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Sylvain m’écrit un mail pour me dire que je ne suis rien qu’un petit con et que mon ton est lascivement désabusé. Outre le fait que c’est vraiment très aimable et que d’abord, c’est celui qui le dit qui l’est, je répondrais que sa caduque critique vaut une pauvre fiente de pigeon asthmatique tant qu’il n’est pas allé voir à Koiwa si j’y suis. Après quoi, s’il survit à l’inexorable dépression concomitante à l’aventure, il me reparlera de « ton désabusé »avec son air de Versaillaise-à-serre-tête.

Koiwa_fete de la cneque

Thon désanussé.

Pourtant, de prime abord, ça vaut le coup. Une bonne grosse chagasse en sortant de la rame, ça fait plaisir.
Koiwa_rues

Surtout après celle de Shinjuku, qui marchait trop vite pour que je dégaine l’appareil, mais qui nous offrit 1 minute de FULL-FRONTAL CAMEL TOE sous une culotte blanche, à moi et aux trois salarymans qui ralentirent d’un coup en levant la tête dans l’escalier.

C’est fou, on s’habitue à être déçu par le fait qu’il y a toujours un atroce short en jean mal coupé sous ces robes trop courtes, et soudain, un jour, PAN ! Tiens, prends-toi un gros bivalve dans les yeux, tu l’as mérité !

Wow !

Koiwa
Koiwa_devant la gare

Koiwa, c’est loin, vers Chiba. Je ne m’attendais pas à y voir autant de racaillous locaux et de kyabas, mais en sortant du concert, les rues en étaient saturées. Mais j’y allais pour voir jouer Lifetime Crisis, dont on a déjà parlé.

Koiwa_rue_jupette

Le Bushbash est une salle de concert-café, où ils passent du trip-hop ou de la tech d’ambiance alors qu’on est presque en 2011, où tu peux aussi manger plein de trucs bons pour la santé et où les boissons ne sont pas chères. Mais franchement, quand je vais voir 5 groupes de hardcore, je n’ai pas envie de manger un curry végan avec des brocolis et des frites au ketchup bio. Cela dit, ça avait l’air bien.

Koiwa_premier groupe

Le premier groupe était Hemp Coaching Juicer (je pense). Pas mal, sans plus. Ennuyeux, donc. Je sors fumer une clope biodynamique et le temps de recracher la fumée ionisée, je retourne dans la salle sans me demander pourquoi il y a un gros trou dans le pit. Le chanteur arrive en courant et me saute dessus façon « double coup de genou dans Ong Bak » et je comprends. Ça va que je fais 2 fois son poids, sinon il m’incrustait dans dans le mur du fond comme un bas-relief étrusque.

Koiwa_bande_coeur2Koiwa_bande_batteurKoiwa_bande_GuitarristeKoiwa_LS_Chanteur flouKoiwa_bande_guitar heroKoiwa_crieur décolloréKoiwa_bande_plafondKoiwa_bande_chanteurGuitarriste

Notez que j’aime bien les Étrusques. Un peuple sodomite ne peut pas être foncièrement antipathique.

Ce sera sans doute le seul contact physique que j’aurais pendant tout le concert. L’ambiance, le japonitude et les verres en vrai verre annihilaient toutes velléités de circle-pit.

Koiwa_deuxième groupe

Basse, chant, batterie ET boite à rythme / samplers / machines, drôle de configuration. En effet, ils ne savent pas trop bien quoi en faire. Les morceaux ont pas mal de breaks, mais c’est trop linéaire quand même, malgré un rythmique disco récurrente. 2AD, qu’ils s’appelaient.

Koiwa_LS_Ozzy's back

Lifetime Struggle joue 3ème. Sakana a dû se taper 4 heures de bus depuis son village de chevrier francophile, tout ça pour jouer 15 minutes à tout casser. Pas le meilleur set, mais ça reste très constant, qualitativement, malgré les poses sans gigs ni répets pour le groupe.

Koiwa_No Great Man2

Not Great Man, c’est vraiment assez klasse. Klasse, avec un K, à l’allemande, comme leur son. Pensez Kurt, Yage, Robocop Kraus, et un chanteur à lunettes, voilà. C’est bien. Par contre, le 6 titres à 1500yens, dans une pochette en carton, sans que l’on sache si c’est un gravé ou non, j’ai laissé tomber. Dommage.

Koiwa_No Great Man1Koiwa_Chakkamen_mosh

Du coup, j’ai ramené le 6 titres des Chakkamen, dernier groupe et probable tête d’affiche (ça existe dans ce genre de concerts ?). Découvrant et n’étant pas victime du C’était-Mieux-Avant-isme pour le coup, je trouve ça bien torché, aussi efficace dans le screamo moderne et haché que dans le visuel (putain, paye ton short et t-shirt col en V monté sur une asperge anorexique !). C’est rapide, énervé, poli mais pas assez pour qu’on sente la javel artistique.

Koiwa_groupe bruillant

Ah, avant Chakkamen, il y a eu Himo, du très TRÈS chaotique (morceaux de 20 secondes, pas de refrain, pas d’intro, un accord, vingt accords, que des refrains, structure sinusoïdale, etc.). Sakana adore, moi pas : le bordel, c’est bien, c’est punk, mais musicalement, ça va 5 minutes. Où est le plaisir ? Si je veux réfléchir et me faire botter le cul en même temps, je lis un bon livre, au moins je vibrerai.

Le reste, c’est quoi ? Rentrer en train, dormir, se lever, partir à Shinjuku faire du chopinnge, se faire offrir un nouveau larfeuille de chez RO, boire un café chez Zegaffredo, du Boddicker du pauvre, quoi.

Koiwa_Flou buvantKoiwa_Ruelles

Les prochains concerts, ce sera ENVY à Ebisu puis à Koiwa (encore), respectivement les 3 et 12 décembre. Il devrait y avoir l’immense Moi-Même, plus l’Asperge à Poil Roux et, on le chuchote, Malot. Sakana, je ne pense pas, mais on vous tiendra informé. Un rassemblement de la fine fleur d’anus de coreux francophones qui sente de sous l’aisselle, je suis sûr que ça vous passionnera.