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Des phallus partout.

Jour un :

Pas d’eau chaude à la douche. Grosse sensation de « on est au 9e étage, le chauffe-eau est à la cave ». Un peu à l’image de l’hôtel, le Golden Tulip, à Sukhumvit prétentions internationales, galères locales. Comme une envie de reboot.

Ben justement...

Pas qu’il fasse froid, hein ? C’est l’hiver, mais il fera 29°C l’après-midi. C’est plutôt que c’est pénible de se laver les poils (80% de la surface de mon corps, je vends du rêve) à l’eau froide, surtout qu’après ces heures de vol, tu sens un peu renard sauvage de contrebande.

Swag au pieds de la plus grosse vaisselle du monde : Louis, Gucci, Crocs.

On file à Wat Arun, une construction de grande taille, mi-gode en déchets de porcelaine collés pour un Galactus en mode SM, mi-temple parmi des milliards d’autres. Parce que sachez-le, en Thaïlande, on prend 2 choses au sérieux : les temples et le roi. Le reste, c’est du volatile.

Le bon goûtLe disque au bol

Le spit le moins safe du mondeC'est raide

Les marches de Wat Arun sont bien raides, et les vieux flippent pour leurs cols du fémur. Arrivé en haut, un groupe portant bobs et gilets de pêche s’interroge : « mais comment qu’on va descendre ? » en gros japonais du Kansai. Je réponds à l’une des vieilles increvables qu’il y a un escalier réservé à la seule descente de l’autre côté.

« Ah, mais…merci, mais…Ouh lala , hein, j’ai été surprise, vous m’avez parlé en japonais, et pourtant, vous êtes bl…vous êtes…enfin… Ola, Shintaro-kun, ce monsieur dit qu’on peut descendre là-bas ! »

Classique. J’ai ri comme un bon nègre Banania.

Une assiette

Une noix de coco (vous noterez la transition avec la remarque précédente), un magnum (putain, enfin une vrai glace) et un excellent café, ça repart. Oui, le Thaï sait faire un bon café (comme ta mère savait fort bien tailler des pipes pour une livre de café pendant l’occupation, t’as cru qu’elle aimait la choucroute de naissance ou quoi, pauvre con ?), et il y a même des magnums, pour nous les colons. La question est plutôt de savoir pourquoi il n’y en a pas au Japon.

La vue de Wat ArunWat Arun Thasiev

Réponse de ma compagne : « ça mettrait les fabricants japonais en difficulté, parce que c’est meilleur ». Euh oui ma chérie : c’est exactement la base du libéralisme moderne. Tu laisses les produits entrer en concurrence, les faibles perdent ou s’adaptent, tu copies les autres ou fait mieux. Pas que je sois forcément pour, mais ça ferait du bien au Japon, qui fait évoluer ses produits pour un seul marché national blindé, mais sclérosé et vieillissant. Bref. Un café et on traverse la rivière, pour retrouver la famille à Wat Po, juste en face. Autant de temples que de merdes de chiens sur les trottoirs de Paris, on vous a dit.

C'est presque sataniqueDes plots. Comme c'est original.Pas de classe le samediLes devoirs oubliés

La spécialité locale, à part les jeunes gens à enculer sur place ou à emporter à l’hôtel (notre voisin se privera peu, d’après ce que mes oreilles collées au papier peint auront détecté), c’est le massage. Les deux sont souvent liés, pour le meilleur et pour le pire…les unes plissant du nez devant les putes qui ternissent leur travail, et les autres leur rient au nez avec leurs jupes aussi larges que mon obi. Et c’était l’hiver, alors autant dire que ça doit être leur passe-montagne local. L’été doit être humide.

Ta grosse chatte qui se languit !

Un des trucs qui caractérise le Nippon en vacances, c’est qu’il ne va que dans les trucs qui sont sélectionnés pour lui dans les livres édités au Japon. Je dis « livre » pour la forme, mais dans le contenu, il s’agit d’un simple catalogue de restaurants à touristes, de magasins de trucs ayant des antennes à Tokyo (un Japonais ne te rapporte JAMAIS un produit inconnu : il n’achète que des trucs que tu connais déjà vaguement) et de quelques monuments, pour les murs Facebook.

Boutique de mangue de guide japonais

Comme tous les guides sélectionnent / se font graisser la pâte par les mêmes endroits, tu y trouves des Japonais au point que dans le salon de massage où nous allâmes, Ryoko nous accueillit, nous présenta un menu en japinois, et les souvenirs (des tampons de massage aux herbes) avaient du japonais imprimé au verso. Avantage : c’était classe et sans mauvaise surprise. Inconvénient : ils n’avaient pas de genmaicha, ces sales nègres jaunes.

Et pas de plan « allons donc dans l’arrière-boutique que je vous montre des échantillons ».

Le sens du détail

Sexuellement, le voyage aura été éprouvant pour un satyre comme moi.

5 jours à détourner le regard des putes…c’était tendu du slip. Eussent-elles été vilaines à souhait, que ça m’aurait facilité les choses. Eurent-elles parlé, que la classe fabuleuse de la langue thaïlandaise, semblable à un élégant vomissement par le nez, que ça m’aurait déchargé de cette tension qui me raidissait. Même en évitant contre mon gré les quartiers à ladyboy et autres réjouissances que les consanguins de la manif pour tous réprouvent surement jusqu’à se documenter dessus sur xhamsterx vers 2h du matin, même en faisant en sorte de lâcher du lest à l’hôtel jusqu’à ce que douche bouchée s’en suive (j’aurais préféré bouche douchée, bien évidement), même en pensant à un pigeon en train de mourir alors que la masseuse remontait le long de ma jambe, entrainant d’autres remontées plus embarrassantes, malgré tout ça, au final, c’était fatiguant. Et mine de rien, cette frustration aura un effet sur le grand final.

Le Sous-Commandant Marcosithumsivong

Le Sous-Commandant Marcosithumsivong

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