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Recommencer à bloguer après des mois n’est pas évident, puisqu’on traîne inévitablement des tonnes de sujets plus ou moins passés d’actualité, intéressant pour soi-seul (c’est pas français, mais t’as compris, t’as vu ?! A quoi bon enseigner correctement, hein?), voire juste des photos dont on a oublié la finalité.

En même temps…

Soyons humains et remettons tout ça au lendemain. Là, j’ai le ventre bien plein, après avoir déjeuné chez Cuisine[s] Michel Troisgros. Je me doute que vous vous foutez assez particulièrement, mais je suis content de mes photos de bouffe (comme tout le monde) prises avec l’iPhone (comme tout le monde), avec cette appli qui donne les même rendus vintage que tout le monde.

Re-bienvenue à moi-même dans le monde de la blogosphère japonaise/japophile, où tout le monde fait la même chose avec la même complaisance, au point que tout le monde perd la motivation après quelques mois, voire années pour les plus coriaces. Moi le premier.

Désagréable 1er (un ami bien pénible qui se reconnaîtra) supposait que l’incroyable vacuité des productions amateurs (il faut avoir des couilles de tanuki ou être complètement con pour reprocher aux blogs d’être amateurs, faites votre choix) tient au fait que personne n’approfondit rien, ne se documente sur rien ou ne se pose des questions sur le pourquoi du comment (ce qui se comprendrait vaguement, puisque nous savons déjà que la réponse est 42).

Vous vous poserez vous-même la question et répondrez en argumentant et fournissant 2 exemples détaillés, aucun document n’est autorisé, vous avez jusqu’à 16:04.

Moi, je m’en fiche un peu : personne ne vous a obligé à lire des âneries depuis la 5e (Mme Roussel, je conteste encore dans mon cœur la légitimité de ces 2 heures de colle, que je reçus après vous avoir fait remarquer que le livre sur 2 jeunes se droguant et faisant rien qu’être malheureux et chômeurs au lieu de distribuer des tracts pour l’UMP était de la merde en barre).

Vous trouverez bien plus intéressant et instructif à lire en librairie. Pourquoi ne pas acheter un Arto Paasilinna ? L’humour du finlandais décape, soigne la déprime et guérit les écrouelles. Ça vaut le coup d’essayer. Ou autre chose.

On pourrait aussi penser que le blogueur nippo-résident peut bien écrire ce qu’il veut sans analyser quoi que ce soit, c’est sa vie, et si sa vie se résume à un reportage TF1 sur l’insignifiance quotidienne des djeunes partis tenter l’aventure d’une vie au bout du monde irradié, au pays des suicides collectifs pour retards de jeux vidéos et autres légendes urbaines, c’est leur choix ? On est tous passé par une phase d’enfonçage de portes ouvertes sur le sujet Japon, je pense.

Alors, je revendique mon droit à écrire n’importe quoi et publier des photos qui n’interessent personne.
Parce que c’est MON plaisir.
Parce que j’estime ne pas le faire trop mal.
Parce que j’estime que ça mérite d’être amélioré.
Parce qu’au moins, je fais quelque chose dont j’ai besoin : écrire pour le plaisir.
Parce que grâce à ce blog, j’ai rencontré des gens très bien, devenus des amis pour certains.
Parce que grâce à cette écriture et ces amis, j’ai trouvé du travail qu’il est encore plus mieux qu’avant.
Parce que j’ai encore mangé dans ce restaurant, et que c’est un plaisir.

Merci à tous, amis, lecteurs passifs, détracteurs hargneux, merdichons insignifiants.
Ce blog redémarre aujourd’hui.