuil de redondance obligatoire de 12,8% minimum doit être respecté (dérogation faite pour les vacances sur les îles avoisinant Hiroshima, ou de taux supérieurs de PPF (potes par frames) peut être accepté).

Je profite donc du désœuvrement de Jud en vacances en France pour poster les miennes. C’est surtout l’occasion de procéder à la minute ornithologique nécessaire sans avoir à enfoncer gratuitement et méchamment du Nippon. D’ailleurs, aucun Nippon n’a été blessé dans son honneur dans ces articles, et c’est pas peu dire. Yes nigga !

Shiori's_Brochette

L’anniversaire de Shiori est encore un avatar de la sempiternelle fête d’anniversaire qui sacrifie 3h38 assis sur une chaise judicieusement placée près d’une table, sur laquelle défile n’importe quoi confectionné avec plus ou moins de bonheur, et que tu mets plus ou moins n’importe comment dans ta bouche, suivant le niveau de gin-tonics ou ton prénom (le modèle Yusuke perd rapidement l’usage de ses membres, par exemple).

Shiori's_Rin2

Cette fois-ci, concept intéressant, c’est du tout champignon pendant 2 heures : pizzas, salades, poulet cru mariné (le Japon ne connaît pas encore la salmonellose, y’a de l’avenir pour le bioterrorisme artisanal), pâtes, etc. L’ambiance est pas mal, mais l’anniversairée en question me fatigue parfois un peu…j’ai l’impression qu’elle attend ses cadeaux.

Shiori's_Shiori

Moi je ne donne rien sinon mon cœur (et mon cul, à Clarence, pour la photo, dans la piscine du 4 season…sale traitre !) , mais personne ne m’aime. Eh oui, c’est le drame de la trentaine, ces chairs flasques sous les homo-plates, dont la chaleur molle écourte les préliminaires et fait penser qu’on a oublié de nourrir le chat.

Shiori's_Mame way of life2

Plus passionnant, genre, comme un dimanche d’avril à Carsan, quand tu vas derrière le lavoir fumer un joint avec Geoffrey, Damien et les autres, et que la seule chose qui se passe, c’est que quelqu’un qui dit « ah ben ouais, c’est la merde partout » et que tu rigoles bêtement en regardant une liane…Plus passionnant, donc, la Fête du Gyouza chez Yusukouille et Mamorine, une occasion d’observer de nouveaux spécimens en liberté dans une cuisine, un salon et même un chiotte dont la porte ne ferme qu’aléatoirement.

Le jiaozi (japonais : gyōza) est un aliment chinois en forme de chausson, constitué d’une pâte enveloppant une farce qui peut être composée de différents aliments, qui a une histoire d’environ 1800 ans en Chine mais plus au Japon, parce que c’est pas possible que ces connards l’aient inventé avant les Japonais.
Les ravioli italiens sont tous originaires des jiaozi, preuve que quelqu’un à couché avec l’ennemi à un moment ou un autre. Les premiers ravioli furent importés en Europe par un italien en 1875, surement après l’avoir volé, comme le font ces gens-là, pour un grand restaurant milanais, [puis transformés et] façonnés en carré, comme des petits coussins, parce que les Italiens, c’est rien que des feignasses.

Source : Wikipénne-Rigatte

 

J’ai arrêté de me faire niquer et de faire la cuisine pour tout le monde, mais pas sur ce coup : session gyouzas « à l’allemande » avec Akichin, dans la kitchen. Bien entendu, les gyouzas à la schleue, c’était une boutade de la soirée précédente, à la base, de merveilleux propos d’ivrognes.

Shiori's_YusukkkeGuilloza_Chiotte fermé

Et puis soudain, tu es devant une poêle avec une nénette encore habillée qui te demande ce qu’elle doit faire et tu as juste envie de la pousser contre le poêle et de lui hurler (en allemand !) de prendre le manche de la casserole et de se le coller dans la bouche, ja ! Voui, foila, pien au ffffond, tu es une brafe betite fille, ach !
Tout ça parce que tu n’as pas la moindre idée de ce que tu vas faire.

Guilloza_Truc qui aurait pu être mignonne

Cuire des patates, les couper en dés, réchauffer la choucroute au gin, sauter les saucisses, mélanger avec de la moutarde jusqu’à ce que ça ressemble à n’importe quoi et tout enfourner dans de la pâte à ravioli... Tout le monde content, toi qui as vaguement la gerbe, allez, encore une clope et un happoshu, tant qu’à faire, histoire de voir jusqu’où on peut aller.

Guilloza_Regaaaaaarde mes yeuuuux

Combien de fois vais-je devoir conjuguer le verbe BOIRE dans ces maudits posts ? On ne dira jamais assez que les invités le conjuguent n’importe comment, avec n’importe quoi. Mais le résultat, c’est que Tête-de-canaille se met à draguer. Plus précisément, ME draguer, dans la cuisine, bramant des âneries sur mes doigts de fée (tu vas voir où je te les mets, mes doigts, s’pèce d….) en particulier, et bien d’autres choses. Elle a chaud.

– Ça a l’air boooon…
– Tu veux gouter ? Oui ? Tiens, ouvre la bouche !
Oitssssssssi !

Alors voilà, elle est censée crier Oishiii, mais elle se la joue cheveux sur la langue. C’est comme quand une fille se recoiffe, c’est le signe qu’elle veut faire un ass-to-mouth avec toi.

Guilloza_Dirty talk_1

Puis ça continue dans le n’importe quoi, n’importe comment, avec n’importe qui…

Oh, Yusuke, tu as trop minci, c’est fou, fait nous voir ton ventre, whaaaaaa…

C’est vrai qu’il a minci, ce bâtard ! Coup d’oeil confus vers moi…j’ai minci aussi, mais on ne voit rien, j’ai pris 15 cm de tour de poitrine en plus à cause de l’escalade, je ne ferme plus mes wonderbras.

La vache, que tu es musclé !? Tu me soulèves ?

Et ainsi de suite.
Rien d’original, sans doute ? Si, pour moi, c’est assez rare. Déjà parce que j’ai l’air d’être un mec gentil, et que le mec gentil, tu l’appelles quand t’as une question, quand tu veux le présenter à une copine cruche qui ne trouve pas de mec, tu l’aimes BIEN, c’est vraiment un ami et pour rien au monde tu ne le laisserais mettre son zizi dans ta bouche, parce que tu apprécies tellement votre complicité, etc.

Guilloza_j'ai un gros coup dans le nezGuilloza_c'est clair

Le mec gentil est potentiellement dangereux, mou de la bite, lourd, collant, mièvre et plus si affinité. Alors que le trou-de-balle cache surement un coeur d’or et un romantisme effréné sous sa carapace qui ne cèdera que pour toi, dans l’intimité de la chambre, avant qu’il te défonce avec sa grosse queue, mais t’auras jamais mal et tu jouiras quand même. Whaou. Fabulous, yeah.

Donc, moi, généralement, je me suis sur la touche. En même temps, ce n’est pas faux, je manque de combativité, vous le saviez déjà. Donc, j’ai décidé de prendre le contre-pied (non, je ne ferais pas de rime pourrie avec « prendre son pied », mais j’avoue que ça me démange).

Guilloza_glauquitudce

Plus tard, coincé dans le couloir :

Elle – Ouais, les étrangers, c’est marrant cette manière de regarder que vous avez, c’est troublant, on a pas la même profondeur du regard.

Oim – Et qu’est ce que ça veut dire, à ton avis ?

Elle – Ben, je sais pas…C’est comme si, en plantant votre regard plus longtemps dans le notre que ce que ferai un Japonais, on imagine que…chépa…vous êtes intéressés ?

Oim – Ah, peut-être que c’est juste une histoire d’habitude. Et tu imagines que j’ai envie de plus, si je te regarde comme ça ?

Elle – Euh…non, je veux dire…c’est juste un peu troublant, mais j’imagine qu’il n’y a rien, c’est culturel.

Oim Et si ça ne l’était pas ? Qu’est ce que tu ferais ?

Elle – Ouah….faut que je bouge, je ne sais plus quoi faire, là…

Bien sûr, je lâche la pression, elle est en effet mal. Dans quel sens ? Aucune idée.


Après 15 minutes de fleurti-fleurta, je sais bien que ça n’ira pas plus loin et que ce n’est pas ce soir que je lui arroserai les joues de crème fleurette. En même temps, je suis bourré, elle aussi, et ce n’est pas exactement une bombe non plus. Quoique souvent, c’est souvent celles qui ne sont pas des bombes qui déclenchent l’envie de se donner à fond. Elle est un peu le genre « trophée de championnat interrégional ».

Yusuke me briefe : elle habite 3 stations après chez moi, et le mec lourd et pété là-bas, c’est son copain.

Guilloza_Tchong

AH OUAIS ? MERDE ?

Rien capté, comme d’hab.

Tout le monde rentre peu à peu, on attend encore un peu la nouvelle copine de Yusuke histoire de voir si elle est vraiment gyaru comme prévu, tout le monde est crevé, on se quitte, guide ses pieds vers la proche maison, il se met à pleuvoir vaguement, comme des éclaboussures de brosse à dents.

Barbara Streisand.