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Avec un sac plein de pierre. En rangers. Comme des gros cons.

 Bon, j’ai voulu faire un essai, mais ça a raté : cet article devait être entièrement écrit, édité et mis en ligne sous Lubuntu, une variante très light d’Ubuntu, qui comme chacun de vous fait semblant de le savoir parce que les mecs sans vie sociale sont à la mode, est une distribution linux. Hélas, Picasa n’est pas disponible pour ce système d’exploitation. Donc moitié Lubuntu, moitié Win7, qui me les brise cordialement ces derniers temps. Et un essai : upload par Instagram.  

Preuve que ce blog redémarre vraiment doucement, parlons de promenade.

Comme j’en chie un peu physiquement depuis l’an dernier avec la hernie discale et ses conséquences (lombago, sciatique, priapisme, etc.), je suis devenu passablement gras et mou. Je me suis même refait une moustache hier, c’est dire.

Que faire dans cette situation, dans laquelle l’escalade devient impossible et où je désespère de redonner ce sublime, mais simple coup de reins langoureux qui faisait de moi l’étalon d’Akasaka jadis, où toutes les mamas de snacks* sentaient comme un papillon soyeux se poser sur leur ovaire gauche (le cancer ayant emporté le droit) au son de ma voix, où les vieux du billard du coin racontaient aux salarymen bleu-bite la légende d’Hanche d’Or, le gaijin qui arriva de nulle part donner un grand coup de queue dans le tas et casser le jeu, sans pitié pour les boules qui volaient, beau comme Kuristofu Ramberu MAIS avec des expressions faciales, couillu comme le dernier des derniers, puisqu’après tout, la légende le disait, qu’il viendrait, et que les têtes tomberaient les unes après les autres sur ses genoux musclés, qu’il les prendraient à plusieurs s’il le fallait, mais qu’à la fin, il ne pouvait en rester qu’un, un seul gaijin pour les féconder toutes !

Grosso merdo.

*Snack:  pas un croque-monsieur, au Japon, mais plutôt un rade à vieux-beaux tenu par une ancienne Kyabajo fachée avec son mac, que l’alcool a bouffi. On y reviendra.

Bref, je m’empâte.

Reste la marche, et le yoga. Par aversion envers l’Inde et tout ce qui touche de près ou de loin à ce pays de gens pas propres, drogués, végétariens, adeptes de bains collectifs, de la craie sur la gueule et qui dansent mieux que moi dans les films, j’ai opté pour la marche.

Le fait d’être voisin avec l’illustre roi roux de la moniquarchie d’Ultrakagland (ça sonne mal, va savoir pourquoi…), autre grand marcheur devant l’éternel*, ça aide à partir vers n’importe où pour découvrir n’importe quoi.

*Dans le cas présent, attention, minute Cthulhurelle :

Marduk, appelé aussi Bel-Ami Marduk (il adorait Maupassant)ou Baal-Marduk (à cause d’une sombre histoire de trou et de 14 juillet), est le plus grand dieu mésopotamien, soit environ 1 m 98, ce qui est pas mal pour cette race de nains.

Il siégeait à Babylone, yes, I&I, code postal 22 038, dans son sanctuaire l’Esagil « le temple aux pines à clef surélevées », également centre d’entrainement pour la NERV, auquel était adjoint la ziggourat Etorki, passée à la postérité comme la Tour de Babibel. […] Il acquiert toute son importance sous le règne de Nabuchodonosor Ier, souverain de Babylone de 1125 environ à 1104 av. J.-C., mais c’est un peu un détail. Finalement, il se lancera dans le black métal suédois, sortant entre autres le désormais célèbre et politiquement potache «Panzer Division Marduk» en 1999.

Source : Wikipouilleux : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mardouk

Akage, c’est un peu la 7e compagnie au clair de lune tout seul, vu qu’il explore presque chaque recoin de terrain pour en sortir une tirade qui finit par «…dans sa grosse vulve !» ou une chanson du même acabit (48), mais c’est un joyeux compagnon de route et un bon camarade. On s’aime, et les gens pensent que je porte déjà son enfant, c’est dire.

Histoire de faire dans le joyeux et le décomplexé, j’ai donc choisi comme destination le gros cimetière de Midorigaoka-reien, qui avait l’air bien chouette sur gougoule map.

C’est 1,5km pour y aller. C’est marrant comme dans ma tête, ce n’est rien*, 1,5km. Sans doute à cause des randonnées de 15km avec Bernard étant gosse. Ou le fait de se taper 2,9km tous les soirs pour rentrer du village, où le minibus scolaire de Martine s’arrêtait.

Évidemment, une fois sur place, tu rajoutes un bon kilomètre, et vu que tu sors par le sud, tu te tapes plus de 2 kilomètres pour rentrer, mais au final, ça fait moins de 10, ce qui est en gros ce que n’importe quel coureur à la noix fait en 1h10 de jogging.

*le temps pâââsse, tu le sais, ce n’est rien.

Et c’est là que tu remarques que tu es devenu un peu mou. Et que pour une Japonaise, ça fait une belle trotte. Surtout après un ramen (Oniuma, près de la route 246, pas mal) et des gyozas par dessus. Bref, on admire les fleurs et y va doucement.

Sur le chemin pour y aller, tu as toutes les fleurs possibles et imaginables dans les jardins de poches qui débordent sur la voie publique, et c’est la saison bénite, alors c’est un festival de couleurs et d’odeurs. Vous avez vu comment je suis trop lyrique sa mère, quand je veux ? Attendez, dans 6 mois, je vous sors un livre de poèmes et de photos sur MON JAPON, ça va être trop original. Ouais gros !

Bon;

Autant je trouve absolument ridicule le statut donné aux animaux de compagnie, autant j’admire le soin avec lequel les Japonais entretiennent (ou font entretenir) leurs jardins, quel qu’il soit.

Le cimetière n’est pas très fleuri en soi, mais il est IMMENSE, et à nos yeux de bougnoules blancs, il reste toujours quelque chose de très exotique à voir l’agencement des morts des autres cultures.

Ça ne doit pas être exactement donné non plus, vu que le temple est refait à neuf et sent bon le cèdre frais. La surface incroyable de terrain non bâti que ça représente laisse penser qu’il faut qu’autre chose compense la pression immobilière. Remarque, vu que le Japon est à la limite de la décroissance, c’est peut-être un bon investissement que d’acheter du cimetière.

C’est paisible, bien situé, tellement qu’on se verrait bien y faire un pique-nique. Akage objecte que ça ne se fait pas, mais les Japonais lui slappent sa bouche de cul béni brailleur de hardcore chrétien sous la douche en venant ostensiblement passer l’aspirateur et laver leur bagnole à l’eau gratuite du cimetière.

On photographie encore quelques insectes et on se casse dans le bois avoisinant, le Higashi-Takane-Shinrin-koen, composé d’un très joli, parcours de passerelles, escaliers et plateformes en bois, surplombants de mares, des plantations, des canaux plein d’écrevisses devant lesquelles je bave en pensant aux farfalles et à la crème au cognac GUY PINARD que j’y ajouterais, tandis que les gamins jouent avec la bouffe comme d’habitude, attrapant les crustacés pour leur faire faire des combats dans la grande tradition et des gosses et de la connerie nationale.

(voir aussi : version coco+japon, pour les fans)