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Goron

La flemme.

Sans être particulièrement flemmard, taper un article sans poser les avant-bras s’avère être assez fatigant. Comment en suis-je arrivé là ? Je laisse les crampes de pougnette à d’autres branlots : moi, c’est le jardinage.

Traces

Force est de constiper constater qu’à force* de taquiner la touffe, on s’y brûle parfois.

(*oui, j’étais stagiaire à TF1, je sais faire des phrases irritantes, aussi)

Ne nous méprenons pas : si la pilosité oursinesque de l’entrejambe des Japonaises pouvait inspirer un « qui s’y frotte s’y pique » cavecanemique, ce ne serait pas justifié ; la Japonaise a généralement le poil doux et soyeux comme le nounours cajoline, kyaaaaa, kawaiiii, putain ta gueule.

Après, sachez de ces tas de sarments qu’ils brûlent rarement : si Moïse avait reçu les tables de la loi derrière le buisson-ardent de Naoko, ça se saurait. C’est boisé parce qu’il faut garder la chaleur, pas autre chose. Rien de pire qu’un rhume de chatte, dit-on à la télévision. La réputation de fantasmée chaudasse du soleil levant, vous pouvez vous les garder, comme les paraboles en bois de journalistes au petit pied, samouraïs des temps modernes dans un pays entre traditions et modernité admirant les feuilles rouges de l’automne avec humilité. Enculés, va ! Mourez donc, rédacteurs sans verbe !

La touffe brûlante que je touchais, pour revenir au sujet, c’était ça :

Panais

Une plante que j’avais plantée il y a 6 mois. Des panais.

« Le panais (Pastinaca sativa L. subsp. sativa) est une plante herbacée bisannuelle à racine charnue, appartenant à la famille des Apiacées, qui fut autrefois très cultivée comme légume et comme plante fourragère. C’est une culture quelque peu délaissée de nos jours, sauf en Grande-Bretagne où ils ne mangent que pour survivre de toute façon, dans les pays nordiques quand ils ne mangent pas des boulettes de viande à Ikea et en Afrique du Nord.

Le panais, d’une couleur blanc ivoire comme les dents de Michel Leeb, a une forme proche de celle de la carotte, et un goût légèrement sucré. »

Voilà d’après Wikipédia.

6 mois, c’est long. Il faut dire que ça faisait vraiment longtemps que je n’étais pas allé à Shizuoka, et que donc, ma partie du jardin était complètement à l’abandon. La dernière fois que quelqu’un avait arraché un panais, il était ridiculement petit, et j’avais pensé qu’il fallait les laisser plus longtemps.

petit panais

Le résultat est moche : c’est tordu, très dur, filandreux. Le goût est bon, pas de soucis, mais le centre est immangeable, comme du bois. Finalement, il ne reste pas grand-chose à manger dessus.

gros panais

J’en ai fait une jolie purée panais-courge butternut après maints passages au chinois, servie avec une blanquette de volaille aux trompettes de la mort. C’était très bien, mais un peu pénible à réaliser (et « un peu pénible » pour moi, c’est probablement « putain de ta race maudite j’abandonne » pour vous).

Samedi, j’arrache quelques plants. Les fanes sont superbes : je les trie, espérant en faire quelque chose plus tard. Pas possible de les manger crues : le goût est trop fort, sauvage, comme un concentré de céleri et de livèche. Le corps refuse, c’est comme un réflexe de défense… j’en ferai une soupe, en hachant tiges et feuilles fraîches, mises à la cocotte-minute avec du porc plein d’os et un peu de bouillon, comme un frugal cocido sur le chemin de compostelle : c’est bon.

AraignéeChacun sa bouffe.

En attendant, ce samedi, j’arrache, je trie. Il fait beau, le typhon arrive demain. je suis en t-shirt.

« (le panais sauvage) provoque des dermites de contact, qui peuvent être sévères et provoquer chez les sujets sensibles des brûlures du 2e degré. La sève du panais (…) contient des substances, les furanocoumarines, qui ont la propriété de provoquer des réactions cutanées, aggravées sous l’action des rayons solaires par photosensibilisation. (…)

Le risque de brûlure existe aussi avec les variétés cultivées de panais, en particulier en production de semences (…) Le risque est d’autant plus important qu’on ne sent rien et que les brûlures n’apparaissent que plusieurs heures après le contact avec les plantes. Ces brûlures sont longues à cicatriser. »

BruluresBrulure 2

Je confirme : on ne sent rien. Puis des rougeurs apparaissent. Puis des cloques. Qui se percent. Suitent. La douleur. Ouille.

Riz

Ne riz pas jaune, enculay.

J’en suis là : ce n’est pas grand-chose, mais ça continue à cuire. Je n’ai décidément pas trop de chance avec les brûlures idiotes : après m’être brûlé au 3e degré avec une bouillotte collé à mon mollet toute la nuit (en 2010), c’est sans doute le retour du tulle dans la maison. Tulle qui n’est pas donné autrement que sur ordonnance, au Japon. C’est pratique, tiens…